De l’abstention à l’anarchie – Tract des libertaires de Besançon

Je n’ai pas eu l’occasion de publier ce tract qui a été réalisé collectivement pour le 1er Mai. Mais avec les législatives qui approchent, il est toujours d’actualité. Il est signé par l’ensemble du milieu libertaire (CNT 25, Groupe anarchiste solidaire, Groupe Proudhon, des autonomes), je le reproduit ici. Puisse t’il vous donner du grain à moudre…

De l’abstention à l’anarchie

S’abstenir, oui mais pourquoi ?

 Face au manque de confiance de plus en plus évident, envers le système politique en place, de plus en plus de gens, conscient.e.s chacun.e à leur façon, s’abstiennent d’aller voter. Même si le discours républicain, omniprésent, décrit les « abstentionnistes » comme des feignant.e.s ou des irresponsables désintéressé.e.s, nous savons que beaucoup de celles et ceux qui refusent d’élire ont une réelle conscience politique. Que ce soit par écœurement de la « politique politicienne » (promesses, mensonges, opportunisme carriériste, affaires judiciaires et autres frais de bouche indécents) et/ou par une forme de lucidité motivée par un idéal politique, comme l’anarchie, les raisons de ne pas se soumettre au jeu électoral sont multiples. En tant qu’anarchistes, nous n’oublions pas que l’abstention, loin d’apporter une solution immédiate, reste néanmoins une façon de ne pas donner son accord, son adhésion à cette forme d’organisation politique qu’est la démocratie dite « représentative ». En effet, moins le taux de participation au scrutin est élevé, moins les candidat.e.s, quel que soit leur score, se trouveront légitimes dans leur tentative de prendre le pouvoir.

Donc on ne vote pas, mais après ?

 L’abstention est loin d’être une fin en soi, c’est un moyen d’expression contestataire, mais pas un moyen concret d’avancer. Si nous, anarchistes, refusons pour la plupart de voter, c’est parce que, à l’opposé de la démarche électorale, nous préférons lutter par nous-mêmes, de façon concrète et active. Le temps et l’énergie que nous investissons quotidiennement dans des mobilisations contestataires et / ou solidaires, représentent à nos yeux la meilleure résistance possible contre le capitalisme, tout en démontrant dès aujourd’hui qu’une organisation autogestionnaire est possible, en plus d’être souhaitable. Pour nous, cet engagement est bien plus efficace et prometteur pour l’avenir, que ne peut l’être l’élection d’un.e chef, aussi bien d’un point de vue politique que pour des avancées concrètes dans nos vies personnelles. Nous pensons que la libération des individu.e.s et l’égalité sociale ne s’obtiendront que par les luttes solidaires des classes dominées. Les congés payés, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le salaire minimum, les systèmes de solidarité comme le financement des retraites, sont quelques exemples de droits acquis suite à de nombreuses luttes. L’État-providence n’est pas un cadeau que nous auraient fait les dirigeant.e.s, par altruisme ou philanthropie. Il n’existe que parce qu’il a aidé à contenir les révoltes.

 Alors on fait la révolution, mais après ?

 Nous ne prétendons pas avoir de solutions toutes faites et toutes prêtes, qu’on diffuserait comme une vérité dogmatique. D’ailleurs, une telle attitude s’apparenterait bien plus à l’approche des partis politiques, voire à celle de la « mouvance » conspirationniste. Nous pensons que l’expérimentation est un principe nécessaire à une progression politique et sociale, sur des bases autogestionnaires. Nous la développons déjà quotidiennement dans les organisations de nos groupes, syndicats, squats, et dans nos relations humaines en général.

Donc l’autogestion c’est quoi ?

 La forme d’organisation sociale et politique que nous promouvons repose sur le principe d’horizontalité (absence de hiérarchie), indispensable pour traiter toute personne de façon égalitaire, et nous préserver du pouvoir qui découle des statuts de « supérieur.e.s ». Un autre élément central est l’exigence d’une participation des individu.e.s dans le processus de prise de décisions, au sein d’assemblées générales (discussions collectives), afin de ne pas abandonner ce droit et ce devoir à d’autres.

