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De Besançon à Grenoble en passant par Nantes et jusqu’à Fribourg : Solidarité !

Je reprends le clavier pour crier ma rage quant aux intimidations exercées à l’encontre des camarades d’Indymedia Grenoble, qui mettent à disposition de tou-te-s une plateforme de libre expression sur le web. Suite à l’incendie de la brigade de gendarmerie de Grenoble, jeudi 21 septembre, un communiqué de revendication a été publié sur la dite plateforme par un collectif d’anarchistes. Suite à cela, les services de l’État OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication) ont envoyé une injonction à l’équipe du site pour la sommer de retirer ce communiqué qualifié de « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ». Idem pour les camarades de Nantes. Lire la suite


Deuxième jour du procès antiterroriste : ADN et bouchons de bouteilles

(image d'illustration sans rapport direct avec le contexte)

Le tribunal a essayé de cerner les options politiques des prévenus et les a questionnés sur les traces ADN retrouvées sur un engin incendiaire.

L’ADN de Damien B., l’un des six prévenus jugés à Paris depuis lundi pour association de malfaiteurs “en vue de la préparation d’actes de terrorisme”, a été retrouvé sur le bouchon d’une bouteille. Cette bouteille et cinq autres, raccordées à des fagots d’allumettes et des cigarettes faisant office de retardateur, auraient mis le feu à une dépanneuse de police garée devant un commissariat rue de Clignancourt en mai 2007 si le dispositif avait fonctionné.

Damien B. n’a “aucune explication à donner” :

“J’ai déjà été en contact avec des bouteilles. Je ne m’explique pas que mon ADN se retrouve sur un engin incendiaire.”

Il évoque la possibilité d’un ADN “volatile” puisqu’il ne connaît pas “la nature de la trace retrouvée” : salive, cheveu, poil ou autre.

Comme ses coprévenus, il assume par ailleurs sa condition de militant politique aux côtés des sans-papiers, contre les centres de rétention, contre les prisons. Chez lui, les policiers ont trouvé des tracts, des revues, des affiches, des livres “relatifs à la lutte anarchiste”. “J’ai toujours reconnu m’intéresser à ces sujets-là, pas seulement du point de vue informatif mais aussi militant”, explique Damien B. Le public, venu en soutien, pouffe de rire quand la présidente lui demande s’il a déjà adhéré à Amnesty international ou au Samu social.

Lorsqu’il est interpellé en janvier 2008, les policiers l’associent à la “mouvance anarcho-autonome francilienne”, un terme que Damien B. qualifie de “création policière apparue à un moment dans les journaux”. La présidente promet qu’elle “essaiera de voir ce qui peut se retrouver là-dedans”. Jamais condamné auparavant, il se retrouve mis en examen dans un dossier antiterroriste avec son colocataire de l’époque, Ivan H., un ami, Bruno L., et trois autres personnes accusées d’une série d’actes de sabotage.

Dans le cas de Franck F., la présidente revient longuement sur les autocollants et tracts collés sur son frigo. Accoudé au bureau, il commente la photo de son intérieur et revient sur les images de manifestations en Grèce perquisitionnées chez lui.

L’ADN de Frank F., lui, n’a pas voltigé jusque sous la dépanneuse. Quatre jours après Damien B., en janvier 2008, il est arrêté en voiture avec son amie et co-prévenue, Ines M., par des douaniers “sans doute à la recherche de stupéfiants” au péage de Vierzon. Dans le sac à dos de la jeune femme et dans la voiture sont saisis 1,7 kg de chlorate de soude, du chlorate de potassium, des plans de l’établissement pour mineurs de Porcheville et des livres en anglais et en italien sur le sabotage et les explosifs.

Franck F. a toujours dit qu’il ignorait le contenu du sac et le maintient. Mais, “bien connu des renseignements généraux depuis 2003” pour sa participation à des manifestations et sa présence lors de l’évacuation de squats, il est confié aux services antiterroristes. Même chose pour Ines M., complètement inconnue des RG. Elle s’explique sur le contenu du sac :

“Quelques jours avant, j’ai fait du rangement chez moi et trouvé ces documents, en anglais et en italien, et les plans. J’ai pensé à des affaires égarées par des personnes qui seraient passées par là, et je me suis dit que je n’avais pas très envie de garder ça chez moi.”

La veille de son interpellation, Ines B. lit dans Le Parisien un article sur trois anarchistes arrêtés avec du chlorate de soude. Il s’agit de Bruno L., Ivan H. et Damien B., mais elle dit ne pas le savoir à ce moment-là. “Prise d’une peur irrationnelle”, elle décide de se débarrasser des documents et du chlorate de soude qu’elle avait acheté “pour désherber une souche” et “faire des fumigènes”. Elle compte les transporter dans sa maison de la Creuse, pour “s’en débarrasser ou les éloigner“.

La présidente : “Saviez-vous que le chlorate de soude peut entrer dans la fabrication d’explosifs ?”
Ines M. : “Oui, mais ce n’est pas parce qu’on a entendu parler de quelque chose qu’on en connaît la fabrication et l’usage.”
La présidente : “Saviez-vous que le chlorate de potassium, lui aussi, peut servir à fabriquer des explosifs ?”
Ines M. : “Non. C’est un médicament contre la toux et les maux de gorges, en vente libre en Espagne.”

