Poésie sombre….Sombre poésie

J’ai envie de partager avec vous ce texte que j’ai écrit dans un moment de mélancolie. En espérant que ça vous plaise, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire. Il n’a pas de titre, je n’en ai pas trouvé, il s’agit de poésie noire.

 

 

Tout s’écroule, y compris nous mêmes,

l’échec commun et l’échec individuel est notre règle

plus d’espoir ;

soit maudite funeste époque !

Chaque jour qui s’écoule, l’humanité cesse petit à petit d’être humaine

préférant s’enfoncer dans une nuit sans lune et sans étoile

certain-e-s essaient de résister en ramant ardemment à contre courant

quelques un-e-s s’épuisent,

d’autres se noient,

peu importe ! On rame !

Mais cette énergie développée ne suffit à nous éloigner de l’abysse

dans lequel

peu à peu

nous nous engloutissons…

Hélas !

Nous avons tout essayé ou presque

rien n’y fait,

nous essaierons encore, certainement en vain

avons nous le choix ?

Déposer les armes ? Jamais !

Il faut juste être lucide : nous sommes en train de perdre,

les forces, hier vives

qui nous ont tant apportées

sont aujourd’hui en train de nous abandonner ;

la flamme de la liberté

est presque consumée,

y avons nous seulement goûté ?

Est-ce la liberté d’aller dans d’immenses centres commerciaux le samedi ?

Est-ce la liberté de se promener le nez planté dans son smartphone ?

A chacun-e ses écrans de fumée…

L’élite nous a tout volé, nous n’avons plus rien

elle a même conquis nos cerveaux

modifiée notre conscience

nous privant de tout esprit critique

en remplissant notre crâne

à travers divers médias

d’émissions toutes plus débiles les unes que les autres…

Nous ne sommes plus vraiment,

Nous sommes notre voiture

nous sommes notre petit pavillon en banlieue

nous sommes notre CB…

Tsss !

Époque sinistre ! Déjà la peste repointe son nez de tout côté.

Ca brunit à l’Ouest, ça brunit à l’Est, ça brunit chez nous

et

bientôt

nous entendrons à nouveau le bruit des bottes…

Rien à faire,

si ce n’est une révolution

dans laquelle nombre d’entre nous périront.

Et comme d’habitude, certain-e-s jetteront des larmes de pitié

sur nos corps sans vie,

d’autres se réclameront de nos idées

quelques rapaces récupéreront nos luttes pour mieux s’attribuer les honneurs d’une part

mais aussi pour mieux assassiner nos idées et ainsi que tout soit sauvegardé

que rien ne change dans le fond…

Besançon : les familles à la rue ont été logés… à l’hôtel !

C’est sûr c’est mieux que rien, la trentaine de personnes qui étaient à la rue avec leurs enfants ont été logés provisoirement (1 semaine), dans différents hôtels et dans trois autres villes de la région. Certain-e-s parmi nous sont réjouis, ce que je peux comprendre, mais personnellement je suis sceptique. D’une part ils ont été éparpillés, ce qui complique notre tâche pour leur venir en aide et d’autre part, je trouve qu’on se fiche vraiment de nous en logeant ces familles à l’hôtel quand tant de logements sont vacants à Besançon ! Plutôt que de fournir quelques appartements pour loger dignement ces familles demandeuses d’asile, en utilisant leur droit de réquisition si nécessaire, ils ne se gênent pas pour dépenser nos impôts dans des nuitées d’hôtel ! Et puis, ce n’est pas une solution pérenne un hôtel.

Ces personnes, qui ont fui des conditions de vie misérables, parfois au péril de leur vie, avec leurs enfants, mériteraient du réconfort, de l’attention de leurs semblables. Je vais me répéter mais le capitalisme, notre mode de vie, engendre misère et guerre dans le monde entier. Aussi, il n’y a pas à trier entre celles/ceux qui fuient la guerre et celles/ceux qui fuient la misère. Guerre et misère sont des fléaux qui ont leurs racines dans le système, c’est donc à la cause qu’il faut s’attaquer et pas à la personne qui migre pour ces raisons.

