Archives de Tag: arrestations

Besançon : Communiqué suite aux violences policières

Voici le témoignage d’une manifestante, ainsi que les images de la honteuse répression dont ont été victime nos camarades ce jeudi 24 au soir.

Un rassemblement a également eu lieu ce vendredi 25 mars à 13 H devant la préfecture, pour dénoncer l’arrestation musclée du copain de l’AMEB, ainsi que l’arrestation de deux syndicalistes lors du rassemblement de soutien devant le commissariat, dont le secrétaire général de l’UD CGT. Environ 200 personnes y ont participé.

rassemblement-préfecture

Une prise de parole de la CGT invitait à poursuivre la mobilisation contre la Loi travail malgré les intimidation policières et à faire de la journée du 31 mars un succès massif. Le Comité de mobilisation des étudiant-e-s a quant à lui dénoncé le caractère absurde et violent de l’arrestation du jeune militant étudiant qui se rendait à sa convocation et des militants syndicaux, et a appelé à poursuivre le mouvement sans céder aux provocations policières.

Etat d’urgence Etat policier, on nous empêchera pas de manifester !

RDV LE 31 MARS À 11 H – ESPLANADE DES DROITS DE L’HOMME (MAIRIE) CONTRE LA LOI TRAVAIL

LA LUTTE CONTINUE !


Italie : Violences à Milan entre forces anti-émeutes et étudiants anti-austérité / 5 Oct.2012

Des milliers d’étudiants et lycéens italiens manifestaient ce vendredi dans de nombreuses villes du pays, Rome, Milan, Naples ou Turin, pour protester contre les mesures d’austérité du gouvernement qui touchent tous les secteurs, y compris celui de l’éducation.

Des heurts légers ont opposé les jeunes aux forces de l’ordre à Rome, Milan et Turin. Une grande pancarte proclamant « Contre la crise et l’austérité, reprenons pour nous l’école et la ville » ouvrait le cortège des jeunes à Rome qui ont défilé de manière pacifique accompagné par un important dispositif policier.

Les heurts, brefs et qui ont fait quatre blessés légers parmi les policiers, se sont produits lorsqu’un groupe a voulu prendre une rue qui n’était pas prévue dans le parcours.

Les jeunes manifestent contre les coupes dans le budget éducation réalisées par le précédent gouvernement italien, celui de Silvio Berlusconi, et pour protester contre le fait que le gouvernement de Mario Monti n’ait pas pris de mesures en faveur de ce secteur.

Des jeunes de gauche accusent « le gouvernement Monti et l’Union européenne d’imposer une école qui ne sera suivie que par ceux qui peuvent se le permettre » en raison des coûts des livres scolaires ou d’inscription aux universités.

Les mesures d’austérité imposées par le gouvernement de Mario Monti, comme l’équilibre des comptes des administrations locales ou l’arrêt des embauches dans l’administration publique, ont des répercussions également sur l’éducation, même si elles ne visent pas directement ce secteur.

À Milan, les jeunes s’en sont pris essentiellement aux banques mais quand ils ont tenté de se diriger vers le siège de la région ils ont été chargés par la police. À Turin, les heurts entre les jeunes et la police ont fait cinq blessés légers parmi les étudiants et 15 d’entre deux ont été interpellés avant d’être relâchés.

Des cortèges ont également été organisés dans d’autres villes, à Pise, à Bologne, à Florence ou à Palerme et ces manifestations ont perturbé la circulation dans de nombreuses localités.

Les images de Milan – http://youtu.be/y-MXNB9xtuQ

Les images de Turin – http://youtu.be/EvUdqUX0kTM

Source: Youtube


Zürich (Suisse): Arrestations suite au 1er Mai

Le mardi 10 juillet 2012, la police a organisé des descentes aux domiciles de camarades. Ils ont été arrêtés et placés en détention. Ils ont été accusés d’avoir pris part à des activités illégales le 1er mai.

