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Anti-Nucléaire : Dijon lance un projet de soutien à la ZAD de Bure – Appel à don

Construction d’un dortoir dans le bois Lejuc.

Aidez-nous à renforcer l’occupation !

Depuis 20 ans à Bure et dans la Meuse, l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) et son projet  CIGÉO rencontre une résistance qui prend de l’ampleur. Le plus gros chantier d’Europe à venir (25-35 milliards d’euros) pour enfouir à 500m de profondeur pour des dizaines de milliers d’années les déchets les plus radioactifs de l’industrie nucléaire française est une menace qui dépasse même l’échelle nationale.

La répression hallucinante (perquisitions, violences policières, contrôles, procès…) que l’État fait subir aux habitant-e-s qui s’opposent à la poubelle nucléaire ne saura avoir raison du mouvement. Partout en France dans les derniers mois, des dizaines de comités de soutien à Bure sont nés, des centaines de personnes se sont rassemblées. Dans chaque ville, il nous faut maintenant inventer nos propres manières de se rapporter à la lutte contre Cigéo – construction de cabanes, solidarité matérielle, rassemblements, actions, projections, sessions d’informations…

Le bois Lejuc, occupé depuis un an et demi maintenant, bloque concrètement l’avancée des travaux de l’Andra est le coeur vivant de la lutte. Or les conditions de vies y sont difficile, et particulièrement l’hiver. Il faut renforcer l’occupation du bois, et ceci aussi en le rendant plus habitable.

Voilà pourquoi nous lançons, en espérant être copié, ce projet de dortoir.

Notre mois de février sera consacré à l’édification d’une cabane solide et isolé de 6 mètres sur 4 faisant office de dortoir pour 10 personnes. Les trois premières semaines, la découpe, la construction puis la déconstruction de la cabane se fera à Dijon.

La dernière semaine de février, nous amènerons la cabane à Bure et la monterons avec l’aide des participants à la marche du 3 mars à l’endroit qui paraîtra le plus intéressant pour la défense du bois.

Une partie du matériel que nous allons utiliser sera récupéré par nos soins et donc gratuit. Pour l’autre, nous lançons un appel à don de 3 000 euros.

Pour participer vous pouvez :

  • Donner ou relayer cet appel à don (vous pouvez envoyer un chèque à « Les Tanneries, 37 rue des ateliers, 21000 Dijon » à l’ordre : « Les Tanneries » avec un mot qui précise que c’est pour la cabane Dijon-Bure)
  • Venir aux chantiers de février que ce soit à Dijon du 29 janvier au 19 février ou à Bure du 26 au 3 mars (hébergement et repas sur place).
  • Donner du matériel de construction (voir liste ici)

Mail : comitedijonbure@riseup.net

Source : Les Tanneries


Pourquoi je ne voterai pas en 2017

2007, 2012 et 2017, trois dates, trois abstentions, je m’explique…

En 2005, je venais d’avoir 18 ans et donc le droit de vote. Encore naïf à cette époque, j’ai glissé dans l’urne, au 1er tour de 2007, un bulletin en faveur d’Olivier Besancenot, je n’ai depuis, plus jamais voté. Car entre Royal et Sarkozy, autrement dit entre la peste et le choléra, j’ai préféré m’abstenir. Ensuite, il y a eu Sarkozy contre Hollande, même si je dois bien avouer que comme beaucoup d’autres français-e-s j’ai été soulagé de voir le nabot prétentieux, arriviste et omniprésent battu. Lors du traditionnel débat télévisuel, Hollande aura finalement été meilleur menteur que lui.

Maintenant se profile 2017, avec le FN qui monte et il faudrait voter massivement pour l’une ou l’autre des factions (PS/LR), pour lui faire barrage. Eh bien en tant que mulâtre « de papiers », je n’ai pas plus peur du FN que de la grippe. Parfois je me dis même qu’au moins la France porterait son vrai visage, comme les États-Unis avec Trump. Finie l’hypocrisie, surtout de gauche, qui n’a eu de cesse d’encenser la réalité, de promettre puis de décevoir… C’est cette gauche là qui est plus responsable encore, de par son masque pseudo social, elle mérite que l’on soit impitoyable avec elle. Avec la droite on savait clairement à quoi s’en tenir, mais la « gôche », même si moi à titre personnel me révulse, à incarner l’espoir dans notre classe sociale et l’à déçu. Elle est la seule responsable de la montée de l’extrême-droite dans notre pays. On répète les erreurs du passé, inlassablement…

