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Congo : Répression des chrétiens – Fin de la « françafrique », vraiment ?

AP Photo/Jerome Delay

 

C’est mercredi matin seulement que l’Union européenne a réagi à la sanglante répression, dimanche, de la marche des chrétiens, dans plusieurs villes du Congo. Les marcheurs réclamaient l’application de l’Accord de la St-Sylvestre 2016, qui balise le chemin vers des élections consensuelles, mais le régime du président hors mandat Joseph Kabila ne l’applique pas. Les observateurs notent, en outre, qu’il ne s’agit que d’une déclaration du porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, et non des 28 pays membres.

La déclaration des services de Mme Mogherini note la “grave atteinte à la liberté d’expression”, condamne “les arrestations arbitraires” et appelle à “la libération immédiate des détenus”, ajoutant que “les autorités congolaises ont le devoir de protéger leurs citoyens et non de les réprimer”.

Un texte qui semble en deçà des conclusions du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE du 11 décembre, qui rappelait notamment aux autorités politiques et policières congolaises “que leur responsabilité individuelle est engagée en cas de graves violations des droits de l’homme (…) d’action ou de déclaration qui constituent des entraves à la mise en oeuvre de l’Accord” de la St-Sylvestre 2016.

Selon nos informations (voir La Libre du 3 janvier), ce retard est imputable à deux pays membres ayant des intérêts industriels au Congo, qui se sont opposés à une déclaration commune des ambassadeurs de l’UE à Kinshasa ainsi qu’à un texte des 28, lui préférant une prise de position de Mme Mogherini parce qu’elle les engage moins.

Selon les journalistes français Sonia Rolley (RFI) et Christophe Rigaud (Afrikarabia), ces deux pays seraient la France et l’Espagne. En juin dernier, l’hebdomadaire Jeune Afrique avait déjà souligné que l’Espagne faisait profil bas au sein du Conseil européen des Affaires étrangères lorsqu’il était question de sanctionner le régime Kabila… LIRE LA SUITE


Prison : Briser les barreaux – Pour en finir avec ce modèle archaïque

C’est désormais une tradition locale, pour la 9ème année consécutive, et de manière complètement autonome, avec quelques camarades nous organisons un feu d’artifice pour les détenus de la maison d’arrêt de la Butte et plus généralement en solidarité avec tou.te.s les embastillé.e.s !

Parce que la prison n’a jamais été, et ne sera JAMAIS une solution ! Nul besoin d’être un.e spécialiste, il n’y a qu’à observer les chiffres : 59% de récidives ! [1] (contre 20% dans les pays scandinaves qui ont choisi la voie de la réhabilitation à celle de la prison) La prison en France ne consiste pas seulement en la « privation de liberté », il y a une véritable volonté de brimer les détenu.e.s, de saper leur moral, de leur infliger une double peine quelque part. Les symboles judéo-chrétiens ne sont pas bien loin, le/la détenu.e doit faire « amende », payer par le « châtiment », pour ses « péchés », Amen. Les matons sont les nouveaux garde-chiourmes, payés pour brimer les détenu.e.s, briser la confiance qu’ils/elles ont en eux/elles… ce qui leur ôte presque tout espoir, presque toute dignité, donc presque toute possibilité de reconstruction dans cette (mortifère) société.

Alors certain.e.s de vous vont se demander si je débloque quand je dis, en tant qu’anarchiste, que je suis contre la prison ; certains vont se demander que ferons-nous des pédophiles, des violeurs et des meurtriers, c’est légitime. Sachez que je n’ai pas de solution miracle, que je souhaite tout réinventer avec vous tou.te.s, aucun.e anarchiste sincère ne peut vous proposer un « mode d’emploi » dans aucun domaine ! Néanmoins, rien ne nous empêche individuellement ou collectivement dans des organisations d’avoir des réflexions à ce sujet.

D’abord, il faut savoir que dans les chiffres clés de la Justice 2017, sur 1.029.712 condamnations pénales prononcées, seulement 2432 concernaient des crimes, 608.803 des délits et 418.477 concernaient des contraventions. (source : justice.gouv.fr)

Comme vous pouvez le voir, les meurtriers, violeurs, pédophiles ne représentent qu’une infime minorité des procédures. De plus, plus le crime est grave, moins le taux de récidive est important ; ainsi 4% des violeurs récidivent et 3,6% des meurtriers contre 17% chez les voleurs/receleurs.

Personnellement même si je suis persuadé qu’à long terme il faudra détruire la prison, engager une vraie réflexion sur la réparation des fautes, je suis contre le fait de relâcher dans la nature violeurs, pédocriminels et assassins. Bien sûr dans mon idée nous pourrons assouplir leur peine, le but n’est pas de faire souffrir le/la détenu.e comme c’est le cas actuellement, c’est inefficace, cela empêche le/la détenu.e de se réhabiliter et donc augmente le risque de récidive. L’idée ici est de protéger la société, pas de brimer ; je pense notamment aux pédocriminels qui subissent la triple peine, les autres détenus ainsi que les matons sont souvent plus durs que le procureur envers eux, certains se faisant même un devoir de les violer. Vous percevez la spirale ?