Ces arrestations s’intègrent de manière transparente aux autres actions répressives menées par la police ces derniers mois. Les autorités de l’état ont bien fait comprendre que les activités organisées dans l’espace public en dehors du contrôle officiel sont considérées comme illégales et seront interrompues ou même arrêtées par l’intervention des forces de police. Que ce soit une des fêtes sur une place publique à Zürich durant l’été 2011, ou une fête illégale dans un complexe industriel abandonné à Bâle en 2012, des supporters de football qui défilent dans les rues en direction du stade ou, maintenant, des gens dans les rues le 1er mai 2012: lorsque les gens prennent les rues sans autorisation officielle, l’état (représenté par la police, les procureurs et le système judiciaire) réagit de manière forte. Il y a les détentions préventives à long terme pour les personnes arrêtées, d’énormes moyens sont mis en oeuvre pour trouver des coupables (les policiers passant des heures à visionner des films et des photos). En plus, il y a un nombre gigantesque de policiers en tenue antiémeute et beaucoup de policiers en civil ou déguisé des jours comme le 1er mai. Tout ceci pour tenter de prouver un délit que la loi appelle ‘troubler la paix du pays’ (Landfriedensbruch).

Nous nous servirons de l’espace public – ils ne nous arrêterons pas!

L’espace public est vital pour nous, nous en avons besoin pour communiquer, pour élaborer des idées et pour entrer en contact avec d’autres. C’est le lieu où les idées politiques, sociales et culturelles peuvent être partagées avec d’autres. Nous avons besoin d’espaces qui ne peuvent pas être contrôlé par la police, où nous pouvons faire la fête sans la pression de devoir dépenser de l’argent. Nous en avons besoin et nous l’utilisons pour des événements de solidarité et pour des manifestations. Personne ne nos empêchera de nous servir de l’espace public. Cela veut également dire que nous devons être conscients de ce que signifie pour nous l’utilisation de l’espace public. Nous devons occuper ces lieux et les défendre. En d’autres termes, ne nous contentons pas simplement de parler de ce que nous voulons faire, mais faisons-le. L’espace public est là pour que nous l’utilisions et pas pour être dominé par la police répressive. Défendons notre espace public lorsqu’ils essayent de réprimer la résistance comme ils l’ont fait avec ces arrestations. Ne nous faisons pas duper lorsque l’état essaye de contrôler nos activités en distribuant des ‘permis de fête’ à Zürich pour des fêtes (illégales) qui étaient autrefois hors du contrôle de l’état.


L’initiative doit rester entre nos mains

L’expérience montre que cela a du sens de rester actif après s’être fait arrêter. Une personne en état d’arrestation qui refuse strictement de témoigner et qui a un avocat a de plus grandes chances de ne pas être reconnu coupable. Il s’agit de droits légaux dont disposent toute les personnes arrêtées et dont elles devraient se servir. Quelques-unes des personnes arrêtées l’été dernier aux fêtes illégales ont, pendant ce temps – avec l’aide d’avocats – été acquittées. D’autres camarades, qui ont été arrêtés le 1er mai, n’ont pas été reconnus coupables puisqu’ils ont refusé de témoigner et n’ont accepté aucun ordre pénal. Nous sommes sûrs que nos camarades qui ont été arrêtés combattrons collectivement, resterons militants et ne seront pas impressionnés par d’effrayantes menaces.

Tournons les tables – traduisons le capitalisme en justice

Nos camarades arrêtés vont bien. L’un d’entre eux est à nouveau libre depuis le vendredi 13 juillet. Tous ont été accusés de ‘troubles de la paix de l’état’. Ils essayent d’en poursuivre certains pour avoir fait péter des feux d’artifices ainsi que pour injures à un policier en civil. Nos camarades refusent de témoigner. Ils ont de bons avocats. La solidarité est forte, nous faisons régulièrement exploser des feux d’artifices devant les prisons où sont détenus nos camarades pour leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls.

Si vous êtes intéressés par le travail de solidarité, écrivez à rotehilfe@aufbau.org. Le courrier aux détenus peut être envoyé via Rote Hilfe, Postfach 1121, CH 8026, Zürich.