Même dans ce cas de figure je ne mettrai pas une seule voix pour aucun de ces vautours, de ces rapaces ! Non seulement pour ce que je viens de dire, mais aussi car la seule voie possible contre l’horreur, c’est une révolution sociale profonde, qui sapera les bases économiques et sociales du totalitarisme/fascisme ; et non pas un bout de papier recyclable jeté dans une urne après un bourrage de crâne médiatique. Ce ne sont pas des slogans publicitaires qui changeront les choses mais bel et bien l’action directe de notre classe, les dominé-e-s, l’action collective ou individuelle contre les oppresseurs, l’organisation des exploité-e-s sur un plan international, le capitalisme est à combattre sur tous les continents, la misère qu’il engendre là bas est la misère qu’il engendre chez nous, en Occident.

Aussi, je n’irai, une fois de plus, pas voté, je ne ferai pas barrage au FN par les urnes… C’est comme le père noël, c’est impossible, d’autant que les idées du FN ont été portées au pouvoir, petit à petit, au cours des quarante dernières années par le PS et LR. La France black, blanc, beur : un mythe, un mirage. Jamais le communautarisme n’aura été aussi fort, le racisme autant exacerbé sur notre sol. En clair, chacun-e pour soi. Chacun-e son bifteck, rien à fiche de l’autre…

Pourtant, rien n’est possible sans l’autre !

 


Nouvelles chroniques d’un pays sous État d’Urgence

chroniques-etat-durgence

– Nantes : pas d’État d’Urgence pour les fachos ;

Alors que les rassemblements sont interdits, les militants écolos assignés à résidences, et une manifestation férocement réprimée dans les rues de Bouffay vendredi 4 décembre, l’extrême droite nantaise a pu défiler tranquillement dans le centre ville. Pire. Les intégristes de la Fraternité Saint Pie X sont allé tirer des feux d’artifice juste devant la préfecture sans être inquiétés ! Plusieurs nantais ont fait part de leur peur et de leur consternation après avoir entendu les détonations. Visiblement, l’État d’Urgence ne s’applique pas pour l’extrême droite.

http://www.presseocean.fr/…/nantes-detonations-hier-pres-de…

Dans la même logique, une poignée de petits crétins du groupuscule royaliste Action Française, dont les membres sont parfaitement identifiés, ont pu dégrader les locaux de nombreuses associations caritatives et solidaires qui viennent en aide aux démunis. A plusieurs reprises, des taggs, des dégradations et des poses de cadenas ont lâchement ciblé ces associations. Encore une fois, la police nantaise, si rapide pour écraser nos mobilisations, laisse faire ces apprentis fascistes avec bienveillance :

http://www.ouest-france.fr/…/ils-pourrissent-la-vie-des-ass…

– Attentats de janvier : identitaires et djihadistes main dans la main :

Nous en parlions quelques semaines après les attentats de janvier, l’information commence enfin à faire le tour des médias. Les armes de l’assassin antisémite Amedy Coulibaly ont été fournies par un militant identitaire lillois nommé Hermant, trafiquant d’armes et indicateur de gendarmerie. S’il est clair qu’il existe une alliance objective entre l’extrême droite et les obscurantistes, qui travaillent à diviser les opprimés et à provoquer repli sur soi et tensions communautaires, nous avons désormais la preuve que cette alliance est également pratique et concrète.

http://www.20minutes.fr/…/1751491-20151215-lille-claude-her…

– Assemblée Nationale :

Les députés, après nous avoir imposé une batterie de lois sécuritaires, puis un Etat d’Urgence, soi disant pour lutter contre le terrorisme, viennent de refuser la « création d’une commission d’enquête relative à la participation de fonds français au financement de DAECH ». Les voyous en costard qui nous gouvernent n’ont décidément pas intérêt à des investigations sur les relais financiers de l’organisation terroriste.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0622.asp

– Terrorisme, capitalisme, logistique :