Un des principes fondamentaux de l’autogestion est aussi que tout mandat soit impératif et révocable. C’est à dire que quand quelqu’un.e est élu.e, c’est pour une tâche bien précise qu’il ne peut pas outrepasser, et que la personne peut être démise de son mandat à n’importe quel moment, si on estime qu’elle ne fait plus ce qu’on lui a demandé.

C’est un des gros défauts dans l’organisation électorale que nous contestons : donner tout le pouvoir à une personne pendant cinq ans, sur la base d’un programme qui ne nous convient déjà pas au départ, et que rien ne l’oblige à mettre en application par la suite.

Selon nos principes de base, toutes les décisions sont prises en assemblées générales, assemblées auxquelles tout le monde a le droit de participer, et a exactement les mêmes droits et les mêmes pouvoirs que toutes les autres. Certes, on choisit quelques personnes au début de chaque assemblée pour former un bureau chargé d’organiser les discussions, mais justement, avec un mandat impératif et révocable. Nous considérons que c’est sur ces bases-là qu’on peut parler de démocratie.

OK, mais comment on s’organise dans l’espace ? Si il n’y a plus d’État, il n’y a plus de pays ?

 Par le fédéralisme, sans pour autant reproduire le système suisse ou américain. Par exemple, on pourrait très bien construire une société dans laquelle différents groupes se réuniraient en assemblées générales. Les principaux axes de regroupement seraient les lieux de production et les lieux de vie (quartiers, villages), mais on peut très bien en imaginer d’autres. Chaque personne concernée par sa propre situation (en tant que travailleur.euse, habitant.e ou n’importe quel autre critère d’appartenance posant un problème social) pourrait alors s’exprimer et prendre part aux décisions qui impacteront ensuite ses conditions de vie. Entendu de cette façon, le travail serait radicalement différent de ce qu’il est aujourd’hui pour la majorité des gens, c’est à dire un monde où règnent la pénibilité, la peur, l’égoïsme, le harcèlement sexuel, et le manque d’utilité et donc de reconnaissance sociale.

Nous sommes tout à fait conscient.e.s qu’une fois que le capitalisme sera détruit, il faudra quand même bien produire de quoi vivre. Mais l’avantage du modèle d’organisation que nous défendons, c’est que tout le monde pourra participer aux décisions d’investir, ou pas, nos forces de travail dans telle ou telle ressource ou telle ou telle cause jugée utile et prioritaire.

Ces assemblées locales pourront se concerter dans des assemblées régionales, avec ces fameux.ses mandaté.e.s impératif.ve.s et révocables, qui pourront à leur tour mandater et se concerter dans des assemblées elles mêmes à plus grande échelle, c’est à dire nationales, continentales, voire mondiales… sans que le pouvoir sur les décisions ne passe dans les mains de quelques-un.e.s.

Super principe, mais ça ne risque pas de prendre beaucoup de temps ?

 Si, en effet ce système demande nettement plus de temps. Mais si on veut tou.te.s avoir notre part de pouvoir pour réellement peser dans l’organisation collective et avoir notre légitime « part du gâteau », il faut

s’investir beaucoup plus que de mettre un papier dans une boite tous les cinq ans. Par exemple, si le pouvoir était réparti équitablement, on ne dépenserait pas toutes ces forces à construire des produits de luxe pour les riches. Qui, à l’heure actuelle, peut s’acheter une Porsche? Qui se déplace fréquemment en avion au point de vouloir construire un nouvel aéroport comme celui de Notre Dame des Landes?

La haute bourgeoisie ou les « très très riches », en possédant la plus grande partie du capital, orientent la production dans les secteurs qui les intéressent et qui génèrent le plus de profits, même si cela passe par des guerres ou un recul de nos conditions de vie.

