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Billet d’humeur en attendant le 12 septembre

Nous n’en sommes plus à nous poser la question de ce qui constitue nos maux, si nous le faisons encore c’est que nous sommes hypocrites tout simplement ! Que nous nous mentons à nous même, que nous refusons de voir la réalité en face, consciemment ou pas…

Étant une personne qui vise au maximum l’honnêteté intellectuelle, je ne peux que constater que la société que nos ancien-ne-s du CNR (Conseil National de la Résistance) ont tenté-e-s de bâtir après la guerre est en phase terminale. Bien sûr ce n’était pas ce à quoi nous aspirons toute/tous : la justice sociale, mais c’était un compromis audacieux, basé sur le modèle de l’économie keynésienne (voir John Maynard Keynes), ce qui permettait à la bourgeoisie française d’acheter la paix sociale : moins d’émeutes à cause de la misère. Voilà entre autre sur quoi était basé cet Ordre.

La gauche a trahi ce modèle dès 1983, lors de son tournant libéral historique ; depuis c’est la déliquescence : baisse des services publics, suppressions de fonctionnaires, allongement de la durée de cotisation pour accéder à la retraite, privatisations (La Poste, SNCF, autoroutes, EDF/GDF, France Télécom…), management…

Nous avons subi, ma génération, Chirac, Sarkozy et Hollande ; mais aujourd’hui nous sommes devant un problème bien plus grand et bien plus profond qu’on ne veut se l’accorder. En moins de 100 jours, Macron vient de démolir plus de 150 ans de luttes pour le droit des travailleu-ses-rs !

La retraite est en danger, il veut foutre en l’air le système par répartition au profit du système par capitalisation, ce qui veut dire chacun pour sa pomme, fin de la solidarité « nationale ». Les APL vont être réduite au delà des 5€ par mois annoncé cet été, Il va mettre en place le faux CDI appelé pour l’occasion « CDI de chantier », ce qui est un CDD déguisé. La CSG va augmenter, les retraité-e-s une fois encore vont payer les pots cassés, comme s’il n’avait pas eu assez d’une vie de dur labeur… La fin des contrats aidés, qui n’étaient vraiment pas top mais qui permettaient à nombre de personnes, de pouvoir accéder à un marché du travail qui leur est très difficilement accessible autrement ; sans parler des associations, crèches, collectivités, maison de retraite, structure pour personnes handicapées… Privées de cette main d’œuvre et qui ne peut plus faire face aux besoins tant la misère est grandissante dans la population française.

Et bien sûr, cette liste de mesures, loin d’être exhaustive tant les attaques du patronat sont nombreuses, ne profite qu’aux très très riche. La classe moyenne, véritable variable d’ajustement utilisée par les nantis en payent aussi le prix fort, Simplement, comme ils ont souvent un patrimoine (même petit), de l’argent de côté… Ils/Elles ont du mal à se reconnaître dans notre discours révolutionnaire. Pourtant, le mieux qu’il puisse nous arriver c’est de nous unir ! Pour eux (la petite bourgeoisie) comme pour nous (le prolétariat), nous avons beaucoup plus en commun qu’ils n’en ont eux avec la grande bourgeoisie. J’en suis convaincu ! Mais vu leur position sociale, je pense surtout aux profs, c’est à elles/eux de faire le 1er pas, de se solidariser avec les ouvrier-e-s. Pourquoi ? Car vu le confort dans lequel ils vivent, vu le privilège qu’ils détiennent, vu l’éducation qu’ils ont reçu, ils ont tous les moyens entre leurs mains pour agir réellement afin de transformer ce système profondément inégalitaire étant donné qu’ils/elles en sont au cœur !