Quant aux « excité-e-s » qui viennent sur ma page FB mettre des kilomètres de messages, pleins de préjugés et/ou d’ignorance, sachez que nous aidons également les personnes françaises, que VOUS vous n’aidez bien souvent pas d’ailleurs ! Notre soupe est sans cochon, elle est même sans viande pour que tout le monde puisse manger à sa faim.

Plus d’information dès que possible.

LA LUTTE CONTINUE !

Familles à la rue : le point sur la situation + lettre ouverte à M. le Maire

Familles à la rue : le point sur la situation + lettre ouverte à M. le Maire

Avant-propos : Le point de vue dans ce billet n’engage que moi, il ne reflète pas une position collective.

L’occupation de l’amphi Petit de la fac des lettres de Besançon par le collectif Sol-Mi-Ré avec les familles à la rue continue. Des pourparlers avec la préfecture sont en cours, même si personnellement je n’y crois pas… Tout ce qu’ils offrent ce sont des nuits à l’hôtel, même si c’est mieux que rien je ne suis pas pour cette solution. Primo parce que ça coûte cher et que bien sûr c’est l’argent des contribuables que l’on gaspille ; secundo ce n’est pas pérenne pour ces familles qui du jour au lendemain passent de la rue à l’hôtel et vice-versa, qui tiendrait le coup dans ces conditions ?

Aussi, la mairie à le droit de réquisitionner des logements vacants, par exemple à la Grette il y a des dizaines de logements HLM vides, pourquoi ne pas les ouvrir ?

Je m’adresse à M. le Maire, nous avons eu des différents par le passé et en auront encore très certainement à l’avenir, mais pour une fois, ne pouvons nous cesser cette sorte de combat de coq pour l’intérêt de ces familles ? Ce n’est pas supportable que des semblables vivent dans des conditions aussi inhumaines. Trop longtemps vous avez renvoyer la balle à la préfecture sur la question de l’hébergement des familles demandeuses d’asile, pour une fois, ne voulez vous pas envoyer un message fort en appliquant votre droit de réquisition ? Je ne vous demande pas de réquisitionner des logements du parc privé, je suis certains que vous ne le feriez pas, mais dans le parc public M. le Maire ?

Si vous ne le faîtes pas, certain-e-s d’entre nous le ferons et cette fois vous ne pourrez pas nous dire comme avec la « CASA Marulaz » que nous ne vous avions pas demandé poliment la permission d’occuper un lieu municipal. Un toit c’est un droit ! C’est même inscrit dans la loi…

Je voudrais maintenant revenir sur l’occupation en elle même. Une trentaine de personnes « logent » désormais dans l’amphi Petit. Avec mes camarades nous préparons le repas du soir à mon domicile depuis 3 jours afin que ces personnes aient au moins un repas chaud. Ce sont des gens très agréable et d’une gentillesse. Nous mangeons toutes/tous sur une grande table avec les familles, il y a une ambiance très conviviale. Plusieurs étudiant-e-s que  nous ne connaissions pas sont passé apporter des affaires, certain-e-s donnent des cours de français à des jeunes ultra-motivés. J’ai eu l’occasion de leur donner un cours et je dois en donner un autre cet après-midi, j’ai été admiratif de leur soif d’apprendre, nous avons bossé à la fac jusqu’à 22h hier soir ! C’est moi qui était crevé [rire], eux voulaient encore apprendre.

Arthur, un étudiant, militant donne beaucoup d’énergie pour ces familles. Dès qu’il a un trou de libre, il vient donner un coup de main, des cours, il fait des activités avec les enfants… Ca fait plaisir de voir autre chose que des étudiant-e-s collés à leur smartphone, qui viennent à la fac étudier la sociologie, l’histoire, la psychologie… mais qui ne sont pas foutus de venir voir ces familles, partager leur savoir savoir avec eux/elles, échanger. Je suis assez consterné. Je fais le même constat pour les profs, qui sont rare à venir aider. Ca serait chouette qu’au moins un prof de français de la fac vienne donner ne serait-ce qu’une heure de son temps aux migrant-e-s.