Source: http://ch.indymedia.org


Turquie: 2200 étudiants et lycéens actuellement emprisonnés

Les manifestations des étudiants québécois occupent une grande place dans les médias occidentaux, ce qui est normal. Par contre, aucun de ces médias ne parle de répression contre les étudiants kurdes et opposants en Turquie. Selon une initiative de soutien aux étudiants emprisonnés, plus de 1500 lycéens et 700 étudiants sont actuellement dans les prisons turques.

La répression anti-étudiante du régime AKP, parti au pouvoir depuis 2002, ne connait aucune limite. Pour les opposants, la Turquie d’aujourd’hui est gouvernée par un régime fasciste. On ne trouve dans aucun pays du monde autant d’arrestations politiques. Chaque jour, le pays se réveille avec des nouvelles arrestations massives.

Près de 200 élus kurdes dont 33 maires et six députés, quelque 100 journalistes, environ 500 femmes activistes du parti kurde BDP, une quarantaine de syndicalistes et autant d’avocats, ainsi que des centaines d’enfants sont en prison.

2200 étudiants et lycéens en prison

À cela il faut ajouter plus de 2.000 étudiants et lycéens pour avoir demandé soit l’enseignement gratuit ou protesté contre la privatisation et le Conseil de l’Enseignement Supérieur (YOK), l’héritage de la junte militaire de 1980. Des objets comme des affiches, pancartes, livres, photos, keffieh, parapluies, citrons, œufs, confisqués lors des raids organisés au domicile des étudiants à la suite d’écoutes téléphoniques et de poursuites techniques sont aussi présentés comme des preuves « d’appartenance à une organisation terroriste. »

102 étudiants arrêtés en dix jours

Au moins 102 étudiants ont été placés en garde à vue au cours des dix premiers jours du juin, contre 127 au cours du mois de mai, 116 en avril et 100 en mars,  selon un  nouveau bilan de l’ActuKurde. Près de la moitié des étudiants arrêtés entre le 1 e et 10 juin,  soit 47 étudiants, ont été envoyés en prison, dont  13 par un tribunal d’Ankara et huit à Afyon le 9 juin, ainsi que six à Istanbul le 5 juin.

Sevil Sevimli, une étudiante lyonnaise de 19 ans, partie en échange Erasmus à l’université Anatolie d’Eskisehir se trouve également parmi les étudiants incarcérés pour des raisons qu’elle ignore. Les médias français ont parlé de cette étudiante un mois après son arrestation, le 10 mai, mais pas un mot sur les autres.

Motifs fictifs, tribunaux fictifs, lois fictives

Le 9 juin à l’appel du Conseil de la Jeunesse au sein du Congres Démocratique des Peuples (HDK) et l’Initiative de soutien aux étudiants emprisonnés, quelque mille personnes se sont rassemblées à Kadikoy, à Istanbul, pour demander la libération des étudiants et des lycéens incarcérés et protester contre la répression fasciste du gouvernement Recep Tayyip Erdogan.

Le principal parti kurde mais aussi principale cible du gouvernement turc, BDP, a soutenu la manifestation. Son co-président Selahattin Demirtas a affirmé que les étudiants font l’objet d’arrestations pour des motifs « fictifs », par des tribunaux « fictifs », avec des lois « fictives ».  Il a demandé la suppression totale des tribunaux dotés de pouvoirs spéciaux (ÖYM),  ces mécanismes de répression qui ont remplacé les Cours de Sûreté de l’État (DGM), supprimées en 2004.

Les kurdes victimes d’un massacre politique et social

La porte parole de l’initiative Irmak Erdogan, a déclaré que plus de 1500 lycéens et plus de 700 étudiants sont aujourd’hui en prison et que le nombre d’arrestations s’élève continuellement. Près de la totalité de ces étudiants et lycéens sont kurdes.

Affirmant que toutes les activités légitimes du peuple kurde sont considérées comme « illégales », elle a dit : « Le peuple kurde est victime d’un massacre politique et social. Nous ne l’accepterons pas ».   Outre les arrestations, elle rappelle que des milliers d’étudiants ont fait l’objet d’enquêtes et ont été éloignés de l’université.