Vous l’aurez compris je n’ai pas de solution extraordinaire pour ce type de détenu.e, nous devrons réfléchir tou.te.s ensemble à quelque chose d’efficace. Je reste persuadé qu’une société qui maltraite, tourmente ces personnes, s’abaisse quelque part à leur niveau et leur renvoie une image extrêmement négative. Pourquoi chercheraient-ils/elles par la suite à s’intégrer, devenir quelqu’un de meilleur, dans une société qui est intrinsèquement mauvaise, où rien n’élève l’esprit ? Où tout n’est que brimade, violence, culture du viol… ??? La prison sert juste à ne surtout pas remettre en question le modèle qui produit la/le détenu.e, à diviser le monde entre « gentils » et « méchants », comme si il n’y avait pas de nuances, comme si il n’y avait pas de causes à ces effets. C’est comme la médecine marchande, qui propose des remèdes aux effets du capitalisme sur nous. Un bon exemple est la dépression : hop ! On te met sous antidépresseurs. Cela ne change absolument rien au fond de ton problème, cela te permet juste d’atténuer tes maux, de les rendre plus supportables, pour pouvoir continuer à être exploitable par le système.

Parlons maintenant de la majorité des détenu.e.s, celles/ceux qui ont commis des délits (vol/recel, trafic de stupéfiants…), je suis pour leur libération immédiate. Ils ne représenteront plus une menace dans une société qui aura aboli l’argent, le salariat, qui aura instauré le partage équitable des richesses entre tou.te.s. Pourquoi voler ce que je pourrai avoir en échange d’autre chose ou d’un service ? Tou.te.s au service de tou.te.s !

Idem pour le trafic de stupéfiants, il disparaîtra puisque la misère qui l’engendre ne sera plus également, il n’y aura plus lieu de s’enrichir pour se sortir partiellement de sa condition. Quand aux consommateurs, ils/elles pourront trouver des produits de qualité, qui ne sont pas coupés pour être rentabilisés, faire leur propre culture, échanger entre elles/eux dans des groupes, échanger avec des professionnels de santé… La prévention aidera bien plus que la répression, la parole plus que le silence et la prohibition, qui eux engendrent le trafic, le repli sur soi à cause du stigmate « drogué.e » et donc augmente les attitudes à risque avec les drogues.

Il m’est difficile de parler du trafic de stupéfiants sans parler de ce ceux à qui profite le crime. Bien souvent, on entend parler du dealer qui se ferait plusieurs milliers d’euros par jour. Je ne dis pas que c’est impossible, simplement que ce n’est qu’un petit maillon de la chaîne. Ceux à qui cela profite vraiment ne vivent pas en cité HLM, ils ont de magnifiques propriétés, ceux-là sont rarement inquiétés. Pourtant sans eux le trafic serait fortement limité. En effet, comment la drogue passerait-elle si facilement les frontières ? Il faut bien corrompre à tous les niveaux pour écouler des tonnes de produits stupéfiants sur un territoire. Encore une fois je ne tiens pas à viser le petit maillon de l’immense chaîne, le douanier, mais plutôt le haut du panier, comme par exemple l’ex chef de la brigade des stups, François Thierry, soupçonné d’implication dans un vaste trafic, ayant notamment protégé Sofiane Hambli, l’un des plus gros trafiquants d’Europe, qui vivait luxueusement à Paris dans un appartement de 300 mètres carrés, boulevard Exelmans.

En conclusion j’insiste sur le fait que la prison ne résout absolument rien, elle n’est que la mise en scène d’une pièce de théâtre, dans laquelle se jouent des drames humains bien réels, eux. Elle permet la perpétuation sans fin de ces drames, sans jamais s’attaquer aux racines des maux. Sur environ 1.000.000 de condamnations pénales, l’ensemble des crimes ne représente que 0,24% du total. La surpopulation carcérale est fabriquée de toutes pièces par les dirigeants pour engraisser les investisseurs privés, qui font encore une fois fortune sur la misère.

Par ce feu d’artifice, nous affirmons notre solidarité avec tou.te.s les personnes incarcéré.e.s, sans distinction, dans le monde entier. Nous affirmons notre refus ce ce monde fait de barrières, de clôtures, de frontières et de prisons, qui ne résolvent absolument rien pour nous. Tournons enfin la page avec ce modèle inefficace et contre-productif au possible !

[1] Étude de 2011 d’Annie Kensey, chercheuse et démographe de l’Administration pénitentiaire


Burkina Faso : Forte mobilisation des étudiant.e.s à l’occasion de la venue de Macron

Des pneus ont été enflammés par des étudiants à l’approche du convoi de la délégation française.