J’aimerais vous en dire davantage, mais la montre joue contre moi, midi approche et je dois aller auprès d’eux/elles. Pour les personnes intéressées, il y a un cours de français collectif à 15H aujourd’hui. Nous recherchons également des profs/étudiant-e-s en FLE (français langues étrangères), un-e prof de français. Voici également une liste des besoins :

– jeux, livres pour enfants
– couverts plastiques, gobelets
– sous-vêtements féminins
– crème pour bouton de fièvre
– chaussures homme 42
– chaussure femme 35,36,38,38, 39
– pantalon femme 38
– produits d’hygiène

Je donnerai plus d’info dès que possible, sachez que je fais le maximum pour vous informer, mais militer et écrire sont deux activités qui prennent beaucoup de temps, aussi soyez patient-e.

Besançon : Des enfants en bas âge, des bébés et leurs parents dorment dehors !

Besançon : Des enfants en bas âge, des bébés et leurs parents dorment dehors !

L’occupation de l’amphi…

N’attendant (pour ma part) plus rien de l’autorité préfectorale, qui s’est illustrée l’année dernière par ses nombreux mensonges, sa (pitoyable) tentative d’intimidation à mon égard et l’un-e de mes camarades en nous ayant placé en garde-à-vue, pour quelques mots plus hauts les uns que les autres dans un article que j’avais rédigé et qui n’a pas plu à Mr Setbon, le secrétaire du préfet. Bref, ils ont prouvé leur malhonnêteté.

Nous voudrions que la mairie applique ce droit qu’elle a, de réquisitionner des logements vacants pour y loger dignement ces familles, mais son prétexte est que c’est à la préfecture de gérer l’hébergement des demandeu-rs-ses d’asile. Ils n’auraient que quelques coups de fils à passer et tout le monde serait content, mais ils ne font rien. Des gosses dorment dehors ! Des bébés ! Des personnes malades !

Et quand par miracle ils obtiennent quelque chose, c’est quelques nuits à l’hôtel, sur nos impôts bien sûr, tout ça pour ne pas toucher à la sacro-sainte propriété privée !

Voici comment vivent certain-e-s personnes à Besançon en 2017…

C’est pourquoi hier soir, n’ayant aucune solution pour la vingtaine de personnes à la rue, dont une quinzaine d’enfants de moins de 10 ans et 4 bébés, des militant-e-s du collectif Sol-Mi-Ré (solidarité migrant-e-s et réfugié-e-s) de Besançon ont décidés collectivement de s’installer dans une salle de la faculté des Lettres. Ils ont installé des matelas dans l’amphithéâtre « Petit ». A l’heure où j’écris cet article, ils/elles y sont toujours et une grande chaîne de solidarité est en train de se mettre en place, ce qu’il faut souligner car ça fait plaisir.

Vous pouvez passer apporter votre soutien, du réconfort, des jeux pour enfants, mais aussi : nourriture, produits d’hygiène pour bébés et femmes…

Montrons à ces personnes qui ont tant souffert, que dans notre belle ville il y a aussi de la place pour elles/eux. Montrons leur que la solidarité existe et se traduit en acte ici, sous diverses formes…

LA LUTTE CONTINUE !

Plus d’infos dès que possible.

Communiqué des 19 militant-e-s bisontin-e-s contre la « LOI MASTER »

Nous, militant.e.s bisontin.e.s engagé.e.s contre la libéralisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, arrêté.e.s et mis.e.s en garde à vue le 14/02/2017 suite au blocage du Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté, souhaitons clarifier le sens de notre action et exprimer nos volontés pour la suite.
 