S’adressant au gouvernement, le co-président du BDP ajoute de son coté : « C’est une attitude sans foi ni loi et immorale. Si vous continuez ainsi, les étudiants détruiront votre pouvoir. »

Source: http://www.actukurde.fr


Turquie: Lettre ouverte de neuf prisonniers anarchistes

 » Nous voulons qu’il soit clair que cela nous est égal à nous, en tant qu’anarchistes qui refusons toute loi et toute autorité et qui considérons tous les Etats comme des assassins, que l’Etat nous décrive comme des terroristes ou non. « 

Comme on le sait, des anarchistes ont attaqué des banques et des entreprises du quartier Mecidiyeköy-Şişli (Istanbul) lors du Bloc Anarchiste du 1er mai. Nous, neuf des 60 personnes qui ont été mises en prison par la police, neuf prisonniers anarchistes enfermés sur la décision de la neuvième cour criminelle dans la prison de type T de Metris, écrivons cette lettre.

La plupart d’entre nous ont été mis en détention par des unités anti-terroristes à 5 heures du matin le 5 mai, et quelques un-e-s le jour suivant. Nos ordinateurs, téléphones, disques durs, livres ainsi que beaucoup d’autres objets personnels ont été saisis par les policiers, qui étaient entre 10 et 20 à venir dans notre maison. Nous sommes accusé-e-s par la police de « destruction de propriété publique au nom d’une organisation terroriste ». Des prisonniers dont les conceptions de l’anarchisme sont variées, se sont vus pour la première fois au dépôt des flics, accusés de la formation d’une organisation terroriste dont certains ont été contraints, pendant l’interrogatoire des flics, d’avouer en être les chefs. Le principe même de chef étant totalement contraire aux idées anarchistes, cela est donc impossible ; cette accusation, ainsi que celle d’ »appartenance à un même groupe terroriste » sont donc des inepties tragi-comiques… Les individus accusés par la police de faire partie d’une même organisation terroriste n’avaient ni armes ni munitions chez eux. Pendant l’interrogatoire, les policiers ont considéré des livres d’auteurs comme Kropotkine, que l’on peut trouver dans n’importe quelle librairie, comme la documentation de l’organisation. Les articles qu’ils avaient lu et les vidéos qu’ils avaient partagé via des réseaux sociaux ont été présentés à la cour comme des preuves par les policiers.

L’appartenance des individus à des organisations légales, travaillant sur des questions comme la libération animale, les droits de l’homme et l’écologie, a aussi été utilisée comme preuve par la police. Une grosse pression psychologique a été exercée sur les personnes détenues : elles étaient en détention depuis quatre jours, n’avaient pu ni voir les membres de leur famille, ni téléphoner une seule fois à quelqu’un, pas même à leurs avocats. Un-e de nos ami-e-s LGBT a été victime de « violences verbales ». Tous ont été contraints d’avouer l’existence d’une organisation terroriste et de faire de fausses déclarations à propos des autres compagnon-ne-s arrêté-e-s. Deux personnes, menacées de 15 à 20 ans de prison pour appartenance à un même groupe terroriste, ont effectué de fausses déclarations à propos de gens dont ils ne savaient strictement rien.

Sous la pression des policiers, ils ont accusé certaines personnes, contre lesquelles les policiers n’avaient pas trouvé de preuves, que ce soit dans leurs conversations téléphoniques, internet ou toute autre communication avec les autres, d’être les chefs de l’organisation, et les ont « identifiés » comme auteurs des attaques. La plupart de nos amis ont été arrêtés juste parce qu’ils avaient les mêmes types de sacs, chaussures, ceintures, etc. (comme peuvent en avoir des millions de gens) que ceux qui ont été filmés pendant les attaques. L’existence d’une organisation terroriste anarchiste ne peut bien sûr pas être prouvée avec ces arguments insuffisants et irrationnels. Pour cette raison, nous sommes aussi accusés de dégradation de propriété publique. Nous voulons qu’il soit clair que cela nous est égal à nous, en tant qu’anarchistes qui refusons toute loi et toute autorité et qui considérons tous les Etats comme des assassins, que l’Etat nous décrive comme des terroristes ou non. Il nous est égal que l’Etat tue des dizaines de personnes à Roboski, tue de 13 balles Uğur Kaymaz âgé de 11 ans et soit impuni. L’Etat qui, en 1977, a tué 34 personnes et n’a mis personne en prison pour cela, mais n’a vu aucun problème à arrêter 60 personnes et à en mettre 9 en prison pour 3-5 vitrines de banques brisées.