Dans une société libertaire, l’obsolescence programmée, qui consiste à prévoir un dysfonctionnement inévitable afin de créer une panne et contraindre les gens à racheter de nouveaux biens de consommation, n’existerait tout simplement pas. Nous produirions utile et efficace pour que personne ne manque de rien de fondamental. En sélectionnant ainsi nos priorités sociales et économiques, on pourrait dégager suffisamment de temps pour nous consacrer à une vraie citoyenneté. Cet élan citoyen devrait nécessairement s’accompagner d’une refonte de l’école, laquelle laisserait une place importante pour une réelle instruction civique des enfants et des adolescent.e.s, orientée vers l’apprentissage de la réflexion politique et de l’organisation collective.

Voici quelques principes de base théorisés, et surtout utilisés concrètement, par les anarchistes depuis maintenant plus d’un siècle. Nous ne sommes pas contre tout, nous n’allons pas manifester ou organiser des  actions juste pour le plaisir de caillasser quelques flics (même si ça peut largement se comprendre) ; nous avons un projet concret derrière tout ça, trop souvent occulté par les partis politiques, les médias et aussi par les groupes non libertaires avec qui nous sommes alliés sur certaines causes. C’est pourquoi nous prenons aujourd’hui la peine d’expliquer quelques-uns de ces principes qui définissent l’anarchie, trop souvent ignorés des gens lorsqu’on leur parle de ce mouvement politique.

Et si je veux essayer tout ça, ou si je veux en savoir plus, je fais comment ?

Différents groupes anarchistes publient et vendent des journaux, des livres, mettent des documents et des ressources à disposition, organisent des rencontres, des projections, des discussions ou simplement des permanences. Si tu es intéressé.e, tu peux t’adresser à la librairie L’ Autodidacte, située place Marulaz à Besançon, lors de ses permanences.

Vive la révolution, vive l’autogestion, vive l’anarchie !!!

Poligny : appel à une journée d’action contre Center Parcs – samedi 17 juin

Si la multinationale Pierre & Vacances ne s’est toujours pas prononcée définitivement sur l’implantation de son infrastructure, l’Etat, la Région, le Département coordonnent la mise en œuvre du projet de Center Parcs et lui déroulent le tapis rouge. Depuis des mois, tout se passe en coulisses et il est temps de réaffirmer notre opposition à ce projet destructeur.

Rappelons qu’il s’agit pour Pierre et Vacances de raser une partie des 100 hectares de forêt publique qu’il veut s’approprier pour y bétonner des parkings et y construire l’équivalent d’une ville de 2000 habitants composée de bungalows et bâtiments que le capitalisme industriel a pensé pour nous, que l’on soit salariés en vacances, travailleurs et travailleuses précaires à son service ou habitant-e-s des zones convoitées. Alors privatisée, cette forêt serait réduite à une bulle géante avec piscine chauffée à 29°C toute l’année et espèces végétales tropicales. Le tout financé avec l’argent public que les élus et les collectivités territoriales sont en l’occurrence prêts à accorder à cette multinationale dont les dividendes reposent sur l’exploitation des hommes, des femmes  et de la Nature : conditions de travail déplorables, temps partiel subi, horaires flexibles, salaires de misère, privatisation et destruction de la forêt … Bref, que ce soit d’un point de vue écologique, social ou démocratique, ce projet est une aberration complète, et il nous empêcherait tout simplement d’accéder et de déambuler dans la forêt jurassienne.

À Roybon en Isère où un projet de Center Parcs est actuellement stoppé par une ZAD et des recours en justice. Au Rousset en Saône-et-Loire, où la menace plane comme à Poligny dans le Jura, les rêves des bétonneurs sont nos cauchemars. Nous ne voulons, ni ici, ni ailleurs, la mise en concurrence des territoires et des êtres humains.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à confier aux promoteurs de la misère, aux managers de territoires et à leurs bulldozers le soin d’aménager et « gérer » nos forêts, notre travail, nos vies,à manifester le samedi 17 juin prochain à 10 h place des Déportés à Poligny.

