Besançon : La SAIEMB veut l’expulsion du « Bol d’R » et réclame une condamnation très lourde !

Jean-Louis Fousseret et Danièle Poissenot. (photo du site macommune.info)

Pour rappel, le « Bol d’R » a été ouvert mi-octobre à l’initiative de militant.e.s du collectif « SOLidarité Migrants fugiés ». Situé dans un local laissé à l’abandon rue d’Arènes, il ouvre le temps de midi et le temps du souper. Il a vocation à accueillir les familles de réfugiés avec leurs enfants en journée, afin qu’ils aient un endroit où être au chaud, où ils peuvent cuisiner, discuter, trouver de l’aide pour leurs démarches. Il y a aussi un espace avec des jeux pour les enfants.

Tout ceci fonctionnait plutôt bien depuis plus d’un mois et demi, sauf que la SAIEMB, société immobilière dont la mairie est actionnaire majoritaire et dont la présidente est Danièle Poissenot, adjointe au maire Jean-Louis Fousseret, demande à la Justice l’expulsion du local alors même que le collectif a demandé à signer un bail.

Jusque là me direz-vous, rien de très surprenant étant donné qu’il s’agirait d’une occupation illégale selon les Lois qui régissent notre société. La où le bât blesse,  c’est que la SAIEMB sollicite :

  • une condamnation solidaire de 150€ par jour à compter de la décision à intervenir et jusqu’à la libération effective des lieux.
  • une condamnation solidaire de 565.60€ par mois à compter du 14 octobre 2017 jusqu’à évacuation. (loyers)
  • 50€ de frais de saisine de la Justice.
  • remboursement du PV de l’huissier : 288.09€ + le coût de l’assignation.

Soit un total à l’heure actuelle d’environ 1500€ !!

Qu’ont donc fait ces militant.e.s, si ce n’est se montrer solidaires envers d’autres êtres humain.e.s ? Comme d’habitude, la bêtise triomphe ! Qu’attendre d’autre de la part de gougnafiers pareils…

L’audience aura lieu au tribunal (rue Mégevand) le 12 décembre à partir de 9h30, salle E.

Venez nombreu.x.ses ! Partagez l’info !

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Burkina Faso : Forte mobilisation des étudiant.e.s à l’occasion de la venue de Macron

Des pneus ont été enflammés par des étudiants à l’approche du convoi de la délégation française.

Un autre son de cloche quand à la visite d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou. Beaucoup d’étudiant.e.s se sont vu.e.s refuser l’accès au campus par un très important dispositif policier, ce qui a entraîné des heurts, certain.e.s d’entre elles/eux voulaient poser des questions légitimes au Président français et dénonçaient la mobilisation de tout le système éducatif pour sa visite. Lire la suite

Le sabre et le goût Macron !

Macron en a décidé ainsi, les jeunes devront à nouveau passer par la case militaire. Ce que Chirac avait défait malgré les critiques de son propre camp, notre jupitérien président, 20 ans plus tard, le remet en place. J’en parlais ce soir même à mon cousin qui ne comprenait pas tout à fait ma colère… Il commençait à m’exaspérer et j’ai dû faire alors preuve d’un peu de pédagogie…

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De Besançon à Grenoble en passant par Nantes et jusqu’à Fribourg : Solidarité !

Je reprends le clavier pour crier ma rage quant aux intimidations exercées à l’encontre des camarades d’Indymedia Grenoble, qui mettent à disposition de tou-te-s une plateforme de libre expression sur le web. Suite à l’incendie de la brigade de gendarmerie de Grenoble, jeudi 21 septembre, un communiqué de revendication a été publié sur la dite plateforme par un collectif d’anarchistes. Suite à cela, les services de l’État OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication) ont envoyé une injonction à l’équipe du site pour la sommer de retirer ce communiqué qualifié de « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ». Idem pour les camarades de Nantes. Lire la suite

Appel à souscription

Dans l’affaire qui m’opposait à la Préfecture du Doubs, j’ai gagné mon procès les faits étant prescrits. Seulement, le travail de recherche, de rédaction… de mon avocat à un coût : 973€. Il n’aurait pas pu soulever la prescription pour le montant d’une aide juridictionnelle (env. 200€), c’est pourquoi j’avais choisi cette option. Je rappelle que dans cette affaire je risquais jusqu’à un an de prison et 30.000€ d’amendes + 1€ de dommage et intérêt. C’est donc un moindre mal.

Je lance donc un appel à souscription, une caisse sera disponible à la librairie l’Autodidacte, 5 place Marulaz, ouverte seulement le samedi de 15h à 19h durant la période estivale, ou si vous ne pouvez vous y rendre, vous pouvez déposer de l’argent ici : https://www.lepotcommun.fr/pot/2f0cq3i6

Je vous remercie d’avance.