Pendant qu’on nous agite le spectre du « djihadisme » comme s’il s’agissait d’une entité abstraite et surnaturelle, un article nous informe sur les transactions de matières premières vendues par DAECH : « A raison de 25 tonnes par camion, c’est un défilé impressionnant qui a passé la frontière en deux semaines, au niveau de Kilis, en Turquie, un millier de camions de coton-graine. »
Il s’agit ici de coton, mais il est bien évident qu’il en est de même pour le pétrole vendu par l’organisation aux pays européens et proche-orientaux, ainsi que des autres denrées agro-industrielles et minières exportées depuis la Syrie. Bombarder quelques routes pour asphyxier DAESH pourrait être fait en une journée, sans causer de mort, mais il ne s’agit vraisemblablement pas d’une priorité des occidentaux.

http://www.rfi.fr/…/20151214-turquie-etat-islamique-achat-c…?

– Policier, militaire ou djihadiste ?

L’amour de l’ordre, et l’intérêt pour les armes seraient-ils des signes précurseurs du terrorisme ? L’un des kamikazes du Bataclan était fasciné par la police et l’armée, au point de vouloir s’engager. Ce djihadiste du 13 novembre était dit on, un « jeune sans histoire », qui a voulu rejoindre les rangs de la police et « tenté, sans succès, d’en passer le concours d’entrée ». Après un échec, il tente de rentrer dans l’armée. Échec à nouveau. «L’armée, il m’en parlait tout le temps, c’était vraiment ce qu’il voulait faire » explique un ancien proche de l’assassin. Quelques mois plus tard, l’ex-futur flic combat en Syrie … du côté de DAESH.

http://www.leparisien.fr/…/mohamed-aggad-kamikaze-du-batacl…

– La Syrie sous les bombes :

La France est déjà à court de bombes tellement elle déverse ses explosifs sur la Syrie. Pour rappel, une seule bombe française coute plusieurs centaines de milliers d’euros. L’industrie de l’armement française est au beau fixe.

http://www.leparisien.fr/…/lutte-contre-daech-la-france-a-c…

– Industrie du maintien de l’ordre

Un article de Médiapart nous apprend notamment qu’une entreprise française a mis au point un drone qui tire des grenades lacrymogènes, que la France est le seul pays d’Europe a utiliser des grenades explosives sur les manifestants, et que – contrairement à ce que dit le titre de l’article – la gendarmerie est en train de réfléchir au renouvellement de son stock de grenades à « effet de souffle ».

https://www.mediapart.fr/…/crs-et-gendarmes-mobiles-court-d…

Source : Nantes Révoltée


Texte d’un assigné à résidence : Bonjour le bilan carbone !

Quand j’ai découvert cette situation, j’ai pensé au livre  » le procès  » de Kafka dans lequel le personnage principal se fait arrêter du jour au lendemain, juger, sans savoir pourquoi, ni même la peine qui lui est infligée. Il se retrouve alors dans une sorte de procédure infernale cauchemardesque.

 TEXTE D’UN POTO ASSIGNE A RESIDENCE. A PARTAGER MASSIVEMENT

bonjour-le-bilan Bonjour le bilan carbone ! – une assignation à résidence en Ariège –

Le 26 novembre, à 17h30, les trois gendarmes de mon patelin sont venus chez moi pour me signifier mon assignation à résidence.
On m’a laissé un papier, signé du ministre de l’intérieur. Le texte « légal » invoqué le plus ancien a dix jours, autant dire que c’est du tout frais.

Donc il faut « assurer la sécurité de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques dite COP 21 » ; et, étant donnée « la gravité de la menace terroriste », des « mesures particulières » s’imposent. Et voilà (ce sera la seule justification).
Il ne faudrait tout de même pas que des écologistes fous et sanguinaires ne viennent à « détourner » les « forces de sécurité » (forces répressives) qui sont tant et tant occupées à « lutter contre la menace terroriste », c’est à dire, en réalité, à perquisitionner n’importe où et assigner n’importe qui à résidence.

Bon, passons sur les détails. En tous cas je dois pointer, trois fois par jour, à 18 km de mon domicile, jusqu’au 12 décembre inclus : soit 1 728 km.
Bonjour le bilan carbone !
Le reste du temps je ne peux pas quitter mon village. Et mon domicile, de 20 h à 6 h.