Un autre son de cloche quand à la visite d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou. Beaucoup d’étudiant.e.s se sont vu.e.s refuser l’accès au campus par un très important dispositif policier, ce qui a entraîné des heurts, certain.e.s d’entre elles/eux voulaient poser des questions légitimes au Président français et dénonçaient la mobilisation de tout le système éducatif pour sa visite. Lire la suite


Une révolution volée

« Mort à tous ceux qui s’opposent à la liberté des travailleurs » – Drapeau anarchiste ukrainien

Cet article fait écho au centenaire de la révolution russe d’octobre 1917. A coup sûr nous verrons commémorations vibrantes et drapeaux rouges brandis. Nous entendrons quelques fossiles post-staliniens s’accaparer une révolution qu’ils n’ont, en vérité, que prise en chemin, la création des soviets étant bien antérieure. Sous le masque d’un soi-disant « matérialisme historique », ils se targueront de conquêtes totalement usurpées. Lire la suite


1er mai libertaire

Retrouvons nous lundi 1er mai pour la traditionnelle manifestation et le repas (place Marulaz). Pour rappel, nous ne fêtons pas le travail au contraire nous voulons l’abolir ; cette manifestation est avant tout à la mémoire de nos camarades anarchistes : Albert Parsons, August Spies, Michael Schwab, George Engel, Adolph Fischer, Samuel Fielden et Louis Lingg, emprisonnés à vie ou exécutés sans aucune preuve tangible par la police de Chicago à la suite de la manifestation du 1er mai 1886. (voir article plus détaillé sur les origines du 1er mai libertaire)

EN 2017 LA LUTTE CONTINUE ENCORE ET TOUJOURS !


Besançon : Manifestation samedi 4 mars en solidarité des migrant-e-s

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Iran : 27ème anniversaire du massacre des opposant-e-s au régime

Le mois d’août marque le 27e anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran (1 août 1988).

En été 1988, un mois après que Rouhollah Khomeini fut contraint d’accepter un cessez-le-feu dans sa guerre de huit ans contre l’Irak, le dirigeant fondamentaliste du régime des mollahs a ordonné l’exécution de tous les prisonniers politiques affiliés au principal groupe d’opposition, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).

Lors de cette tuerie brutale, 30.000 prisonniers sans défense ont été sommairement exécutés. Des avocats internationaux et des défenseurs des droits de l’Homme ont décrit ce massacre comme le plus grand crime contre l’humanité resté impunis commis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Vers la fin de la guerre Iran-Irak, quand Khomeini a constaté que sa défaite militaire dans cette guerre était imminente, il a décidé de se venger contre les prisonniers politiques. Il a émis une fatwa (un décret religieux) ordonnant le massacre de tous ceux qui ne s’étaient pas repenti et n’étaient pas disposés à collaborer pleinement avec le régime.

Khomeini décréta : « Tous ceux qui sont liés aux ‘Monafeghine’ [‘hypocrites’, terme péjoratif utilisé par le régime des mollahs pour designer les Modjahédine du peuple] doivent être exécutés. Les ennemis de l’islam doivent être anéantis immédiatement. ». Il a ajouté : « Tous ceux qui sont dans des prisons à travers le pays et qui persévèrent dans leur soutien envers l’OMPI sont en guerre contre le Dieu et sont condamnés à mort. C’est naïf d’être miséricordieux à l’égard de ceux qui sont en guerre contre le Dieu. »

Le régime iranien n’a jamais reconnu officiellement ces exécutions et n’a jamais fourni la moindre information sur le nombre des prisonniers qui ont été sommairement exécutés. Des jeunes filles, des étudiants, des personnes de tout âge et beaucoup de prisonniers qui avaient déjà purgé leur peine avant 1988 ont été parmi les personnes qui ont ainsi disparues en l’espace de quelques semaines. Leurs corps ont été jetés dans des fosses communes, notamment au cimetière Khavaran situé près de Téhéran.

Khomeini avait ordonné la mise en place d’une « Commission d’amnistie » pour les prisonniers. En réalité, celle-ci était une Commission de la mort, composée de trois personnes : un représentant du ministère des Renseignements, un juge religieux et un procureur. La plupart des procès ne duraient que quelques minutes et ressemblaient davantage à une séance d’interrogatoire. Les questions examinées par la commission étaient les suivantes : Est-ce que le prisonnier a encore une quelconque sympathie à l’égard de l’OMPI ? Es-ce que le prisonnier est prêt à collaborer pleinement avec le régime contre l’OMPI ? Si les membres de cette commission tripartite constataient dans les propos ou le ton employé par le prisonnier le moindre signe montrant sa sympathie à l’égard de l’OMPI, ils ordonnaient l’exécution immédiate du prisonnier. La mission de cette Commission de la mort était de déterminer si le prisonnier était « un ennemi du Dieu ou pas ». En évoquant l’OMPI, si le prisonnier employait le terme « Moudjahidine » au
lieu du terme péjoratif « Monafeghine » utilisé par le régime, il était immédiatement envoyé vers la potence.

