Vedette

Trêve estivale

gastonComme chaque année, je fais la trêve estivale. C’est à dire qu’aucun billet ne sortira avant le 1er septembre. Je me repose, je lis… Moi aussi j’ai le droit aux congés payés, même si je ne compte pas bouger de Besançon. Et le 15 septembre, on remet le couvert contre la loi travail, ce n’est pas fini ! Plus d’infos d’ici là…

Je vous souhaite à toutes/tous un agréable été. Profitez en à fond !

Des bises !

Besançon : Bien urbain – le nouveau pavé dans la mare

En 2013, 195.000 euros sont versés dans le gouffre de l’association « le Pavé dans la Mare », chargée de promouvoir l’art contemporain à Besançon. Ça n’a pas empêché l’association de déposer le bilan, car entre les voyages en Chine de ses dirigeants et l’organisation d’événements où l’on faisait de « l’entre-soi », peu d’argent restait pour promouvoir la culture auprès des Bisontin-e-s. Très peu de temps après ce scandale, l’association « Juste ici » se met à organiser le festival « Bien urbain » en 2010. Ils organisent ce qu’ils appellent « un parcours dans et avec l’espace public » en peignant des fresques ici et là mais notamment dans le quartier Battant. Bénéficiant initialement d’un budget de 40.000 euros, en 6 ans il a grimpé à 140.000 euros ! Un dirigeant de cette association a même bénéficié d’un poste au ministère de la culture.

Les raisons de ne pas aimer « Bien urbain » sont nombreuses. D’abord, le budget pharaonique pour des fresques murales de plus ou moins mauvais goût, comme  le chien géant au dessus de la rue Battant, sous lequel était auparavant inscrit : « la propriété », ce qui, à deux pas de la maison natale de P.-J. Proudhon, en plein cœur du quartier historique des anarchistes où nombre d’entre nous vivent, a provoqué une réaction épidermique. Depuis, cette vomissure a disparue, ne laissant que ce chien géant, que je laisse à l’appréciation de chacun-e (moi, je le trouve moche).

Ensuite, il y a le bar qu’ils ouvrent périodiquement au 11 rue Battant, dans les ex-locaux de la C.G.T. (qui, à ma connaissance, est toujours propriétaire*). Ils vendent de l’alcool, sans licence puisque c’est une association ; imaginez donc ce que le bar peut rapporter en un seul mois en plus des subventions, sans compter le tapage nocturne à répétition lors de leurs soirées nocturnes quand d’autres bars du quartier, qui eux payent une licence et des taxes subissent des fermetures administratives sur simple dénonciation d’un voisin pour de bien moins grosses soirées. C’est inadmissible !

*qui, à ma connaissance, est toujours propriétaire : C’est la S.M.C.I. qui est propriétaire, comme par hasard, les grands amis de Fousseret. Comme d’habitude à Besançon, ce n’est que copinage et magouilles en tout genre, sinon tu es rangé dans la case des parias…

Mais aussi, nous sentons la tentative de la mairie de gentrifier ce quartier populaire, en l’embourgeoisant, et « Bien urbain » en est le vecteur. Après avoir recouvert les spots de graffeurs, qui pour certains étaient là depuis des années, et faisaient parti du patrimoine culturel populaire, ils s’en sont pris aux associations et collectifs bisontins en s’attaquant à l’affichage libre. Ils ont vissé des fresques en bois sur les différents points de collage des dites associations. Rappelons d’ailleurs que la mairie de Besançon ne respecte pas la loi en matière d’affichage, peu d’endroits existant au centre-ville ; jusqu’ici elle tolérait l’affichage sauvage pour compenser, mais depuis peu elle ne le tolère plus du tout. Il s’agit là d’un véritable muselage de l’opinion public et d’une volonté claire d’aseptiser notre quartier, avec la complicité de l’association « Juste ici ». Pour rendre « propre » et donner un sens « artistique » au quartier, ils n’hésitent pas à le transformer petit à petit en musée, dans le but d’attirer de gros portefeuilles, ce qui provoque une flambée des prix de l’immobilier. Les pauvres, que la mairie aimerait bien chasser de Battant, ne s’en vont pas pour autant ; ils payent juste leur loyer plus cher qu’avant, trouant un peu plus leur maigre budget.

