Beine-Nauroy (Marne) : du fric sinon… BOUM !

Le Parisien, 27.03.2014, 14h42…

 

du-fric-sinon-boum-1Les ouvriers du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide à Beine-Nauroy (Marne), filiale du groupe néerlandais Bosal, menaçaient jeudi d’incendier leur usine pour obtenir de meilleures primes extra-légales après la liquidation judiciaire de l’entreprise en février, a-t-on appris auprès des syndicats. « Nous avons placé des bonbonnes de gaz sur les grilles d’entrée et fabriqué un immense bûcher à l’intérieur des locaux que nous sommes prêts à allumer. La citerne à incendie a également été vidée«  a expliqué à l’AFP Gérard Gape, le délégué syndical CGT de Bosal-le-Rapide…

 

du-fric-sinon-boum-2Les 58 employés de l’usine spécialisée dans la fabrication de galeries de toit pour véhicules utilitaires occupent le site depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise prononcée par le tribunal de commerce de Reims en février dernier. Selon le syndicaliste, le personnel réclame une prime extra-légale de 40.000 euros par personne.

 

« Le groupe nous propose 8.000 euros par personne alors qu’en février 2012 nos collègues licenciés avaient touché 25.000 euros, c’est inacceptable et nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout« , a précisé M. Gape. « Nous avions un projet de scop que le groupe a fait capoter en revenant sur sa promesse de nous louer les locaux, tout le monde ici est très en colère« , ajouté le délégué syndical.

 

Le sous-traitant automobile qui réalisait plus de 90% de son chiffre d’affaires avec PSA et Renault, a perdu en 2012 le marché galeries d’un nouveau véhicule utilitaire, soit 20% de son chiffre d’affaires.
En octobre 2011, le groupe néerlandais avait annoncé la fermeture de la partie attelage, délocalisée en Allemagne et en Hongrie, entraînant le licenciement de 86 employés.
En février 2012, les ouvriers de l’usine marnaise avaient bloqué le site durant deux semaines et séquestré par deux fois des dirigeants pendant quelques heures pour dénoncer « l’attitude méprisante » du groupe qui proposait aux salariés licenciés une prime transactionnelle de 8.000 euros contre l’engagement de ne pas les poursuivre en justice ultérieurement. Ils avaient finalement repris le travail après avoir obtenu pour leurs collègues une prime de 25.000 euros nets et le paiement des jours de grève.

 

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Mise à jour 29 mars 2014 à 10:58… 

Les salariés de ce sous-traitant automobile ont suspendu leur menace d’incendier leur usine

du-fric-sinon-boum-3Les ouvriers du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide de Beine-Nauroy (Marne) ont suspendu leur menace d’incendier leur usine dans l’attente d’une réunion avec la direction mercredi, a-t-on appris samedi de source syndicale. Les salariés ont appris vendredi soir la tenue mercredi 2 avril, à 9 heures, sur le site de Beine-Nauroy, d’une réunion avec «le sous-préfet, le conseil général et des représentants du groupe» Bosal, a déclaré à l’AFP Gérard Gape, délégué syndical CGT de l’usine, confirmant une information de RTL.

«Le groupe veut commencer à négocier à première vue, donc on ne va quand même pas allumer l’usine maintenant», a poursuivi Gérard Gape. Spécialisée dans la fabrication de galeries de toit pour véhicules utilitaires, l’usine de Bosal-le-Rapide compte 58 employés. Les ouvriers de cette filiale du groupe néerlandais Bosal menaçaient depuis jeudi d’incendier leur usine pour obtenir de meilleures primes extra-légales après la liquidation judiciaire de l’entreprise en février.

Selon le syndicaliste, le personnel réclame une prime extra-légale de 40 000 euros par personne, alors que le groupe propose 8 000 euros par personne, contre 25 000 lors d’un précédent plan social. Des salariés occupent l’usine chaque nuit depuis février pour «surveiller que personne ne vienne nous prendre les machines», selon Gérard Gape.

Le sous-traitant automobile, qui réalisait plus de 90% de son chiffre d’affaires avec PSA et Renault, a perdu en 2012 le marché galeries d’un nouveau véhicule utilitaire, soit 20% de son chiffre d’affaires. En octobre 2011, le groupe néerlandais avait annoncé la fermeture de la partie attelage, délocalisée en Allemagne et en Hongrie, entraînant le licenciement de 86 employés.

Source: http://www.liberation.fr/economie/2014/03/29/bosal-le-rapide-les-ouvriers-vont-rencontrer-la-direction_991302

et : http://cettesemaine.free.fr/spip/index.php3

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Mise à jour 02/04/2014 à 18:50…

La direction du groupe néerlandais Bosal a refusé de négocier avec les ouvriers du sous-traitant automobile Bosal-le-Rapide à Beine-Nauroy (Marne), qui menaçaient toujours aujourd’hui d’incendier leur usine afin d’obtenir de meilleures primes extra-légales, selon une source syndicale.

La réunion qui devait se tenir ce matin avec le sous-préfet de Reims, des membres du conseil général de la Marne et des avocats de Bosal, a été écourtée en raison de l’absence des représentants du groupe néerlandais.
Selon Gérard Gape, délégué syndical CGT de l’usine, le groupe a fait savoir qu’il était prêt à engager des négociations « mais seulement avec des représentants de l’État ou au niveau ministériel ».

Les 58 employés de l’usine spécialisée dans la fabrication de galeries de toit pour véhicules utilitaires occupent le site depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise prononcée par le tribunal de commerce de Reims en février.
Selon Gérard Gape, le personnel réclame une prime extra-légale de 40.000 euros par personne, alors que le groupe propose 8.000 euros par personne, contre 25.000 lors d’un précédent plan social.

Source: AFP

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