Envisagée dans un esprit festif et populaire, la manifestation doit permettre à chacun et chacune d’exprimer son opposition à la Bulle Center Parcs, et pourquoi pas de façon poétique et imagée.

Le repas de midi sera tiré du sac.

L’après-midi se poursuivra au cœur de la forêt de Tartaroz par des activités et animations pour petits et grands (balades à pied, en âne, jeux, photos …) et des stands…

-> Deux tables rondes se tiendront entre 16h et 18h : Center Parcs: « Travaille, consomme, tais-toi et nage ! » // « La nature époustouflante selon Pierre et Vacances »

-> La journée se terminera par un repas à prix libre puis en musique avec plusieurs groupes dont « René Binamé« 

N’hésitez pas à nous aider à diffuser cette information autour de vous ! Soyons nombreuses et nombreux pour faire face à la voracité de Pierre & Vacances !

Source : interne

Besançon : l’appel du 7 juin… Procès d’un résistant, parmi d’autres

 Je suis convoqué devant le tribunal correctionnel le 7 juin à 13h30 (TGI de Besançon – rue Mégevand) pour avoir, par des écrits, exprimé mon ressenti quant à l’expulsion de la famille Feraj cet automne. Dans mon billet, j’avais employé des termes qui me sont reprochés. Voici la déclaration que je compte faire devant la Cour.

Introduction

 Je voudrais tout d’abord vous assurer de ma sidération d’être convoqué ce jour devant le Tribunal. En effet, les faits qui me sont reprochés ne sont à mon sens, non délictueux. Il est vrai que je suis le rédacteur du journal en ligne  » Le Libertaire Bisontin  » où s’exprime des idées affirmées. Toutefois, pour des raisons que j’expliciterai ci-après, ce média n’est pas porteur de diffamations ni d’invectives, il s’agit d’exprimer des opinions, certes radicales, mais en phase avec une actualité qui paraît pour le moins étonnante. Mon plaidoyer va donc s’appuyer sur des faits, des témoignages et d’autres éléments de réflexion. Je demande à la Cour de porter attention aux arguments qui sont les miens.

 Suite à l’expulsion particulièrement honteuse de la famille Feraj l’automne dernier, je me suis senti le droit sinon le devoir de faire part au grand jour de ma consternation et de ma désapprobation. Alors que j’observais une grève de la faim depuis quatre jours en place publique, fatigué, stressé, sollicité en permanence, notamment par le milieu associatif local et international. J’ai fait alors apparaître une légitime colère.  Dans un billet un peu virulent je dénonçais les méthodes du secrétaire du préfet, mr Setbon, ce qui me vaut le désagrément d’être ici convoqué.

 Je tiens à rappeler que les pratiques sociétales de l’Albanie sont bien différentes du cadre légal de la France. Là-bas il existe une loi tacite  » la loi  du Kanun  » issue du droit coutumier médiéval, pas si éloignée de la vendetta corse ; ces rites permettent à un membre d’une famille qui se dit lésée la suppression physique des individus dotés d’un appareil reproducteur masculin de la famille adverse, enfants comme adultes ! Mettant ainsi en cause la survivance de toute une lignée.

 Quant à la référence à  » Iznogoud « , elle est tirée d’une bande-dessinée bien connue, non censurée et accessible à toutes/tous, y compris le public mineur qui trouve là sujet à rire et non à avilir.

 Certes, des mots tels que :  » pourriture  »  » portefaix  » peuvent paraître méprisants, ainsi que  » petit être répugnant « , mais l’état de fatigue et d’exaspération lié à mon engagement physique (grève de la faim) et moral ont fait de moi un porte-parole quelque peu turbulent.