Pour celles/ceux qui ne connaissent pas Besançon, le quartier Battant, situé sur l’autre rive, à deux pas du centre-ville, est un quartier atypique. C’est aussi le quartier des musiciens, beaucoup de boutiques d’instruments divers.  Le mélange ethnique, social et culturel qui y règne est à peine croyable. On trouve des gens aux origines italiennes, portugaises, marocaines, algériennes, tunisiennes, antillaises, sénégalaises, camerounaises, asiatiques, des métis-ses… Mais aussi des chrétiens, des juifs, des musulmans et de fervent-e-s athées. Le quartier Battant est un des rares exemples de mixité sociale et culturelle ayant réussi en France. Certes ce n’est pas idyllique, il se passe aussi des mauvaises choses, mais pas plus qu’ailleurs. Ayant connu ce quartier dans les années 90, je peux vous dire que c’est plutôt calme maintenant, peu de risque de se faire suriner si tu as une montre en or ; quoi que…

Toute cette richesse, les promoteurs immobiliers comme la S.M.C.I. et les urbanistes de la mairie n’en ont que faire ! Pour eux, seules comptent les affaires. L’association « Juste Ici », comme le disent très bien les affiches apposées par des camarades, se fait l’idiot utile de la gentrification, raflant au passage un bon paquet de fric (40.000€ de la mairie + 100.000€ de la D.R.A.C. et autres + les gains du bar).

Cela fait de « Bien urbain – Juste Ici », le nouveau « Pavé dans la Mare » : Un gouffre à subventions, une succursale (de plus) de la gauche tiède, un fabricant de consensus malgré les apparences « rebelles »  de leur programme 2016, un jouet pour investisseurs immobiliers et un fossoyeur d’espoir. NOUS NE SERONS JAMAIS BIEN URBAIN !

Image prise sur le blog "le Chat Noir Émeutier.

 À lire également : https://lechatnoiremeutier.noblogs.org/post/2016/06/03/bien-urbain-un-bouffon-utile-de-lembourgeoisement-des-quartiers/

Besançon : Intégristes NON !

Ce dieu qui ne nous est jamais apparu s’est érigé en notre cité sous forme matérielle. Oh ! Ignorance, ainsi donc le maçon s’est échiné à bâtir l’édifice d’une fable… Les peuples anciens ont rêvé ; aussi faux qu’Adam et Eve, la mer entr’ouverte et les pluies de grenouilles, ce ne sont qu’abrutissements qui nous ont été prêchés. Légendes ineptes, stupides écritures, vomissures millénaires d’une sottise sans nom. Ainsi le prolétaire Comtois fût emmené à ériger un bâtiment infâme à l’intérieur de sa cité. Il donna sa sueur à une affabulation. Désormais les lieux de connaissances qu’il avait édifié pour ses enfants sont la proie de la plus pure ignorance. Nous, anarchistes assumés, fils des Lumières, revendiquons et revendiquerons tous remparts contre la sottise. Nous ne sommes pas gentils.

NOUS SOMMES IMPRÉVISIBLES

Un article dans l’Est rep du 30 juillet 2016, faisait état d’inscriptions anarchistes sur la chapelle de Sarrail. En fouillant un peu sur le web, j’ai découvert qu’ils ont pompé la version des intégristes sur leur site immonde. Il existe pourtant un autre son de cloche, puisque l’acte a été revendiqué sur un site belge. Je reproduis ici le communiqué paru sur indymedia Bruxelle :