Deux des ami-e-s incarcéré-e-s n’ont pas pu aller à leurs examens terminaux dans leur université. Cela rend possible que ces universités mènent une enquête et décident de suspendre ou d’exclure ces deux personnes. L’un-e de nos ami-e-s préparait l’examen d’entrée à l’université, mais il est clair qu’il ne lui est pas possible d’étudier suffisamment en prison. Un-e ami-e-s qui étudie M.A/M.S à l’université ne peut plus continuer à rédiger son mémoire. Nous avons reçu la nouvelle que 3 ami-e-s ont été licencié-e-s après leur arrestation.

Depuis notre incarcération, nous avons pu expérimenter le système judiciaire que l’Etat prétend excellent : en réalité, ce n’est rien d’autre qu’un instrument d’oppression et de normalisation. Des idées comme celles de justice ou de droit restent seulement dans la théorie. Nous voulons en sortir maintenant. Mais laissez-nous affirmer que nous ne le demandons ni ne le mendions à personne. Nous savons que nous sommes en prison uniquement à cause de nos idées politiques. Pour cette raison, nous ne regrettons pas ce que nous avons ou n’avons pas fait. Notre raison d’écrire cette lettre est simplement de raconter la vérité au public, pour l’aider à cerner ce qui se passe.

Nous savons que ceux qui nous ont enfermé n’ont pas seulement pour but de nous punir pour avoir participé à une action. Ils veulent nous inculquer la peur de résister. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que les prisons de leur civilisation dégueulasse ne peuvent pas étouffer nos idées, et nous nous sentons même plus forts qu’avant.

Nous considérons tous les anarchistes du monde comme nos compagnon-ne-s et envoyons nos salutations, notre amour et notre appel à solidarité à tou-te-s les insurgé-e-s du monde qui portent dans leur cœur le feu de la liberté, et qui viennent d’Athènes, Amed, Chiapas, Gaza, Toronto ou Seattle… Vous devez savoir que vous n’êtes pas seul-e-s et que dans ces lieux des gens se battent aussi. Nous les remercions tou-te-s pour la solidarité et les actions de soutien. Il est impossible de décrire nos sentiments aux anarchistes locaux, qui nous soutiennent et font des actions pour nous, comme le reste du monde. Ces pages sont trop courtes pour nos remerciements. Nous les embrassons avec nos sincères salutations. Faites leur savoir que nous savons qu’ils sont avec nous, et que nous ne nous sentons jamais seuls un instant. Avec nos souhaits pour de longs jours d’insurrection et de solidarité.

Prisonniers anarchistes :

Beyhan Çağrı Tuzcuoğlu
Burak Ercan
Deniz
Emirhan Yavuz
Murat Gümüşkaya
Oğuz Topal
Sinan Gümüş
Ünal Can Tüzüner
Yenal Yağcı

[Traduit par nos soins de l’allemand de abc-berlin (et de l’anglais de actforfreedom).]

Source: Non-Fidès


Turquie : Plus de 60 anarchistes en garde à vue suite au 1er Mai

Le 14 mai, prenant comme pretexte les évènements lors de la manifestation du 1er mai, et suite à des perquisitions à leur domiciles et dans des lieux anarchistes plus de 60 anarchistes ont été mis-e-s en gardes à vue à Istanbul. Au cours des manifestations du 1er mai, le Bloc Anarchiste, disant « le 1er mai n’est pas un jour de fête mais un jour de rébellion » avait attaqué un certain nombre de banques, de compagnies internationales, et de magasins et entreprises capitalistes comme McDonald’s, Burger King et Starbucks, les billboard, paneaux publicitaires et de caméras de vidéo surveillance qui se trouvaient sur le parcours de la manifestation, avec des marteaux et des batons.