A ce jour, aucun des auteurs du massacre des prisonniers politiques en été 1988 en Iran et aucun des hauts responsables du régime des mollahs, dont le guide suprême de ce régime, Ali Khamenei, n’ont été traduits devant la justice.iran-massacre

Source : http://www.ncr-iran.org/fr/communiques-cnri/droits-humains/16271-27e-anniversaire-du-massacre-de-30-000-prisonniers-politiques-en-iran.html


Besançon : 1er mai libertaire

Comme chaque année, le milieu anarchiste bisontin organise le 1er mai libertaire. Rendez-vous à 10 H place de la Révolution pour une manifestation. Rejoignez nous sous les drapeaux noirs. Puis à 12 H, repas (prix libre) + buvette et après-midi festif place Marulaz.

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À LIRE ÉGALEMENT : Les origines du 1er mai libertaire


Grèce : destruction des locaux de Tiresias par les anarchistes

Mercredi 16 décembre, vers 9h du matin, au nord d’Athènes, 14 membres du groupe anarchiste Rubicon sont arrivés casqués sur des motos et ont rapidement dévasté les bureaux de « Tiresias ». Cette administration très spéciale recensaient, dans une immense base de données, la liste des emprunteurs insolvables de façon à les expulser de leur logement et à saisir leurs biens, notamment depuis la récente réforme du code civil accordée par Tsipras à la Troïka. Une réforme qui a encore aggravé la situation précaire des classes populaires en Grèce. Même « parmi les classes moyennes, beaucoup de personnes sont également susceptibles de perdre leur logement » selon une étude récemment rendue publique par un groupe de chercheurs en sciences sociales. Une situation qui rappelle celle des expulsions massives en Espagne, notamment en Andalousie*, causant de nombreux suicides.

Aucun ordinateur ou imprimante n’aurait échappé aux coups de marteau du groupe Rubicon :

Mercredi soir, la police a arrêté 7 suspects. Mais jeudi et vendredi, de nombreuses personnes ont salué cette action et ont demandé la libération des emprisonné-e-s menant ce genre d’actions qualifiées « d’interêt général » contre « la barbarie capitaliste en Grèce ».

Source : http://blogyy.net/2015/12/19/parmi-les-actions-de-resistance-qui-se-multiplient-en-grece/


Homosexualité : État des lieux dans le monde

J’ai souhaité me pencher sur l’actualité internationale autour du thème de l’homosexualité, pour me mettre au courant de la situation que vivent les homosexuel.le.s à travers le monde. Même si des changements sont en train d’être opéré, ils restent encore timide et fragile dans certains coins du globe. J’ai fait dans cet article une liste non exhaustive par ordre alphabétique de différents pays.

Algérie

C’est le même rituel depuis neuf ans. Allumer une bougie le 10 octobre à 20 h, à l’occasion du TenTen, pour mettre en lumière la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) algérienne. Mais cette année, l’initiative lancée par l’association Alouen prend une tout autre dimension. En Tunisie, la société civile a jeté un pavé dans la mare en demandant l’abrogation de l’article 230 du Code pénal selon lequel « la sodomie et le lesbianisme » sont passibles de trois ans de prison. Un sursaut qui pourrait donner des idées à l’Algérie, où l’homosexualité est aussi un crime.

Ce délit est en effet puni par les articles 333 et 338 du Code pénal : « Tout coupable d’un acte d’homosexualité est puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 500 à 2 000 DA [dinars algériens, de 4 à 16 euros]. Si l’un des auteurs est mineur de 18 ans, la peine à l’égard du majeur peut être élevée jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 10 000 DA d’amende [84 euros]. »

Malgré cette chape de plomb, la parole se libère en Algérie. De plus en plus d’homosexuels osent ainsi affronter le regard des autres mais surtout de leur famille en faisant leur coming out. Une petite révolution dans un pays pétri de traditions musulmanes et patriarcales. Portraits croisés. (Les prénoms ont été changés.)

Smaïn, 34 ans : « Ma mère a toujours l’espoir que je me marie »

Son coming out, Smaïn l’a fait lorsqu’il avait 31 ans. « J’étais un peu acculé. Chaque année, depuis mes 20 ans, il y avait toujours un moment où quelque chose tombait entre les mains de la famille, même si je faisais attention. J’avais fait un travail sur moi-même, du coup, lors de l’énième incident, j’ai décidé d’arrêter d’essayer de me camoufler avec des bobards plus gros les uns que les autres », se souvient l’Algérois. Dans le quartier de ses parents, les voisins parlent.

À chaque fois, par une pirouette parfois des plus acrobatiques, Smaïn parvient à faire croire au malentendu. Et puis un jour, la mère de Smaïn tombe son journal intime. « J’étais en couple et j’échangeais beaucoup de lettres avec mon homme. Elle s’est mise à crier et à me dire que même si ça n’était que des histoires, ce n’était pas des choses à écrire. » Le jeune homme décide alors de ne plus se défausser et prononce l’imprononçable. Des cris, des pleurs mais aussi beaucoup de violence verbale.