sarrail3

« Il y a quelques semaines, on apprenait par un article de la presse locale qu’une partie des anciens bâtiments de l’université de lettres de Besançon, appelés « Sarrail », avaient été cédés aux catholiques intégristes de la « Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X » pour la modeste somme de 270.000 euros. Ce bâtiment, ancienne chapelle réhabilitée en amphis, est désormais aux mains de ces fous de Dieu liberticides, racistes, homophobes, antisémites, etc… Ces fascistes qui avancent en soutane cherchent à s’implanter durablement à Besançon, puisqu’ils ont déjà une chapelle dans un secteur excentré de la ville (située au nord de Besançon rue du Maréchal Lyautey), où ils ont par le passé organisé plusieurs conférences aux côtés d’Alain Escada, néo-nazi notoire et maître à penser de l’organisation d’extrême-droite catholique « Civitas ». Ils assurent également chaque année au mois de novembre les prières de rue contre l’avortement et la contraception. Rappelons qu’ils ne sont pas seuls à vouloir imposer leur ordre moral au centre-ville. L’église de la Madeleine dans le quartier Battant organise plusieurs dimanches dans l’année des processions dans les rues du quartier. La religion, d’où qu’elle vienne, est un poison pour tout esprit libre qui cherche à s’émanciper.

Pour signifier notre refus de leur implantation en plein cœur du centre-ville,et de la complaisance avec laquelle leur est vendu à bas prix un bâtiment public, dédié à la connaissance, nous sommes allés dans la nuit du 24 au 25 juillet pourrir le bâtiment en lançant une vingtaine d’œufs de peinture sur la façade et en repeignant ses murs de slogans blasphématoires tels que « A bas la calotte, vive la capote », « Ni Dieu ni maître » ou encore « Cathos fachos hors de nos vies ».

Ceci n’est qu’une première étape dans notre détermination à ne laisser aucun espace à ces fascistes, que ce soit à Besançon comme partout ! Nous resterons le pire cauchemar de ces fanatiques religieux. »

Source : https://bxl.indymedia.org/spip.php?article11644&lang=fr

Besançon : Chez KFC on ne connaît pas le droit de grève

Le 8 juin, les salariés du restaurant KFC de Châteaufarine à Besançon se sont massivement mis en grève dans le cadre d’un appel intersyndical départemental contre la loi travail et pour leurs revendications concernant les conditions de travail et le paiement des heures complémentaires.

Le lendemain, alors même qu’il demandait, avec le soutien de la CGT, la tenue d’élections des représentant du personnel, Paul, un salarié du restaurant militant CGT impliqué dans le mouvement contre la loi travail, a fait l’objet de cette mesure disciplinaire : mise à pied à titre conservatoire et convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement. Cet entretien a d’ailleurs tourné quasi exclusivement sur la grève du 8 juin 2016.

Avant la journée du 8 juin, de nombreux salariés qui avaient fait connaître leur volonté de se mettre en grève ont été convoqués par le surperviseur du restaurant et menacés s’ils utilisaient leur droit constitutionnel à la grève.

Nous revendiquons :

– La réintégration et l’arrêt des sanctions à l’encontre de Paul
– Le respect du droit de grève et des libertés syndicales chez KFC
– La tenue d’élections de représentants du personnel

Pour la réintégration de notre camarade, pour le respect du droit de grève et des libertés syndicales dans la restauration rapide comme ailleurs :

Rassemblement le samedi 2 juillet à 11 heures
devant le restaurant KFC de Châteaufarine
8 rue René Char à Besançon

ANNULÉ

Le camarade ayant été réintégré, le rassemblement est annulé.

Besançon : communiqué suite au vandalisme des agences intérims et du PS

ARTICLE DE L’EST REP :

Des individus ont manifestement poursuivi leur action « coup de poing » dans la nuit de jeudi à vendredi, en marge de la manifestation contre la loi Travail. Dans un premier temps, un groupe d’une cinquantaine de personnes a attendu devant le commissariat que les policiers relâchent l’homme qui s’était illustré en sautant sur la voiture du maire. Chose faite peu avant minuit. Entre-temps, quelques-uns ont bloqué les voies du tram et ont rendu difficile la circulation automobile.

Après cette première moitié de nuit, tout le monde s’est dispersé dans la ville. A ce moment-là, quelques éléments diffus, pas forcément en lien avec la Nuit debout, selon les enquêteurs, en auraient profité pour s’en prendre aux vitrines des commerces situés entre l’avenue Fontaine-Argent et l’avenue Carnot. Ce vendredi matin, les dégâts semblaient considérables. Les tags, inscrits sur les murs, tournent tous autour de l’article 49-3 de la Constitution.