Voir vidéo ici :

http://www.youtube.com/watch?v=H3A1wQK4sgE

Parmi les gardé-e-s a vue, se trouvent une femme enceinte de 8 mois qui n’avait pas participé aux manifestations du 1er mai, et des personnes qui n’avaient pas participé au 1er mai avec les anarchistes. En effet, il semble qu’en ce qui concerne Z. un des gardé à vue, la raison de sa mise en garde a vue serait qu’il s’envoyaient des messages avec les anarchistes sur internet. Toutes ces gardes a vue étant faites sous le régime de l’antiterrorisme, aucune information concernant les nom et le nombre exact des personnes mises en garde à vue ainsi que les motifs de leur garde a vue ne sont communiquées par la police, y compris aux avocat-e-s. La police, n’a pas hésité a faire une déclaration ridicule affirmant que les gardé-e-s a vue feraient partie d’un groupe nommé « les anarchistes ». D’après un texte publié sur un site d’information anarchiste « Bien que nous ne soyons pas en tant qu’anarchistes au courant de l’existence d’un tel groupe nommé « les anarchistes », cette déclaration de la police trahit le motif de l’opération. Mais ces déclaration de la police et des médias qui les reprennent en cœur qui criminalisent les anarchistes, ne parviennent pas à cacher leur inquiétude de ce que l’anarchisme commence à s’enraciner dans les rues. Le fait que les anarchistes qui ont participé au 1er mai sous des banderoles différentes et de manière séparées selon les différents groupes, soient mis-e-s en garde à vue dans le cadre du même dossier et présenté comme s’ils/elles étaient membre d’un même groupe inexistant, est une démonstration de la tactique classique de la police de criminaliser pour neutraliser. Ils ne tarderont pas a voir qu’aucun des complot qu’ils pourront préparer ne parviendra a déraciner les anarchistes.

Parmi les endroits perquisitionnés dans le cadre de cette opération se trouve le café anarchiste 26A à Taksim et l’association Partage et Solidarité se trouvant à Kadıköy. Lors de la perquisition à l’association Partage et Solidarité, les anarchistes se trouvant à l’intérieur ont résisté-e-s un moment avant d’être arrêté-e-s. »

Déclaration de presse du groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste (Devrimci Anarşist Faaliyet) Durant la déclaration de presse qui s’est déroulée a Taksim les slogans « Insurrection, Révolution, Anarchie », « La liberté ne s’enferme pas », « Les gardes à vue, les emprisonnements, ne nous découragerons pas » ; »Vive la solidarité révolutionnaire » ont été a criés a de multiples reprises. Le groupe Mouvement Révolutionnaire Anarchiste, qui a fait cette déclaration de presse en plein air avec une banderole disant « L’Anarchisme ne s’enprisonne pas, libération des gardé-e-s a vue », a mis l’accent sur le fait qu’une vague de terreur d’Etat venaient de s’ajoute aux précédantes et que cette fois ci elle visait l’anarchisme et les anarchistes. De nombreuses organisations révolutionnaires, du mouvement social, de la jeunesse kurde, féministes, étudiantes, ont aussi participé en soutien à cette déclaration de presse en plein air.

Dans la déclaration de presse il a été dit que les perquisitions avaient été menée de manière simultanées dans de nombreuses habitations et lieux anarchistes, par les « équipes de lutte contre le terrorisme » masquée et équipées d’armes a longue portée. « Dans cette opération, nos ami-e-s ont été arrêté-e-s et frappés, en outre de nombreux individus anarchistes ont aussi été victime de la terreur des arrestations. » La suite de la déclaration met l’accent sur le but de l’opération : « Dans ces temps où l’anarchisme commence a devenir un mouvement plus large dans ce pays, le but de ces opérations est d’intimider l’anarchisme et les anarchistes qui luttent. Cette opération, faite par l’Etat turc et qui pour la première fois dans son l’histoire prend pour cible les anarchistes, vise directement l’anarchisme et les anarchistes. »

Source :

http://www.internationala.org/index.php/isyan/anarsist-hareket/3293-anari-tutsak-alnamaz.html