« Je l’ai vécu très mal parce que pendant très longtemps, j’ai pensé que tout le monde le savait mais faisait semblant. Ce jour-là, les masques sont tombés. Ma mère a vraiment exprimé sa rage. J’ai eu droit à ‘Va t’enfermer dans un appartement avec un autre homme, vous mourrez du sida de toute façon' », raconte Smaïn. Contre toute attente, son père, lui, se montre bien plus modéré. « J’ai toujours eu le sentiment que mon père allait mal réagir et que ma mère me protègerait parce que l’amour d’une mère est inconditionnel. Finalement, c’était l’inverse. Il avait accepté la chose. Elle faisait tout pour se mentir à elle-même », regrette-t-il en insistant sur « les signes qui n’étaient pas trompeurs » dans son « comportement ».

Smaïn raconte alors une anecdote qui peut prêter à sourire : « Une fois, j’ai un voisin qui est tombé sur une photo de moi sur un site de rencontres avec une annonce on ne peut plus explicite. Ça a fait le tour du quartier. Quand ma mère m’a demandé des explications, je lui ai dit que je devais de l’argent à quelqu’un qui s’était vengé de moi en créant un faux profil. Une histoire a dormir debout. Elle y a cru parce qu’elle préférait que je mente. »

Chassé du domicile familial, il s’installe chez un ami puis trouve rapidement une location. Un « mal pour un bien » insiste le jeune homme. L’occasion pour lui de prendre du recul et de revoir ses relations avec la famille. « L’étape suivante, à savoir reconstruire ce qui avait été brisé, a été plus compliqué. Il y a eu un accord tacite : on le sait mais on n’en parle plus. » Si dans la fratrie, l’homosexualité de Smaïn a été acceptée de manière inégale, le regard de la société reste parfois le grain de sable qui vient enrayer la machine. Devant les « potes du quartier », son jeune frère, pourtant « bienveillant à son égard », n’affiche pas sa tolérance. « Il ira dans leur sens en disant : ‘Il faut les brûler, c’est des pédés !' » Les relations sont plus compliquées avec sa jeune sœur. Une sorte de guerre froide. « Quand ma mère a commencé à montrer des signes d’acceptation, elle était toujours là pour relancer la chose. Je ne venais plus à la maison à cause d’elle. Je n’avais plus mon mot à dire. Elle estimait que je ne partageais pas leurs valeurs. »

Aujourd’hui, Smaïn vit seul. Une distance avec ses parents qui permet une « relation sereine ». Parfois, le naturel revient cependant au galop. « Si je viens passer mes congés chez eux, très vite, ma mère remet des sujets sur le tapis comme le mariage. Elle a toujours de l’espoir. Elle tente toujours », s’amuse-t-il. Sa vie amoureuse, elle, semble avoir été mise entre parenthèses. « J’étais en couple lorsque j’ai fait mon coming out. Nous avions des visions totalement différentes sur cette question, notre couple s’est fissuré. Pour lui, il était inadmissible de dire à ma mère que j’étais gay. Il voulait que je revienne dessus, que je lui dise que j’étais sous influence. Ça a pourri notre relation. Elle a fini par exploser quand il a commencé à me dire qu’il allait se marier, qu’il ne pouvait pas faire ça à ses parents. Je ne voyais pas l’intérêt de continuer », regrette le trentenaire.

Trois ans se sont écoulés depuis. Seul. « J’ai un peu perdu la foi. J’ai des petites histoires mais je ne suis pas disposé à revivre une relation à moins que l’autre partage mes positions en assumant son homosexualité. J’aimerais rencontrer quelqu’un qui me dise que se marier avec une femme est inenvisageable. » Entier. Pour Smaïn, impossible de faire semblant d’être hétéro pour se fondre dans le paysage. L’accepter tel qu’il est est « une chose inconditionnelle ». Et ce, même si la société algérienne n’est pas encore prête à accepter la différence.

Il évoque un monde tiraillé entre deux visions différentes : la jeunesse branchée sur Internet, ouverte sur la culture occidentale ; et les adultes pétris de valeurs de patriarcales, de traditionalisme mais aussi d’un islam hypocrite. « Ils parlent des valeurs à défendre alors qu’ils font les 400 coups. Je ne dis pas que je n’ai pas d’espoir mais je ne dirais pas non plus qu’on va vers une amélioration de la situation. Si je compare avec la Tunisie, on est en décalage total. Il y a des homos qui se sont sentis assez en sécurité pour créer une association. En Algérie, c’est inenvisageable. Si demain je poste une vidéo sur YouTube pour dire que je suis homo, je me ferai tabasser en sortant de chez moi. »

D’autres témoignages et article complet ici.