Les gérants des boutiques dégradées – une agence d’intérim et des assureurs, entre autres – au nombre de quatre ou cinq, n’ont constaté les méfaits que ce vendredi matin. Ils ont aussitôt porté plainte au commissariat. Une enquête est ouverte. Elle permettra peut-être d’appréhender les auteurs des faits au plus vite et, surtout, de confirmer ou non leur appartenance à l’un des mouvements de protestation contre la loi Travail.

P.-H.P.


Je suis solidaire de ces actes ! Quand on n’arrive plus à se faire entendre, pas étonnant que des choses comme ça arrivent. Le seul vrai casseur c’est l’Etat et son 49.3. Ceux qui brisent nos vies et nos rêves, nous voudrait à genou, quémandant presque notre droit de vivre dignement auprès d’eux. Eh bien non ! Nous ne nous mettrons pas à genou devant vous, nous comptons lutter debout et tant pis si quelques uns de vos carreaux sautent sous l’effet de notre lutte ; nous ne pleurons pas votre sort… Ces actes, loin d’être isolés de notre mouvement, ne sont rien à côté de la tempête qui vous attend en vous obstinant à faire passer cette loi dégueulasse et inhumaine. Attendez que les routiers entrent en grève eux aussi, je vous garanti que le rapport de force va s’inverser. Nous gagnerons parce que nous sommes plus que jamais déterminés à faire échouer cette énième loi antisociale, nous irons jusqu’au bout ! Jusqu’à faire de votre réalité un cauchemar.
Vous nous parlez de  » violence « , mais nous sommes TOUS/TOUTES pacifistes, nous aspirons à la paix contrairement à vous. Nous n’avons pas d’armée, de flics, fachos… pour nous protéger. Nous n’envahissons pas des pays pour piller les ressources, nous n’exploitons personne ! Notre classe et la vôtre, sont irréconciliables car antagonistes, alors n’essayez pas de nous faire chialer pour vos vitrines de merde !

LA LUTTE CONTINUE ! NOUS VAINCRONS !

PS : Et puis le verre, ce n’est jamais que du sable chauffé à haute température, contrairement à nos vies que vous détruisez qui elles sont faîtes de chair et d’émotions !

Besançon : Communiqué suite à l’action «caddies gratuits»

caddies gratuits

Communiqué du Comité de Lutte Bisontin sur l’action du 28.04.16

Face à un système qui nous écrase, où chacun et chacune peut trouver des difficultés à se nourrir, nous avons « prélevé » quelques denrées alimentaires afin de les redistribuer aux oublié.e.s de la rue.
Nous sommes rentré.e.s dans un Casino Shop dont le passif fait note d’actions violentes envers les gens de la rue sans volonté aucune de détruire ou de casser.
Face à un gérant dérangé, violent, qui nous a séquestré.e.s à l’intérieur du magasin, notre seule solution a été de forcer ses portes pour nous échapper, éviter la violence et aller au bout de notre action.
Notre légitimité, nous l’avons trouvée dans tous les sourires et les remerciements de celles et ceux qui luttent tous les jours pour survivre, dans leur besoin de se sentir représenté.e.s et écouté.e.s.
Suite à cette action, trois de nos camarades ont été placés en garde à vue.
Le comité de luttes de Besançon soutient l’action menée et ne saurait se désolidariser de son but initial: la lutte contre toutes les précarités.
Viser cette épicerie était délibéré. En effet, les épiceries franchisées type Casino Shop et Carrefour Market participent à la gentrification du centre-ville bisontin puisqu’elles limitent l’accès de proximité aux denrées élémentaires en imposant des prix élevés. D’autre part, les gérants de cette épicerie ont régulièrement été pris en flagrant délit de mépris à l’encontre d’étranger-e-s et des plus démuni-e-s ces dernières semaines.

Besançon : 1er mai libertaire

Comme chaque année, le milieu anarchiste bisontin organise le 1er mai libertaire. Rendez-vous à 10 H place de la Révolution pour une manifestation. Rejoignez nous sous les drapeaux noirs. Puis à 12 H, repas (prix libre) + buvette et après-midi festif place Marulaz.

affiche-1ermai

À LIRE ÉGALEMENT : Les origines du 1er mai libertaire