Il faut encore montrer que moi, j’en suis un, d’écologiste fou et sanguinaire. Pas de problème, allons-y : « Considérant que M. X (…) envisage de rejoindre la région parisienne pendant le déroulement de la COP 21 ». Alors ça c’est tout de même quelque chose. Envisage ! Et c’est tout, pas de preuve, pas d’indice, rien.
Puis vient l’énumération de quelques anciens délits mineurs, déjà jugés ; après quoi on évoque mon milieu : « la mouvance contestataire » (sic) ; sans bien sûr oublier que je fais « partie d’un groupe d’individus » (sic).

Il faut bien dire que l’assignation à résidence, et le contrôle judiciaire trois fois par jour, c’est une peine. Ce n’est pas une mesure préventive, c’est une mesure punitive. Ça s’apparente à une peine d’enfermement ; en fait c’est à peu près comme le port d’un bracelet électronique.

Cette peine est prononcée sans instruction, sans jugement, sans preuve, et même sans infraction. On punit un profil (le mien en l’occurrence), c’est-à-dire qu’on ne me sanctionne pas pour quelque chose que j’aurais fait, mais pour ce que je suis (ou ce que je suis supposé être). C’est comme toujours : ces faits mentionnés, ils ont déjà été jugés. On me condamne donc une deuxième fois. Et la prochaine fois, sur le papier, y aura-t-il écrit, en plus : « l’intéressé a fait l’objet d’une mesure d’assignation à résidence du tant au tant » ? En somme, mon cas s’aggrave tout seul…

Un recours au tribunal administratif est possible : la réponse arrive, en moyenne, selon mon avocat, après un an et demi. Donc pour les grossières erreurs de procédure de mon assignation à résidence (par exemple, la contradiction entre l’interdiction de quitter ma commune et l’obligation d’aller pointer dans une autre), je ne peux me « plaindre » à personne : il s’agit d’une sanction sans appel.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas ici de clamer mon innocence. On le sait, que définir des « innocents » justifie la répression des autres, les « coupables ». Il n’y a pas de coupables, ni d’innocents, et ça n’est pas une parole creuse : quand je pointe à la gendarmerie, il y a d’autres personnes qui sont là aussi, qui ont des barbes, des fichus sur la tête. Je me fous, à ce moment précis, de leur « profil » ; je ne peux voir que la brève condition commune qui nous est faite, à savoir que nous sommes réprimés. La répression ne doit pas nous diviser en coupables et en innocents, mais au contraire être l’occasion de témoigner une solidarité minimale, que ce soit avec les « militants écologistes » ou avec les milliers de musulmans qui subissent un enfer permanent.
Si mon cas semble ubuesque, ou arbitraire, ou fou, que dire des centaines de personnes arrêtées, humiliées, assignées, perquisitionnées, enfermées, licenciées, depuis le début de l’état d’urgence ? Et encore, pour moi, ça ne devrait durer que seize jours, mais pour d’autres, l’assignation est sans limite de temps !

La première décision sous l’état d’urgence a été d’interdire les manifestations « revendicatives » (sic) ; mais on maintient les matchs de football, les centres commerciaux restent ouverts, et « de très nombreux chefs d’État » vont se pointer au Bourget. Il s’agit de montrer au monde que tout va bien, ici (en France), que la conférence sur le climat va tout régler, le sort du monde et le reste d’ailleurs, et qu’il ne va rien se passer.
Il s’agit d’un glissement (pour protéger les « libertés », on les abolit ; le « pays des droits de l’homme » décide de « déroger à la convention européenne des droits de l’homme » ; etc.) qui fait passer du supposé « état de droit » à sa version totalitaire et arbitraire, c’est à dire dépourvue de droit (il n’y a aucune exagération). En tous cas, tout ce qui est possible doit nécessairement être essayé, c’est le propre du fonctionnement administratif. Ceci ne veut pas dire qu’il y a des stratégies très élaborées, ou précises, etc., de la part de l’État, c’est même plutôt le contraire qui est vraisemblable.

En tout état de cause, cette logique extensive de la répression est connue. Qu’on se souvienne qu’à l’origine, les prélèvements d’A.D.N. étaient prévus pour les seuls pédophiles, et qu’à présent ils s’appliquent à tout délit. La répression ne peut rester spécifique, elle a toujours vocation à être générale. Qu’on se souvienne que le plan Vigipirate était prévu pour durer quelques mois, et qu’il n’a jamais cessé. La répression ne peut rester temporaire, elle toujours vocation a être permanente.