 Pour d’autres termes incriminés tels que  » menteur professionnel « , les réseaux associatifs de soutien aux demandeurs d’asiles ont été avisés du retour du père et des enfants Feraj tandis que la mère était à l’hôpital J. Minjoz et que mr Setbon avait assuré qu’ils ne seraient pas expulsés vers le Kosovo avant la fin de cette situation, alors que les billets étaient prêts ! Imaginez donc la colère des militant-e-s et de moi-même lorsqu’ils ont pris conscience de s’être fait aussi perfidement abusés.

 Comment un représentant de L’État de droit pourrait ainsi berner ses propres administrés ?

 Quant au terme  » pervers narcissique  » , il est tout droit issu du vocabulaire de la psychanalyse, il ne semble pas que le Dr Freud, enseigné dans les lycées et les facultés, ait été poursuivi en justice dans ce pays.

 Par ailleurs, la  » convocation en Justice  » (cf: art. 390-1 du code de procédure pénale) qui fait que je me trouve devant vous aujourd’hui fait mention d’une citation totalement étrangère au journal en ligne  » Le Libertaire Bisontin  » ; en effet,  » empêcher les pourris comme lui de dormir  » n’a jamais paru sur ce site, ainsi qu’a pu le constater l’officier de Police Judiciaire, ces propos sont tirés du blog  » Infos Libertaire  » qui les a repris du journal local «  Séditions  » dont je ne suis pas l’auteur.

 Conclusion

 Ce que j’ai prononcé n’est autre que de l’auto-défense. On me convoque en effet pour avoir exprimé des pensées que je ne suis pas le seul à partager, loin de là ! Je rappellerai seulement un illustre Bisontin en son temps :  » celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison « . Or voici que ce sont à des enfants qu’on a entravé les chemins de la Liberté. Pour eux je suis engagé, avec eux je suis engagé.

 Voilà, c’est ce que je dirai lors de mon procès, mercredi 7 juin à 13h30. Je vous invite à venir assister à l’audience pour me soutenir. N’hésitez pas à reproduire ce texte, à le diffuser autour de vous.

Solidarités avec les solidaires !

LA LUTTE CONTINUE !

1er mai libertaire

Retrouvons nous lundi 1er mai pour la traditionnelle manifestation et le repas (place Marulaz). Pour rappel, nous ne fêtons pas le travail au contraire nous voulons l’abolir ; cette manifestation est avant tout à la mémoire de nos camarades anarchistes : Albert Parsons, August Spies, Michael Schwab, George Engel, Adolph Fischer, Samuel Fielden et Louis Lingg, emprisonnés à vie ou exécutés sans aucune preuve tangible par la police de Chicago à la suite de la manifestation du 1er mai 1886. (voir article plus détaillé sur les origines du 1er mai libertaire)

EN 2017 LA LUTTE CONTINUE ENCORE ET TOUJOURS !

Besançon : 20 ème festival des littératures policières, noires et sociales

Le 20ème festival des littératures policières, noires et sociales de Besançon aura lieu du 15 au 16 avril à la salle Proudhon – Kursaal. Voici le programme :

13 et 14 avril :

Rencontre-atelier avec Tanxxx et Affiche Moilkan
Bar Les Passagers du Zinc – Rue de Vignier

Samedi 15 avril :

Salle Proudhon ouverture 14H00
Rencontres dédicaces
15H00 Rencontre avec Jérôme Leroy animée par Martial Cavatz
16H30 Rencontre avec Jean-Bernard Pouy animée par Guillaume Tissot
17H30 Rencontre avec Ian Manook animée par Corinne Naidet (Asso 813)

Dimanche 16 avril :

Place Granvelle à 9H30 Pétanque
Ouverture du festival à 13H30
15H00 Rencontre avec Marin Ledun animée par Corinne Naidet
16H00 Rencontre avec Romain Slocombe animée par Fabrice Riceputi