Egypte

L’homosexualité n’est théoriquement pas illégale en Egypte et pourtant…

Le 15 février, veille de la vente des 24 avions Rafale (entre autres) de la France à l’Egypte, un jeune Egyptien tentait de se suicider en s’immolant par le feu. L’individu faisait partie des 26 personnes arrêtées par la police (et acquittées depuis, le 12 janvier) lors de la rafle, fin 2014, dans un hammam du Caire soupçonné d’être un lieu de rencontre homosexuelles.

L’opération policière avait été orchestrée par Mona Iraqi, une «journaliste» de la chaîne de télévision privée Al Kahera Wal Nas, et entendait démontrer l’action du régime ultra-conservateur à la tête du pays. Si l’homosexualité n’est théoriquement pas illégale en Egypte – la plupart des prévenus de cette affaire étaient ainsi accusés de «débauche et d’attentat à la pudeur» – plusieurs condamnations visant des gays ont été prononcées ces dernières années.

Ce dramatique rebondissement est intervenu quelques heures avant la publication d’une enquête de Buzzfeed sur les étranges méthodes de «détection» de l’homosexualité des médecins égyptiens chargés d’examiner les hommes arrêtés. Pour «distinguer» un homosexuel, le docteur Maged Louis indique par exemple, et le plus sérieusement du monde, que «la forme de l’anus va changer, devenant anormale et similaire à celle d’un vagin». Ce directeur adjoint de l’autorité médico-légale liée au ministère de la Justice livre d’autres observations physiologiques saugrenues, et se justifie en déclarant : «Tout ce que je dis relève de la science et est écrit dans des livres, les médecins du monde entier le savent bien.»

L’un des ouvrages en question, cité par le prédécesseur de Maged Louis dans une interview de 2003 à Human Rights Watch, vient d’ailleurs de France. Publiée pour la première fois en 1857, cette Étude médico-légale sur les attentats aux mœurs est signée Auguste Ambroise Tardieu, homophobe notoire capable d’écrire «scientifiquement» les insanités ci-dessous présentées comme signes tangibles d’homosexualité :

infamie-1Juste après cet hallucinant passage, il poursuit : «Un trait non moins caractéristique, et que j’ai observé cent fois, c’est le contraste de cette fausse élégance et de ce culte extérieur de la personne avec une malpropreté sordide qui suffirait à elle seule pour éloigner de ces misérables.» La troisième édition de son étude parue en 1859 (et dont la Bibliothèque nationale de France propose une archive en ligne) se penche longuement sur les supposées caractéristiques anales des homosexuels, non sans avoir livré au préalable cette puissante remarque :

infamie-2Tardieu n’est bien sûr pas la seule «source» des médecins égyptiens, mais les propos relevés par Buzzfeed au Caire attestent bien d’une vision aussi rétrograde que médicalement incorrecte sur la question, allégrement contredite dans l’article par des experts occidentaux interrogés et assez stupéfaits.

Depuis l’arrivée à la présidence de Abdel Fattah al-Sissi en mai 2014, le climat anti-gay en Egypte s’est accru, et au moins 150 personnes soupçonnées d’être homosexuelles ont été arrêtées dans le pays en 2014. Si le récent acquittement dans l’affaire du hammam a été perçu par beaucoup comme une avancée, personne n’est dupe. Interrogée par l’AFP en janvier dernier, Bouthaina Halim, lesbienne de 34 ans, déclarait que la décision de la justice n’était pas «une victoire pour la liberté de choix de l’orientation sexuelle, que l’Etat et les médias continueront de criminaliser et de persécuter».

Source : http://www.liberation.fr/planete/2015/02/18/egypte-les-archaiques-methodes-de-detection-des-homosexuels_1204931

 

États-Unis

LOUISIANE: LA LOI ANTI-SODOMIE TOUJOURS EN VIGUEUR
Malgré des progrès en matière d’égalité sur l’ensemble des États-Unis, certains États conservateurs continuent de s’accrocher à des lois obsolètes. C’est le cas de la Louisiane qui a raté une occasion d’abroger une loi criminalisant la sodomie vieille de 200 ans. Pour une partie des Représentant.e., elle permet de protéger les enfants contre les prédateurs sexuels. Pourtant cette loi a davantage servi les forces de l’ordre à commettre des abus, en piégeant des hommes sur des lieux de drague jusque récemment en 2013. Une loi devait donc permettre son abrogation, et si un comité l’a approuvée à 9 voix contre 6 la semaine dernière, les membres de la Chambre des Représentant.e.s l’ont finalement rejetée le 15 avril à 67 voix contre 27, avec 11 abstentions.

Même si elle est considérée comme anti-constitutionnelle depuis 2003 avec l’affaire menée devant la Cour suprême Lawrence v. Texas, la loi anti-sodomie de Louisiane continue d’être défendue par des groupes conservateurs comme le Louisiana Family Forum : «Elle est en accord avec les valeurs de la Louisiane qui considèrent ce comportement comme dangereux, malsain et immoral.» Pour les militant.e.s LGBT, le rejet de cette loi est difficile à encaisser :

«Durant l’été, les membres de la Chambre étaient prompts à annoncer leur soutien à l’abrogation, quand toute la nation avait les yeux braqués sur eux et qu’il y avait une pression, a déploré Tim S. West, président d’Equality Louisiana. Une fois qu’ils ont été remercié pour avoir dit ce qu’il fallait dans les médias, la Louisiane a échoué à mettre des actions derrières ses belles paroles.»