Il ne resterait plus qu’à dire que, depuis que des centaines de musulmans ont été arrêtées, il n’y a pas eu d’attentat : ce qui prouve bien qu’il s’agit d’une mesure efficace !

Ne nous habituons pas à la répression. Manifestons. Soyons solidaires.

À bas l’état d’urgence !

signé : un assigné

Au Mas d’Azil, le 29 novembre 2015

 

Source : confidentielle


Attentats de Paris : Travaillons ensemble à construire une société plus juste

Pour mener la guerre l’État a toujours de l’argent

Le pacte de « stabilité » scellé avec l’Allemagne, vole en éclat suite aux attentats. François Hollande l’a annoncé et nous pourrions nous en réjouir, sauf que c’est pour mener la guerre qu’il a décidé cela.

Encore une fois, nous sommes aux regrets de constater que l’État :

  • n’agit que pour protéger les puissants
  • mener ses guerres néo-coloniales pou protéger ses intérêts financiers, en notre nom
  • ne se soucie pas des vrais problèmes du peuple (logement, santé, éducation…)

Accepter du jour au lendemain de s’endetter afin de mener des guerres aux quatre coins du monde, en instrumentalisant les graves événements qui ont conduit à la mort 129 personnes, alors même que nos services publics, nos droits sociaux… sont démantelés, détruits, depuis plus d’une décennie ; je trouve ça vraiment dégueulasse !

Bien sûr, je suis conscient que Daesh doit être combattu par la force, même si j’observe que pour l’instant l’armée ne fait que leur lancer des bombes dessus, et ne pense pas que ce soit une solution réellement efficace. Sur le terrain, je constate que se sont les forces révolutionnaires kurdes qui font tout le boulot, avec un courage qui force l’admiration. Pourtant, la communauté internationale les désignent toujours comme des terroristes.

On est tous/toutes le terroriste de quelqu’un…

Pour combattre Daesh il faut combattre l’intégrisme religieux

Comment empêcher le fait que des personnes se fondamentalisent et deviennent des terroristes ?

En combattant la misère sociale, le racisme, l’exclusion ; en donnant à toutes/tous les moyens de vivre dignement, de s’instruire, de s’émanciper. Sans cela, Daesh ne cessera de semer la mort en France.

Pourquoi ? Mettons nous en situation :

[Exemple] Imaginons X qui grandit dans un ghetto, à l’école X est rejeté, cette dernière n’étant à même de lui donner sa chance faute de moyens, X est donc en échec scolaire ; ne se voyant pas d’avenir dans cette société, X plonge dans la délinquance (trafics, vols…), très vite X est vu comme une petite frappe, car la délinquance entraîne un ensemble de nuisances dans la population. X est donc rejeté, ne trouve pas de boulot à cause du racisme ambiant en France, il se retrouve incarcéré, le trafic ayant ses limites. Nourri par le désespoir, la rage, et ayant peu d’instruction, peu d’esprit critique, X découvre sur youtube des charlatans comme Soral et d’autres qui leur explique que si des gars comme lui sont dans la merde, c’est à cause des juifs, du complot illuminati ou de je ne sais quelle autre connerie. X découvre par la suite des vidéos, rencontre des gens qui lui expliquent que la France est un pays de croisés, que nous sommes des mécréants qui doivent être châtiés… etc …etc  X n’ayant rien qui l’attache dans la société française, étant rejeté par elle depuis toujours, se met à tout mélanger dans sa tête ; ses propres échecs et erreurs le décide à partir en Syrie, ou il subit un lavage de cerveau, une formation militaire pour ensuite revenir en France et commettre l’irréparable.

Ce n’est qu’un exemple, car il y a beaucoup de façons et de raisons de devenir un terroriste.

Et l’État en profite

La dictature de l’intolérance de DAECH, est parfaitement relayée par la dictature du contrôle social. Sous la pression de la barbarie, la démocratie est devenue l’ennemi numéro un. Du premier ministre supprimant le droit de manifester, à la châtelaine de Montretout qui veut faire des camps de concentration préventifs pour intégristes, en passant par le roi des Républicains rêvant de mettre des bracelets électroniques sur le simple soupçon d’un classement administratif (fiches S : signifiant à Surveiller), l’unité nationale va se faire sur la mort de la démocratie.

