Retraités – Manifestation le 11 octobre à Lyon

Un constat : la continuité plutôt que le changement espéré

Depuis de nombreuses années, la majorité des personnes retraitées constate une dégradation régulière de leur condition de vie, en grande partie en raison des réformes rétrogrades adoptées depuis 1993. En conséquence, dès les premières années de la retraite, le niveau des retraites et des pensions est largement insuffisant et n’est pas actualisé en fonction de la hausse des prix des biens et des services indispensables (produits alimentaires, énergie, loyers, etc…).

Comme l’ensem­ble des citoyens, mais dans une plus grande pro­por­tion, les retraité-es subis­sent les consé­quen­ces des reculs des prises en charge par l’assu­rance mala­die, l’aug­men­ta­tion des mutuel­les, les réduc­tions des ser­vi­ces publics et l’aug­men­ta­tion de leurs tarifs.

De manière urgente, l’UNIRS [1] reven­di­que une forte aug­men­ta­tion du mini­mum vieillesse et, plus lar­ge­ment, de tous les minima sociaux. Plus fon­da­men­ta­le­ment, il s’agit de reve­nir sur les contre-réfor­mes des retrai­tes com­men­cées en 1993 et qui sont par ailleurs une des causes du main­tien d’un chô­mage de masse, en par­ti­cu­lier celui des jeunes.

Nicolas Sarkozy avait annoncé en 2007, comme une de ses prio­ri­tés, la mise en place d’une cin­quième bran­che de la pro­tec­tion sociale. Malgré tous les col­lo­ques et les décla­ra­tions, par­ti­cu­liè­re­ment au cours du pre­mier semes­tre 2011, elle a été « repous­sée » à 2012 par François Fillon, en raison des « finan­ces publi­ques exsan­gues ». L’UNIRS avait alors dénoncé des choix poli­ti­ques qui ont conduit à pri­vi­lé­gier d’abord le sau­ve­tage des ban­ques et les cadeaux fis­caux aux plus riches et donc à sacri­fier un réel finan­ce­ment de l’Aide à l’auto­no­mie des per­son­nes fra­gi­li­sées. Aujourd’hui, le nou­veau gou­ver­ne­ment demeure silen­cieux sur cette néces­sité sociale, et ses choix d’une poli­ti­que fis­cale et bud­gé­taire ins­crite dans le cadre libé­ral d’une course à l’attrac­ti­vité des ter­ri­toi­res en direc­tion des déten­teurs de capi­taux augu­rent mal de la suite.

L’UNIRS estime qu’il y a urgence à déga­ger des moyens finan­ciers per­met­tant de mieux finan­cer à hau­teur des besoins l’APA et les ser­vi­ces d’aide à domi­cile afin de réduire les restes à charge des per­son­nes et des famil­les.

A terme, il s’agit d’ins­crire la prise en charge de l’aide à l’auto­no­mie dans le cadre de la Sécurité sociale avec la garan­tie d’un droit uni­ver­sel assuré à 100%.

L’accès aux soins devrait et pour­rait être un droit effec­tif pour tous en France, compte tenu de la richesse du pays. Ce n’est pas le cas, et ce droit est mis à mal par la hausse des dépen­ses de santé (dépas­se­ments d’hono­rai­res, fran­chi­ses médi­ca­les, aug­men­ta­tion des coti­sa­tions, etc). Ces dif­fi­cultés ne sont pas pro­pres aux retraité-es, mais elles attei­gnent plus par­ti­cu­liè­re­ment les per­son­nes fra­gi­li­sées par le han­di­cap ou le vieillis­se­ment.

Il est inad­mis­si­ble que des per­son­nes, en France, aujourd’hui, renon­cent à cer­tains soins pour des rai­sons finan­ciè­res. L’UNIRS reven­di­que donc un meilleur finan­ce­ment de l’assu­rance mala­die, qui passe notam­ment par l’amé­lio­ra­tion des ren­trées de coti­sa­tions (sup­pres­sions des cadeaux sociaux aux entre­pri­ses, aug­men­ta­tion des salai­res, base des coti­sa­tions socia­les, etc) et un contrôle réel et indé­pen­dant des pro­fes­sions phar­ma­ceu­ti­ques et médi­ca­les qui pros­pè­rent grâce au budget de la Sécurité sociale.

L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) appelle à par­ti­ci­per aux mani­fes­ta­tions orga­ni­sées par­tout en France par les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les de retrai­tés le jeudi 11 octo­bre 2012.

L’UNIRS estime que la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions des per­son­nes retrai­tées ne peut se faire que par une satis­fac­tion paral­lèle des reven­di­ca­tions des sala­riés. Elles repo­sent d’abord sur un autre par­tage des riches­ses rému­né­rant mieux le tra­vail et dimi­nuant la rente du capi­tal, et sur des poli­ti­ques bud­gé­tai­res et fis­ca­les par­ti­ci­pant à cette redis­tri­bu­tion. Ceci impli­que notam­ment l’aban­don des poli­ti­ques euro­péen­nes menées depuis trop d’années. Pour y par­ve­nir, il y a néces­sité à faire conver­ger les exi­gen­ces socia­les et les mobi­li­sa­tions en France et dans l’Union euro­péenne.

Communiqué UNIRS – Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires

Manifestation à 14h30 de la Maison de la Danse (Lyon 8) au siège du Medef, 60 av Jean Mermoz Lyon 8.

Notes

[1] Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires

Source: Rebellyon

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