De situations sociales et de cultures politiques diverses, nous avons cependant fait le constat commun que la mise en application de la « Loi Master » en vue de la rentrée prochaine ne bénéficiait d’aucune information ni concertation auprès des différent.e.s membres de la communauté universitaire. Cette Loi Master, qui renforce la sélection à l’entrée en M1 et promeut l’exclusion sociale des étudiant.e.s, change fondamentalement l’accès aux formations universitaires pour le plus grand nombre. En effet, la sélection existe déjà pour le 2ème cycle : elle a lieu en dernière année de licence lorsqu’il s’agit d’obtenir son diplôme. Face à cette contradiction, nous estimons qu’un large débat public doit avoir lieu dans toutes les composantes avant toute mise en œuvre éventuelle (rappelons qu’elle n’est pas obligatoire). Or, le président de l’UFC Jacques Bahi a préféré réunir le CA de l’UFC dans la précipitation et – une fois de plus – décider de tout sans prendre en compte l’avis des personnes concernées.
 
Aux vues des mobilisations de novembre et de décembre (contre l’austérité qui frappe nos facultés) durant lesquelles Jacques Bahi n’avait pas hésité à empêcher l’accès au Conseil d’Administration, nous avons estimé qu’il était nécessaire d’imposer notre présence. C’est parce que Jacques Bahi ne tient compte ni des volontés d’une partie du CA (les syndicats principalement) ni de celles des usager.e.s (nous étions plus de 500 en Assemblée Générale en novembre) que nous avons fait le choix de ce blocage. Ainsi, plus qu’une remise en cause de la mise en application de la Loi Master, notre blocage consistait également à dénoncer le déni de démocratie que permettent les institutions universitaires, et dont la présidence de Jacques Bahi n’est qu’une illustration parmi d’autres. Qu’il s’agisse de la mutualisation des filières et des laboratoires au sein de la Communauté d’Universités et d’Établissements Bourgogne-Franche-Comté, des restrictions budgétaires, des gels de postes, des non-titularisations ou de la mauvaise qualité de nos cadres d’études, c’est chaque fois le même refrain avec Bahi et son équipe : « C’est nécessaire, vous n’y comprenez rien, vous êtes manipulé.e.s ». Cela ne peut plus durer.
 
La police n’est pas censée pénétrer dans les universités, un arrêté d’intervention avait été déposé la veille par la présidence. De là à penser que Jacques Bahi avait prémédité notre arrestation, il y a de quoi se poser la question. Notre présence n’avait rien de délictueuse, il est donc parfaitement intolérable que nous ayons été arrêté.e.s et gardé.e.s à vue, et que le personnel de la Maison de l’Université ait eu à subir les lubies autoritaristes de la présidence. De plus, nous avons été violenté.e.s par les forces de l’ordre durant notre interpellation malgré la nature pacifique de notre action, plusieurs d’entre nous ayant été gravement blessé.e.s. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que quelques membres du CA nous accusent de séquestration alors que nous n’avons jamais empêché qui que ce soit de sortir, plusieurs administrateurs et administratrices pouvant en témoigner. Nous voulions parler directement avec Jacques Bahi mais n’étant pas présent dans la salle du Conseil, il n’a jamais daigné venir nous rencontrer. Nous avons demandé à la vice-présidente Macha Woronoff-Lemsi de lever la séance mais elle s’y est refusée, c’est donc elle qui a retenu le CA et certainement pas nous.
 

Dans ce contexte, voici nos volontés pour la suite de la mobilisation :

–    Retrait de toutes les plaintes déposées à notre encontre auprès des services de justice ;
–    Aucune sanction disciplinaire pour les étudiant.e.s concerné.e.s ;
–    Diffusion d’excuses publiques et d’un démenti au sujet de la séquestration sur toutes les listes-mails de l’UBFC ;
–    Organisation de débats publics sur la mise en application de la Loi Master par toutes les facultés de l’UBFC ;
–    Assemblées générales dans chaque composante avant chaque conseil d’administration et chaque conseil de gestion pour débattre collectivement des points mis à leurs ordres du jour ;
–    Manifestations contre tous les Conseils d’Administration à venir jusqu’à ce que Jacques Bahi soit révoqué de ses fonctions.
 
Espérant pouvoir compter sur quiconque est opposé à la libéralisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est sur la base de ces volontés que nous appelons à être soutenu.e.s. Pour un savoir libre, accessible et non-marchand.
 
Les 19 militant.es auteur.es du blocage du CA de l’UFC le 14/02/2017