Comment peuvent-ils croire que c’est en interdisant toutes critiques, en réprimant tous mécontentements, toutes différences de penser, qu’ils nous protégeront de l’exaspération de ceux qui seront réprimés, niés d’exister, et dont la seule expression possible restera par l’action terroriste. Alors que le premier ministère norvègien, après le massacre d’Utoya répliquait dignement « Vous ne détruirez pas la démocratie et notre travail pour rendre le monde meilleur » »nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d’ouverture et plus de tolérance », notre gouvernement, qui se dit aussi « socialiste » va nous faire une société de contrôle généralisé.

Pourtant ne serait-ce pas plus efficace, pour la paix sociale, de se demander les causes, du rejet, de la haine, de notre société, que montre l’assassinat aveugle de jeunes par d’autres jeunes transformés en kamikazes. Pourquoi ces jeunes n’ont-ils trouvé que cette monstruosité pour exister, pour se réaliser ?
Notre société de consommation leur enjoint d’exister par leur capacité à accumuler des biens matériels. Mais s’ils ne peuvent pas se conformer aux diktats de la publicité, si la société ne leur laisse que le chômage et la frustration matérielle et sociale de ne pas être intégrés, ils risquent de finir comme Mohamed Mėrah et Omar Ismaïl Mostefaï. Ils cherchent d’abord à y prendre leur place par la délinquance matérielle, puis ils trouvent sur leur route des intégristes religieux qui leur promettent considération et admiration s’ils se sacrifient et sacrifient les autres.

La religion n’est là-dedans que le prétexte à exister, à avoir un pouvoir dans la société, et même sur la société, par qui ils se considèrent humiliés. Ça pourrait être n’importe qu’elle autre religion ou cause, comme étiquette valorisante. Pour une revanche sur la société qui les exclus, quoi de plus jouissif que d’avoir le pouvoir de vie et de mort sur les autres humains, même si c’est au prix de leur propre mort. Pour convaincre les plus crédules ou les plus idéalistes, les prêcheurs de la barbarie, leur promettent le paradis (entre autre, de cent vierges à leur service dans l’au-delà). Mais le profil ex-délinquants de droit commun de la plupart des Kamikazes montrent bien que ce n’est pas pour la générosité d’une religion qu’il agissent. C’est bien par pur égoïsme, pour satisfaire leur égo, qu’ils se vengent sur des innocents.

Si nous ne voulons pas que de tels monstres se multiplient, ce n’est pas de la répression qu’il faut, mais de la prévention, prévention à la racine de la société. Seule une société plus égalitaire, plus juste, où chacun à sa place et peut se réaliser, tout en laissant aussi les autres se réaliser.

Au lieu de celle-là, nous vivons dans une société de la concurrence exacerbée de tous contre tous, de pays contre pays, d’économie contre économie, d’entreprise contre entreprises, de travailleur contre travailleurs, de chômeur contre chômeurs, et même de SDF contre réfugiés. Dans notre société, la concurrence nous est inculquée dès le plus jeune âge, le sport est là pour ça, et le dopage n’est que la conséquence de cet état d’esprit de domination du plus fort. De plus les jeux vidéos, où il faut additionner les morts pour gagner, préparent très bien les esprits malléables des jeunes à passer du virtuel au réel.

Si nous ne changeons pas cette société, loin de diminuer, cette concurrence va être poussée jusqu’à la concurrence pour la survie. Avec le changement climatique mondial, les conditions de production, environnementales et alimentaires, vont dramatiquement changer. Soit nous limitons les changements et nous adaptons la société mondialisée à ces contraintes matérielles nouvelles, soit nous sommes condamnés à nous exterminer les uns les autres pour survivre.

Mais les autres ne ce laisseront pas exterminer comme cela (nous sommes tous l’autre de quelqu’un : riches ou pauvres, d’un pays ou d’un autre, d’une religion ou d’une autre…) et les prétextes ne manquent pas pour nous entre-tuer. Il ne restera aux moins équipés pour la bataille, aux moins libres, que l’arme des faibles, sacrifier sa vie pour sa cause, devenir terroriste ou même devenir kamikaze.