Sur l’engin incendiaire déposé sous la dépanneuse en 2007, cinq traces ADN ont été retrouvées. Trois correspondent aux ADN d’Ines M., de son frère Xavier M. et de Damien B. Les deux autres restent non attribuées. Ines M. “conteste l’utilisation de l’ADN comme preuve” :

“Je ne m’explique pas sa présence. Il se peut qu’un cheveu se déplace partout, transporté par des objets.”

Placée en détention, elle est transférée de prison en prison, à Sequedin, à Rouen, à Versailles. “On a couru toute la France pour la voir, ça a handicapé sa défense”, tonne son avocat. Mercredi, la présidente compte revenir sur les manifestations de solidarité organisées à l’extérieur pendant la détention de sa cliente [sic].

(Camille Polloni, LesInrocks.com, 16 mai 2012)


Turquie : Plus de 60 anarchistes en garde à vue suite au 1er Mai

Le 14 mai, prenant comme pretexte les évènements lors de la manifestation du 1er mai, et suite à des perquisitions à leur domiciles et dans des lieux anarchistes plus de 60 anarchistes ont été mis-e-s en gardes à vue à Istanbul. Au cours des manifestations du 1er mai, le Bloc Anarchiste, disant « le 1er mai n’est pas un jour de fête mais un jour de rébellion » avait attaqué un certain nombre de banques, de compagnies internationales, et de magasins et entreprises capitalistes comme McDonald’s, Burger King et Starbucks, les billboard, paneaux publicitaires et de caméras de vidéo surveillance qui se trouvaient sur le parcours de la manifestation, avec des marteaux et des batons.

Voir vidéo ici :

http://www.youtube.com/watch?v=H3A1wQK4sgE

Parmi les gardé-e-s a vue, se trouvent une femme enceinte de 8 mois qui n’avait pas participé aux manifestations du 1er mai, et des personnes qui n’avaient pas participé au 1er mai avec les anarchistes. En effet, il semble qu’en ce qui concerne Z. un des gardé à vue, la raison de sa mise en garde a vue serait qu’il s’envoyaient des messages avec les anarchistes sur internet. Toutes ces gardes a vue étant faites sous le régime de l’antiterrorisme, aucune information concernant les nom et le nombre exact des personnes mises en garde à vue ainsi que les motifs de leur garde a vue ne sont communiquées par la police, y compris aux avocat-e-s. La police, n’a pas hésité a faire une déclaration ridicule affirmant que les gardé-e-s a vue feraient partie d’un groupe nommé « les anarchistes ». D’après un texte publié sur un site d’information anarchiste « Bien que nous ne soyons pas en tant qu’anarchistes au courant de l’existence d’un tel groupe nommé « les anarchistes », cette déclaration de la police trahit le motif de l’opération. Mais ces déclaration de la police et des médias qui les reprennent en cœur qui criminalisent les anarchistes, ne parviennent pas à cacher leur inquiétude de ce que l’anarchisme commence à s’enraciner dans les rues. Le fait que les anarchistes qui ont participé au 1er mai sous des banderoles différentes et de manière séparées selon les différents groupes, soient mis-e-s en garde à vue dans le cadre du même dossier et présenté comme s’ils/elles étaient membre d’un même groupe inexistant, est une démonstration de la tactique classique de la police de criminaliser pour neutraliser. Ils ne tarderont pas a voir qu’aucun des complot qu’ils pourront préparer ne parviendra a déraciner les anarchistes.

Parmi les endroits perquisitionnés dans le cadre de cette opération se trouve le café anarchiste 26A à Taksim et l’association Partage et Solidarité se trouvant à Kadıköy. Lors de la perquisition à l’association Partage et Solidarité, les anarchistes se trouvant à l’intérieur ont résisté-e-s un moment avant d’être arrêté-e-s. »

Déclaration de presse du groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste (Devrimci Anarşist Faaliyet) Durant la déclaration de presse qui s’est déroulée a Taksim les slogans « Insurrection, Révolution, Anarchie », « La liberté ne s’enferme pas », « Les gardes à vue, les emprisonnements, ne nous découragerons pas » ; »Vive la solidarité révolutionnaire » ont été a criés a de multiples reprises. Le groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste, qui a fait cette déclaration de presse en plein air avec une banderole disant « L’Anarchisme ne s’enprisonne pas, libération des gardé-e-s a vue », a mis l’accent sur le fait qu’une vague de terreur d’Etat venaient de s’ajoute aux précédantes et que cette fois ci elle visait l’anarchisme et les anarchistes. De nombreuses organisations révolutionnaires, du mouvement social, de la jeunesse kurde, féministes, étudiantes, ont aussi participé en soutien à cette déclaration de presse en plein air.

Dans la déclaration de presse il a été dit que les perquisitions avaient été menée de manière simultanées dans de nombreuses habitations et lieux anarchistes, par les « équipes de lutte contre le terrorisme » masquée et équipées d’armes a longue portée. « Dans cette opération, nos ami-e-s ont été arrêté-e-s et frappés, en outre de nombreux individus anarchistes ont aussi été victime de la terreur des arrestations. » La suite de la déclaration met l’accent sur le but de l’opération : « Dans ces temps où l’anarchisme commence a devenir un mouvement plus large dans ce pays, le but de ces opérations est d’intimider l’anarchisme et les anarchistes qui luttent. Cette opération, faite par l’Etat turc et qui pour la première fois dans son l’histoire prend pour cible les anarchistes, vise directement l’anarchisme et les anarchistes. »

Source :

http://www.internationala.org/index.php/isyan/anarsist-hareket/3293-anari-tutsak-alnamaz.html