Source: http://yagg.com/2014/04/18/etats-unis-une-legislation-homophobe-maintenue-en-louisiane/

  1. Un collégien américain entend en moyenne des commentaires homophobes (« pédé », « tapette », « gouine », etc.) 26 fois par jour.
  2. Dans 97% des cas, les enseignants n’interviennent pas.
  3. 80% des jeunes gays et lesbiennes souffrent gravement d’isolation sociale.
  4. 53% des élèves entendent des commentaires homophobes de la bouche des enseignants et administrateurs de l’école.
  5. 28% des élèves gays quittent l’école avant d’obtenir leur diplôme, contre seulement 11% des élèves hétérosexuels.
  6. 26% des jeunes gays sont mis à la porte du foyer familial par leur parents.
  7. 19% des jeunes gays et lesbiennes sont victimes d’agressions physiques à cause de leur orientation sexuelle.
  8. Le taux de suicide est 4 fois plus élevé chez les adolescents gays que chez les hétérosexuels.
  9. Dans 40 Etats américains sur 50, un enseignant peut être licencié parce qu’il est gay.
Source: Commission sur la jeunesse gay et lesbienne du Massachusetts

France

Une exposition de photos sur « l’universalité du sentiment amoureux », représentant notamment des couples homosexuels, a été taguée d’inscriptions homophobes, vendredi soir, à Toulouse. Une dégradation que dénonce l’artiste, Olivier Ciappa.

Une exposition de photographies représentant des célébrités dans la peau de couples homosexuels a été vandalisée, dans la soirée du vendredi 4 décembre, à Toulouse. « L’exposition vient d’être détruite par six jeunes violents qui refusent qu’on fasse ‘la promotion de ce mode de vie’ », a déploré l’artiste à l’origine de ce projet, Olivier Ciappa, sur Facebook.

« Ils ont déchiré en plusieurs morceaux les panneaux extérieurs montrant avec douceur des couples gays, des familles homoparentales mais aussi celles avec les hétérosexuels, celles avec des familles monoparentales et même les personnes en fauteuil roulant », ajoute le photographe, qui présentait son travail sur les grilles du Jardin du Grand Rond.

destruction-homophobe-1 destruction-homophobe-2Source : http://www.france24.com/fr/20151205-france-exposition-homosexualite-vandalisee-toulouse-photos-olivier-ciappa

Même si la France a adopté le mariage pour les couples homosexuels, ainsi que la possibilité pour ceux-ci d’adopter des enfants ou de se faire aider par la médecine avec la PMA (procréation médicalement assistée), la société française nous a prouvée lors des marches organisées par «la manif pour tous» qu’elle était en partie bien homophobe, bien réac et profondément arriérée.

Récemment, les homosexuel.le.s ont été autorisé à donner leur sang… s’ils/elles n’ont pas eu de rapport sexuel depuis 1 an !

 

Maroc

Une campagne a été lancée sur Internet fin de semaine dernière sur la plateforme Avaaz demandant au ministre de la justice Mustapha Ramid la dépénalisation de l’homosexualité au Maroc.

La pétition a été initiée par un groupe d’activistes homosexuels marocains affiliés au groupe Akaliyat de lutte contre la criminalisation et la discrimination des minorités sexuelles et religieuses.

Ils dénoncent, écrivent-ils, « la persécution et la répression dont souffrent des dizaines d’homosexuels au Maroc » et demandent au ministre de la Justice, Mustapha Ramid, d’annuler les dispositifs qui criminalisent l’homosexualité car ils vont à « l’encontre de la liberté individuelle ».

La semaine dernière, la jeune Rajaa, jeune lesbienne marocaine avait demandé à visage découvert plus de tolérance au Maroc envers les minorités sexuelles :

“L’amour n’est pas un péché, l’amour n’est pas un crime. Aimez qui vous voulez, où vous voulez et répandez l’amour où que vous soyez”

Au Maroc, l’homosexualité est punie par l’article 489 du code pénal d’une peine de six mois à trois ans de prison et une amende de 1000 dirhams.

Source : http://www.bladi.net/depenalisation-homosexualite-maroc,43904.html

 

Russie

Pour dénoncer l’homophobie, deux jeunes Russes se filment en caméra cachée.

La vidéo, mise en ligne dimanche 12 juillet, sur la chaîne YouTube ChebuRussiaTV spécialisée dans les caméras cachées, a déjà été visionnée plus de trois millions de fois. L’homosexualité a été dépénalisée en 1993 en Russie mais reste encore très largement réprouvée. Une loi votée en 2013 par Vladimir Poutine punit tout acte de « propagande » homosexuelle.