L’État n’a jamais été là pour nous protéger mais simplement pour maintenir l’Ordre bourgeois en place. Ceci est d’autant plus vrai depuis que l’URSS s’est effondrée, le « monde libre » n’avait plus rien à prouver aux peuples, plus besoin de démontrer à quel point le capitalisme est tellement mieux, tellement supérieur ; ils n’ont plus eu à nous jeter des miettes pour nous acheter. Maintenant, ils reprennent tout, ils s’en foutent, ils ne s’en cachent même plus et assument de servir les privilégiés. Leur arrogance n’a plus de limite, elle s’étale sur les plateaux télés, dans les colonnes des journaux…

Alors bien sûr, l’URSS a échouée, sauvegarder l’appareil étatique, donc le pouvoir, et imposer une « dictature du prolétariat », qui en réalité était une dictature du parti communiste SUR le prolétariat, ne pouvait conduire qu’à la dictature tout court. Et quid des anarchistes exécuté-e-s par Lénine, Trotski, Staline ? Oui c’est vrai, les anarchistes se sont toujours fait massacrer, ils/elles ont combattu tous les pouvoirs, depuis plus de 150 ans maintenant, ce qui fait que nous avons beaucoup d’ennemis, le pouvoir étant tellement objet de convoitise, le fait que nous voulions le détruire ne plaît pas aux puissants. D’ailleurs, entendez vous parler des anarchistes à la TV ? Sauf pour montrer les images ou nous cassons les vitres de MC Do, banques… lors de certaines manifestations ? Il n’y a que Arte qui, récemment, a diffuser un documentaire sur l’histoire de notre mouvement, des origines jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Les anarchistes ont été et continuent à être à l’aune de toutes les plus grandes révolutions sociales, mais silence radio, nos idées, notre histoire, pourraient plaire aux masses et alors ça serait le début de la fin pour eux. Ils ont tout intérêt à nous stigmatiser et à dénigrer nos idées.

Constatant que nos tentatives pacifistes depuis près de 50 ans pour changer la société ont échouées, le mouvement s’est fourvoyé dans la « non violence ». Le Pouvoir en place, lui n’a jamais cessé d’utiliser la violence : le massacre des Communards (1871), les guerres néo-coloniales en Afrique, la répression contre les travailleu-rs-ses, les pauvres, les enfants d’immigré-e-s en France, pour ne citer que quelques exemples. Pourtant, lorsque la violence est pratiquée par des gens de notre camp, tout de suite la polémique gonfle, relayée à fond la caisse par les organes de propagande (TV, radio, journaux…) habituels. Tout de suite, les représentants des diverses organisations syndicales et politiques, même d’extrême gauche, qui prônent pourtant la révolution, condamnent immédiatement et quasi unanimement les violences commise par les manifestant-e-s. De quelle violence parlent ils ? Car on ne voit pas la même chose apparemment. Casser une vitre, brûler des poubelles, casser des distributeurs de banque… Ce n’est pas de la violence à personne, c’est de la destruction, du sabotage si l’on veut, mais en aucun cas ce n’est de la violence. Taper sur un flic, là c’est de la violence, mais c’est de la violence légitime lorsqu’il s’agit de se défendre. Je ne veux pas ici dire ce qui est bon ou pas de faire, simplement je pense qu’il faut que la violence légitime reste proportionnée à celles d’en face ainsi qu’aux objectifs visés. C’est sûr que si c’est un mouvement pour obtenir plus de frites dans les restos d’entreprise, il n’est nul besoin d’user de violence, quoi que… Par contre, si l’objectif est de renverser véritablement l’ordre bourgeois basé sur la propriété privée des moyens de production, entre autre, de détruire TOUT l’appareil étatique et tenter de construire une société basée sur l’entraide, le partage, la coopération ; il faudra plus que des mots, plus que des manifs bien ordonnées…

Constatant aussi que la propagande par le fait (j’entends avec des armes) a échouée elle aussi, conduisant nombre des nôtres au bagne, en prison, à la guillotine… Quelle a conduite aux lois scélérates que les anarchistes ont subi officiellement de 1893 jusqu’au 23 septembre 1992. Personnellement je ne nie pas ce pan de notre histoire, je pense que ce qu’il lui manquait c’était un puissant mouvement social en complément, une grève générale illimitée. Ainsi, la grève aurait sapée les bases économiques du système, le mettant à genou et nos camarades les plus revenchard-e-s, n’auraient plus eu qu’à lui trancher la tête ! Comme on l’a déjà fait avec les rois.

