Burkina Faso : Forte mobilisation des étudiant.e.s à l’occasion de la venue de Macron

Des pneus ont été enflammés par des étudiants à l’approche du convoi de la délégation française.

Un autre son de cloche quand à la visite d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou. Beaucoup d’étudiant.e.s se sont vu.e.s refuser l’accès au campus par un très important dispositif policier, ce qui a entraîné des heurts, certain.e.s d’entre elles/eux voulaient poser des questions légitimes au Président français et dénonçaient la mobilisation de tout le système éducatif pour sa visite.


Chaude journée ce mardi dans les alentours de l’Université Ouaga 1 Professeur Joseph Ki-Zerbo où le président Français Emmanuel Macron prononce son discours sur la politique française en Afrique. Des étudiants qui s’opposent à la visite du président français ont manifesté dans les alentours de l’Université bien qu’ils aient été tenus à distance par l’impressionnant dispositif de sécurité.

A l’annonce de la visite du président Emmanuel Macron à l’Université Ouaga I, des associations d’étudiants hostiles à la politique française en Afrique avaient promis de réserver un accueil inamical au chef de l’Etat français. Promesse tenue, malgré la forte présence des unités anti-émeutes de la police nationale et de la gendarmerie sur les lieux.

Tôt depuis 8h mardi matin, alors que Emmanuel Macron était au Palais Kossyam où il animait avec le président du Faso un point de presse, l’atmosphère était tout autre dans les alentours de l’Université Ouaga 1.

Après avoir tenté vainement d’accéder à  l’enceinte de l’Université, les étudiants ont investi le quartier Zogona, jouxtant le côté Est du campus. Dans les ruelles du quartier, d’interminables courses-poursuites se sont alors engagées entre étudiants frondeurs et forces de sécurité. D’un côté les forces de l’ordre à bord de pick-up et munies de grenades lacrymogène et de l’autre les manifestants, eux aussi armés de pierres.

Ici les commerces sont restés fermés. Le marché de Zogona qui, généralement à cette heure de la journée grouille du monde ne compte qu’un petit monde. Pour l’occasion, ce yaar sert de refuge lorsque les étudiants sont acculés. Pour freiner l’avancée des forces de l’ordre, les rues sont barricadées avec soit des pneus usés soit avec des troncs d’arbres. Pour adoucir les effets du gaz lacrymogène, beaucoup se sont procuré dans le yaar du beurre de karité qu’ils se sont appliqués au visage et oint les narines. Certains riverains qui expriment leur solidarité aux manifestants n’hésitent pas à leur ouvrir les portes pour qu’ils s’abritent au passage des forces de l’ordre ou les ravitaillent en eau pour se désaltérer.

Entre temps un véhicule de la police est pris au piège. Encerclé, les manifestants réussiront à arracher l’une de ses portières,  laquelle est portée en triomphe comme un trophée de guerre avant d’être littéralement démolie. [LIRE LA SUITE]

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