Autonomie des travailleurs

AUTONOMIE PROLÉTARIENNE

En cette période difficile (et ce n’est à mon avis qu’un avant goût) : Soyez vous même ! Prenez vous et votre avenir en charge, personne ne le pourra pour vous.

Soyez fort, si vous ne voulez pas mourir noyé dans l’océan de vos larmes d’indignation et de résignation. Vous n’êtes pas tout.e seul.e, nous ne sommes pas SEUL.E ! Nous sommes des millions et nous triompherons car nous serons légion !

Mais d’abord, penser à soi, c’est important. Nous devons nous redresser, nous, personnellement, prendre pleinement conscience de notre propre condition sociale.

Arrêter de ne se voir comme « grand » que dans le rôle idiot, servile et incrédule du travailleur. Tu n’es pas ton travail ! BON SANG!!!

Plus qu’un droit, la révolte deviendra un devoir. Mais pas un devoir envers qui se se soit d’autre que soit, ni envers quoi que se soi de mystique ou de fantasmagorique. Elle deviendra j’en suis sûr, un devoir de raison.

On a beau se mentir personnellement, nier les causes réelles de nos maux; à un moment, cela doit être instinctif chez nous, l’envie de révolte, l’envie de découvrir « la vérité » se fait sentir et plus rien n’empêchera les « vérités » d’éclatées. J’en suis convaincu.

Donc la révolte est un devoir envers soi même d’abord, par nécessité de faire usage de sa raison, tout simplement.

On ne peut pas vivre éternellement dans le déni, dans le mensonge et au final, se comporter comme des négationnistes. Nier sa propre existence sociale, quel gâchis!! Qu’elle tristesse! Que de temps perdu.

Comment peut on accepter de vivre le sordide, le laid, le « petit », le médiocre, le dégoûtant, le lâche, le mesquin, le fourbe, l’absurde, l’inutile… Alors que nous avons une si grande « valeur » ?

Est-ce de l’intolérance ? Oui ! Clairement ! Je n’aime pas la « tolérance »; tolérer pour moi, c’est une forme de mépris vis à vis de l’objet ou de l’individu.e en question.
« tiens, toi je t’aime pas, MAIS je te tolère » ou
« je ne suis pas raciste MAIS… »
Pour moi c’est du même ordre.

Ce que j’énonce plus haut, ce ne sont que des valeurs personnelles, qui me caractérisent. Je pense qu’il n’est bon pour personne de se satisfaire de la « morale » de l’autre (l’adversaire). C’est son caractère à lui/elle. Chaque humain.e a ses valeurs propres, c’est ce qui forge « la valeur » de son caractère autonome.

Je pars défois du principe que l’existence de l’autre est à la fois mon plus grand malheur, mais également la clef de mon potentiel bonheur.

C’est pour cela aussi que je suis de plus en plus convaincu que personne ne peut rien pour personne. C’est à soi d’entreprendre des choses si l’on veut être entendu et vivre dignement, dans l’honneur ! (simple sentiment)

Et compter sur ses camarades, l’esprit d’équipe est fondamental.

C’est avec soi même, en ayant réfléchi personnellement à ce que l’on désire vraiment pour soi, que l’on peut prendre pleinement conscience de l’intérêt de s’organiser avec d’autres « soi », de manières affinitaire, sur le modèle des « bandes joyeuses » (si chères à notre défunt camarade Kropotkine).

Avec l’autre, je n’ai rien en commun, pourtant, sa vie, son bonheur, sa santé… Sont importants et même vital pour moi; car de sa condition dépend la mienne et vice-versa; c’est cela qui forge notre force commune, j’en suis persuadé.

A. Morin, pour Le Libertaire Bisontin

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