Erratum : Je fais ici référence à une autre période de notre mouvement à expérimenter : l’illégalisme. Malheureusement il n’y eut pas de retour solidaire des masses populaires. Allions nous donc abandonner canines, rages pour devenir des mollassons, des limaçons ?? Notre mouvement n’est pas amorphe. S’il faut être féroce…

C’est le seul moyen d’arrêter ces êtres déraisonnables, qui n’hésitent pas à sacrifier la vie d’autrui pour leur pognon. Pognon qu’ils nous ont par ailleurs volé ! Les Dassault, Mulliez, Lagardère, Bolloré, Bettencourt… Tou-te-s des voleurs ! Les vrais paresseux, privilégiés, assistés, c’est eux ! Ils nous coûtent les yeux de la tête, nous n’avons plus les moyens de nous payer ce fantasme de l’accession à leur classe ! Nous ne voulons plus, leur vie ne nous fait plus tant rêver, elle nous attriste, il nous arrive même parfois d’éprouver de la pitié pour les possédants/dirigeants. Surtout pour les dirigeants, qui perdent leur dignité, leur honneur, selon moi, en se mettant aux services exclusifs des nantis, les fameux 1% (lien : 62 personnes possèdent plus que 3,5 milliards d’individus). Ils ne lâcheront pas le morceau comme ça, parce qu’on leur demande gentiment, non, il faudra les destituer, si possible sans utiliser la force, mais en l’utilisant s’il le faut vraiment, efficacement.

Avec nombres de mes camarades, je prend acte de tout ça, et je « prendrai mes responsabilités » comme on dit chez les gens bien comme il faut. J’invite chacun-e à en faire de même.

En attendant, on se donne rendez-vous le 12 septembre dans la rue pour un tour d’échauffement, car un seul jour de manifestation ne suffira pas !

Bonne rentrée à tou-te-s !


Besançon : Manifestation le 12 septembre contre la régression sociale

Le 12 septembre, à Besançon comme un peu partout ailleurs en France, une manifestation est prévue à l’appel de la CGT et de Solidaires. Le RDV est fixé à 11H place de la Révolution. Venez nombreu-x-ses pour affirmer votre opposition aux reculs sociaux et votre désir d’obtenir de nouvelles avancées sociales, voir (selon le nombre et la détermination) pour foutre en l’air toute cette société et tenter d’en construire une meilleure !

l’affiche est disponible en version imprimable ici : Affiche format A3


1er mai libertaire

Retrouvons nous lundi 1er mai pour la traditionnelle manifestation et le repas (place Marulaz). Pour rappel, nous ne fêtons pas le travail au contraire nous voulons l’abolir ; cette manifestation est avant tout à la mémoire de nos camarades anarchistes : Albert Parsons, August Spies, Michael Schwab, George Engel, Adolph Fischer, Samuel Fielden et Louis Lingg, emprisonnés à vie ou exécutés sans aucune preuve tangible par la police de Chicago à la suite de la manifestation du 1er mai 1886. (voir article plus détaillé sur les origines du 1er mai libertaire)

EN 2017 LA LUTTE CONTINUE ENCORE ET TOUJOURS !


Besançon : Chez KFC on ne connaît pas le droit de grève

Le 8 juin, les salariés du restaurant KFC de Châteaufarine à Besançon se sont massivement mis en grève dans le cadre d’un appel intersyndical départemental contre la loi travail et pour leurs revendications concernant les conditions de travail et le paiement des heures complémentaires.