Si nous ne changeons pas la société, Les massacres comme celui de Paris ne peuvent que se multiplier, Or nous sommes à un moment décisif pour préparer, pour choisir, notre avenir. Les plus grands décideurs du monde, les chefs d’état de la plupart des nations, vont se réunir pour soit-disant limiter le réchauffement climatique à 2 degrés. Les scientifiques dénoncent, qu’en fait, ils ne vont rien limiter du tout, qu’aucunes mesures contraignantes ne seront prises, et que le réchauffement, déjà commencé, pourrait atteindre les 3 et même 4 degrés. Ces degrés multiplieront les catastrophes climatiques et donc les catastrophes humaines et sociales (inondations, sécheresses, ouragans, exodes massifs de population, guerres civiles ou/et nationales, et peut être jusqu’aux explosions nucléaires finales).

La COP 21 fixe les priorités de la société future. Or le choix des puissants à été d’écouter les sponsors qu’ils se sont choisis, le choix de se soumettre aux lobbies pétroliers et des énergies carbonées. Les émissions de CO2 vont donc continuer à augmenter. Non seulement il n’y aura pas de traité contraignant sur le climat, mais des traités climaticides vont être signés et être, eux, contraignants pour déréguler l’économie. Les traités de libre-échange, CETA, TAFTA, TTP… vont imposer les intérêts privés des multinationales sur l’intérêt général des générations futures. Non contents de ne pas légiférer pour stopper les émissions de CO2, les présidents vont bientôt signer pour l’abandon des droits de l’Humanité.

Stopper le TAFTA et les autres traités anti-souveraineté des peuples, doit être notre revendication comme résultat minimum et concret de la COP 21. Nous devons pouvoir manifester dans les rues de Paris et d’ailleurs, les 28 et 29 novembre et le 12 décembre 2015 pour exiger de choisir notre société et donc de choisir notre avenir. La sécurité qui compte le plus pour nous, c’est notre sécurité climatique, qui est cent fois plus importante que la sécurité contre quelques terroristes assassins qui nous terrorisent moins que l’avenir sanglant du réchauffement climatique.

La société civile doit pouvoir s’exprimer et exiger que ses choix soient respectés. Si le premier ministre interdit notre libre droit de manifester, va-t-il falloir, que des résistants du climat deviennent des terroristes du climat (les résistants de la dernière guerre étaient aussi appelés terroristes par le gouvernement de Vichy). En violant les libertés, les droits Humains (tant matériels que de libre pensée), notre gouvernement sème, non seulement le terrorisme aveugle des barbares de DAECH, mais obligera à un futur terrorisme ciblé des désespérés des conséquences du changement de climat.

Lu sur médiapart : http://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/161115/les-terroristes-ont-gagne-nos-libertes-vont-trinquer

Nous devons travailler à vivre ensemble

Pour combattre l’intégrisme religieux, il faut combattre le racisme. Nous devons apprendre à nous parler, ne pas faire de communautarisme. Nous devons apprendre à nous respecter les un.e.s les autres. Pourquoi ne pas faire des séances de vérité et de réconciliation ? Les valeurs de la France sont belles : Liberté – Égalité – Fraternité ; sauf que les slogans, vous avez beau les marteler, si dans les faits les gens ne les constatent pas, ils ne servent à rien ; il faut les faire vivre ces valeurs pour qu’elles aient un sens.

Personnellement, je pense qu’il faut démanteler ce qu’on appelle joliment les «quartiers populaires» et qui sont en réalité les bidonvilles du XXI ème siècle, dans lesquels s’entassent une bonne partie des déshérités de la population française, dont je suis moi même issu. Je pense qu’il est urgent de mélanger les origines de la population au lieu de les séparer, les diviser. Que les écoles ne soient pas comme à Besançon : le lycée Pasteur pour les fils de riches au centre-ville et le lycée Victor-Hugo à Planoise pour les fils de pauvres.