 « On s’est dit que c’était étrange que, d’un côté de la planète, deux garçons qui se donnent la main soit vu comme quelque chose de normal. Alors on voulait voir comment les Russes allaient réagir », explique l’un des deux protagonistes au début de la vidéo, confiant avoir eu l’idée de cette expérience après l’annonce de la légalisation du mariage homosexuel aux Etats-Unis.

 

TUNISIE

Marwen, le jeune homme condamné en première instance à un an de prison ferme pour « pratiques homosexuelles », a été condamné à deux mois de prison ferme et 300 dinars d’amende en appel, selon avocate Fadoua Braham, contactée par HuffPost Tunisie.

Ayant déjà purgé cette peine en passant les deux mois en prison à attendre le procès en appel, il est désormais libre.

« Certes cette peine est plus clémente, mais ça reste une condamnation, c’est pour cela qu’ on compte pourvoir en cassation », a ajouté Fadoua Braham.

« Je suis content pour sa libération , mais on est encore loin. Le mal est déjà fait! », a déclaré au HuffPost Tunisie Hedi Salhy, vice président de l’association « Shams » pour la dépénalisation de l’homosexualité, contraint à quitter le pays après avoir reçu des menaces de mort.

« Aujourd’hui, les médias relatent l’affaire d’un jeune homme de 24 ans assassiné par son frère à la ville de Fahes ( Gouvernorat de Zaghouan) parce qu’il est homosexuel, ceci dénote du degré de la violence à l’égard des homosexuels et ce, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. Pire encore, des politiciens et des médias nourrissent cette haine », a renchéri Hedi Salhi.

Lors de la deuxième audience de son procès en appel, le jeune homme a demandé un non-lieu au tribunal de Sousse , selon son avocate Fadoua Braham.

« Il a dit au juge qu’il allait être diplômé cette année, qu’il allait chercher du travail et que ce serait très difficile avec un casier judiciaire », a-t-elle ajouté.

Interpellé en septembre pour être interrogé dans le cadre d’une affaire d’homicide, le jeune homme avait nié toute implication dans le meurtre mais a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime. La police avait alors, selon son avocate, rédigé un autre procès-verbal et l’avait obligé à se soumettre à un examen anal.

L’étudiant avait ensuite été condamné à un an de prison pour homosexualité lors du procès en première instance par le tribunal de Sousse sur la base de l’article 230 du code pénal qui criminalise l’homosexualité. Il a fait appel et a été remis en liberté provisoire début novembre en échange du paiement d’une caution de 500 dinars.

Cette affaire a entraîné une levée de boucliers. Plusieurs associations de défense des droits humains ont condamné le test anal, une pratique « cruelle », « inhumaine » et « dégradante », contraire aux lois internationales et pouvant être assimilée à un acte de « torture ».

Comme Marwen, six autres étudiants ont été condamnés le 10 décembre par un tribunal à Kairouan à trois ans de prison ferme et cinq ans d’interdiction de séjour dans cette ville.

Ils ont été également sommés de subir un test anal, censé prouver leur culpabilité, selon leur avocate Boutheina Karkani dans une déclaration accordée au HuffPost Tunisie.

L’association « Shams »pour la dépénalisation de l’homosexualité a notamment réclamé la libération « immédiate » de toutes les personnes « détenues pour leur homosexualité » et lancé une campagne sur internet contre les « tests de la honte », jugeant « scandaleux » le recours à un examen anal.

L’association Mawjoudin a lancé une campagne de sensibilisation sur la nécessité d’abroger l’article 230 du code pénal à travers une série de photos où des artistes, des intellectuels, des blogueurs tels que Selma Baccar, Anissa Daoud, Khamaies Khayatia, Raouf Ben Amor, etc. brandissent un pancarte où il est écrit: « L’article 230, jusqu’à quand? ».

Adoptée en janvier 2014, la Constitution consacre la protection de la « dignité de la personne et son intégrité physique », interdisant toute forme de torture physique ou morale (article 23), ainsi que la protection de la vie privée, « l’inviolabilité du domicile et la confidentialité des correspondances, des communications et des données personnelles » (article 24).

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2015/12/17/tunisie-homosexualite-mar_n_8828110.html

Lire aussi le témoignage de Ahmed, jeune tunisien mis à la porte par sa famille parce qu’il est homosexuel.

Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Soudan du Nord, Yémen ainsi que certaines régions du Nigeria et de Somalie :

Homosexualité = peine de mort !

Entre 70 et 80 pays condamnent encore l’homosexualité.

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Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

 

Si vous êtes homosexuel.le.s, trans, gouines ou d’une autre nature, ne restez pas seul.e ! Des associations, des collectifs existent pour parler librement, regardez sur le web. Vous pouvez également en parler ici, en laissant un commentaire ou m’envoyer un mail : libertairebisontin@riseup.net