Le lendemain, alors même qu’il demandait, avec le soutien de la CGT, la tenue d’élections des représentant du personnel, Paul, un salarié du restaurant militant CGT impliqué dans le mouvement contre la loi travail, a fait l’objet de cette mesure disciplinaire : mise à pied à titre conservatoire et convocation à un entretien préalable à un éventuel licenciement. Cet entretien a d’ailleurs tourné quasi exclusivement sur la grève du 8 juin 2016.

Avant la journée du 8 juin, de nombreux salariés qui avaient fait connaître leur volonté de se mettre en grève ont été convoqués par le surperviseur du restaurant et menacés s’ils utilisaient leur droit constitutionnel à la grève.

Nous revendiquons :

– La réintégration et l’arrêt des sanctions à l’encontre de Paul
– Le respect du droit de grève et des libertés syndicales chez KFC
– La tenue d’élections de représentants du personnel

Pour la réintégration de notre camarade, pour le respect du droit de grève et des libertés syndicales dans la restauration rapide comme ailleurs :

Rassemblement le samedi 2 juillet à 11 heures
devant le restaurant KFC de Châteaufarine
8 rue René Char à Besançon

ANNULÉ

Le camarade ayant été réintégré, le rassemblement est annulé.


Besançon : Communiqué de soutien aux grévistes de Ginko

Ginko-grèveDepuis le 31 mars, soit 20 jours, une partie des salarié-e-s de Ginko sont en grève illimitée. Peu de bus circulent. Sur 350 personnels dont 200 conducteurs tous les jours, environ 1/4 sont en grève. Les autres débrayent quotidiennement pendant 59 minutes. Initialement contre la loi El-Khomri, ils réclament désormais aussi  une augmentation de 5% de leurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Bravo à elles/eux ! Nous devons faire converger nos luttes pour faire plier ce gouvernement de pantins du MEDEF ! Nous devons nous serrer les coudes, c’est le seul moyen. Chômeu-rs-ses, précaires, salarié-e-s, retraité-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, handicapé-e-s… C’est toutes/tous ensemble qu’on va gagner.

Cette grève des salarié-e-s de Ginko est un exemple pour nous toutes/tous. Mes camarades et moi sommes pleinement solidaires de leur grève, nous la saluons et appelons à amplifier la mobilisation contre la loi travail.

J’ai également appris que le comité de mobilisation de la fac des lettres a versé 200€ dans la caisse des grévistes de Ginko, c’est une bonne initiative.

Retrouvons nous dans la rue prochainement.

LA LUTTE CONTINUE !


#Besançon : Samedi #40Mars – Manifestation et #NuitDebout

Le mois de mars n’aura jamais été aussi long !

Nuit-debout-Besançon

MANIFESTATION

samedi 9 avril à 10 H – Place Révolution


Besançon : Communiqué suite aux violences policières

Voici le témoignage d’une manifestante, ainsi que les images de la honteuse répression dont ont été victime nos camarades ce jeudi 24 au soir.

Un rassemblement a également eu lieu ce vendredi 25 mars à 13 H devant la préfecture, pour dénoncer l’arrestation musclée du copain de l’AMEB, ainsi que l’arrestation de deux syndicalistes lors du rassemblement de soutien devant le commissariat, dont le secrétaire général de l’UD CGT. Environ 200 personnes y ont participé.

rassemblement-préfecture

Une prise de parole de la CGT invitait à poursuivre la mobilisation contre la Loi travail malgré les intimidation policières et à faire de la journée du 31 mars un succès massif. Le Comité de mobilisation des étudiant-e-s a quant à lui dénoncé le caractère absurde et violent de l’arrestation du jeune militant étudiant qui se rendait à sa convocation et des militants syndicaux, et a appelé à poursuivre le mouvement sans céder aux provocations policières.

Etat d’urgence Etat policier, on nous empêchera pas de manifester !

RDV LE 31 MARS À 11 H – ESPLANADE DES DROITS DE L’HOMME (MAIRIE) CONTRE LA LOI TRAVAIL

LA LUTTE CONTINUE !