Le seul exemple positif que j’aurais à citer pour Besançon, mieux, que j’aimerais qui soit repris comme modèle au niveau national, c’est le quartier Battant. À mes yeux, meilleur exemple de mixité sociale et culturelle en France. Même si la mairie travaille à l’embourgeoiser depuis très longtemps. Le quartier Battant c’est des pauvres, des riches, des maghrébins, des français, des noirs, des juifs, des athées, des musulmans, des chrétiens, des artistes, des musiciens… C’est un quartier à taille humaine. Je ne vous dis pas que tout est rose dans ce quartier, mais dans l’ensemble il y a une très bonne ambiance, c’est une sorte de village en ville. Tout le monde se parle, se connaît au moins de vue et il y a peu de communautarisme. Il y a bien quelques intégristes (chrétiens et musulmans) et un facho aussi qui tient une boutique, mais ils se tiennent à l’écart et ne font pas de vague.

Travaillons donc, toutes et tous, à vivre ensemble, à rompre nos clivages, à construire une société juste pour toutes/tous, ou chacun.e a une place, ou personne n’est exclu. Ensemble, engageons nous pour construire un monde pacifique, c’est notre seul chance si nous ne voulons pas basculer dans l’horreur absolue.


État d’urgence : Contrôle des médias

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Comme vous toutes/tous, je suis au courant que nous sommes en « état d’urgence », cela ne me rassurait pas trop ce terme, alors je suis allé voir dans la loi et ça fait froid dans le dos. D’ordinaire déjà, nous savons qu’environ 95 % des informations sur tout support existant (télé, journaux, radios…) proviennent de l’AFP (l’agence France presse), et que 100% de l’information de l’AFP provient du gouvernement. Mais le décret, non seulement renforce cela, mais l’étend :

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Capture d’écran du site LégiFrance

 

Donc, contrôle de la presse, des publications, des projections cinéma, des représentations de théâtre. Mais aussi des perquisitions à domicile possibles la nuit.

Continuons :

 

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 » peuvent être interdite les réunions de nature à provoquer ou entretenir le désordre »

Parfait ! On va bientôt pouvoir interdire le syndicalisme, le droit de militer, de s’opposer, de résister… Tout se met en place…

On ne le dira jamais assez : MÉFIEZ VOUS DES MÉDIAS CAR ILS MENTENT !

JAMAIS LA LIBERTÉ N’A ÉTÉ AUTANT MENACÉ !

Les références à la loi proviennent du site LégiFrance : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000695350


#Paris : un responsable syndical tabassé par la police

Le 23 juin, à l’appel de la Fédération du commerce et des services CGT, une manifestation était organisée devant le ministère de l’économie et des finances. Témoignage d’Arnaud, militant CGT en Indre-et-Loire, initialement publié sur La Rotative. [EXTRAITS]

« On a organisé une initiative devant Bercy contre la loi Macron et toutes les dispositions, toutes les saloperies qui tombent sur les salarié-es du commerce en ce moment – par exemple, le travail du dimanche à la Fnac [1]. Le rassemblement était paisible. Plus de 600 salarié-es étaient présent-es, donc on n’était pas sur l’emplacement initialement prévu avec la préfecture.

On a occupé les rues qui étaient devant le ministère, et ça a un peu bousculé. Les flics étaient très tendus. Un officier de police, qui avait une matraque télescopique fermée dans son poing, a frappé à plusieurs reprises le secrétaire général de la fédération du commerce, Amar Lagha, qui souffre de multiples contusions et va porter une minerve pendant une dizaine de jours.

[…] Les copains étaient assez remontés, et les flics ont donné d’autres coups, ont balancé des gaz… Des copines ont été molestées. Tout ce qu’on peut voir dans des manifestations « électriques ». Mais d’autres actions contre la loi Macron sont prévues dans les prochaines semaines. »

La fédération SUD Commerce et Services a publié un communiqué sur le sujet, sous le titre « Contre la politique de la matraque, solidarité et mobilisation » :

« Notre Fédération apprend avec stupéfaction les violences policières dont ont été victimes les centaines de manifestant-es réunis hier à l’appel de la Fédération CGT du Commerce devant le ministère de l’économie à Bercy et qui ont conduit à l’hospitalisation de son secrétaire général.

Elle condamne la politique de la matraque du gouvernement qui, après être passé en force à l’Assemblée via l’utilisation du 49-3, veut faire taire toute contestation à l’encontre du projet de loi Macron. »

[1A propos des dispositions de la loi Macron dans le commerce, lire notamment Commerce : « La loi Macron reprend les revendications des patrons sur le travail de nuit ».

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