Des nouvelles de mon procès

Tout d’abord je tiens à remercier les personnes présentes pour me soutenir ainsi que les personnes non-présente qui m’ont communiqué leur soutien sous diverses formes.

Le procès en lui même a été très rapide, le verdict doit tomber le 21 juin mais normalement il devrait y avoir au mieux : prescription des faits, au pire une amende symbolique de 1€. Le but étant d’après ce qu’on m’a fait comprendre de pouvoir me gronder en place publique.

J’en prend note…

LA  LUTTE CONTINUE ! LA LUCHA SIGUE !

De l’abstention à l’anarchie – Tract des libertaires de Besançon

Je n’ai pas eu l’occasion de publier ce tract qui a été réalisé collectivement pour le 1er Mai. Mais avec les législatives qui approchent, il est toujours d’actualité. Il est signé par l’ensemble du milieu libertaire (CNT 25, Groupe anarchiste solidaire, Groupe Proudhon, des autonomes), je le reproduit ici. Puisse t’il vous donner du grain à moudre…

De l’abstention à l’anarchie

S’abstenir, oui mais pourquoi ?

 Face au manque de confiance de plus en plus évident, envers le système politique en place, de plus en plus de gens, conscient.e.s chacun.e à leur façon, s’abstiennent d’aller voter. Même si le discours républicain, omniprésent, décrit les « abstentionnistes » comme des feignant.e.s ou des irresponsables désintéressé.e.s, nous savons que beaucoup de celles et ceux qui refusent d’élire ont une réelle conscience politique. Que ce soit par écœurement de la « politique politicienne » (promesses, mensonges, opportunisme carriériste, affaires judiciaires et autres frais de bouche indécents) et/ou par une forme de lucidité motivée par un idéal politique, comme l’anarchie, les raisons de ne pas se soumettre au jeu électoral sont multiples. En tant qu’anarchistes, nous n’oublions pas que l’abstention, loin d’apporter une solution immédiate, reste néanmoins une façon de ne pas donner son accord, son adhésion à cette forme d’organisation politique qu’est la démocratie dite « représentative ». En effet, moins le taux de participation au scrutin est élevé, moins les candidat.e.s, quel que soit leur score, se trouveront légitimes dans leur tentative de prendre le pouvoir.

Donc on ne vote pas, mais après ?

 L’abstention est loin d’être une fin en soi, c’est un moyen d’expression contestataire, mais pas un moyen concret d’avancer. Si nous, anarchistes, refusons pour la plupart de voter, c’est parce que, à l’opposé de la démarche électorale, nous préférons lutter par nous-mêmes, de façon concrète et active. Le temps et l’énergie que nous investissons quotidiennement dans des mobilisations contestataires et / ou solidaires, représentent à nos yeux la meilleure résistance possible contre le capitalisme, tout en démontrant dès aujourd’hui qu’une organisation autogestionnaire est possible, en plus d’être souhaitable. Pour nous, cet engagement est bien plus efficace et prometteur pour l’avenir, que ne peut l’être l’élection d’un.e chef, aussi bien d’un point de vue politique que pour des avancées concrètes dans nos vies personnelles. Nous pensons que la libération des individu.e.s et l’égalité sociale ne s’obtiendront que par les luttes solidaires des classes dominées. Les congés payés, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le salaire minimum, les systèmes de solidarité comme le financement des retraites, sont quelques exemples de droits acquis suite à de nombreuses luttes. L’État-providence n’est pas un cadeau que nous auraient fait les dirigeant.e.s, par altruisme ou philanthropie. Il n’existe que parce qu’il a aidé à contenir les révoltes.

 Alors on fait la révolution, mais après ?

 Nous ne prétendons pas avoir de solutions toutes faites et toutes prêtes, qu’on diffuserait comme une vérité dogmatique. D’ailleurs, une telle attitude s’apparenterait bien plus à l’approche des partis politiques, voire à celle de la « mouvance » conspirationniste. Nous pensons que l’expérimentation est un principe nécessaire à une progression politique et sociale, sur des bases autogestionnaires. Nous la développons déjà quotidiennement dans les organisations de nos groupes, syndicats, squats, et dans nos relations humaines en général.

Donc l’autogestion c’est quoi ?

 La forme d’organisation sociale et politique que nous promouvons repose sur le principe d’horizontalité (absence de hiérarchie), indispensable pour traiter toute personne de façon égalitaire, et nous préserver du pouvoir qui découle des statuts de « supérieur.e.s ». Un autre élément central est l’exigence d’une participation des individu.e.s dans le processus de prise de décisions, au sein d’assemblées générales (discussions collectives), afin de ne pas abandonner ce droit et ce devoir à d’autres.

Un des principes fondamentaux de l’autogestion est aussi que tout mandat soit impératif et révocable. C’est à dire que quand quelqu’un.e est élu.e, c’est pour une tâche bien précise qu’il ne peut pas outrepasser, et que la personne peut être démise de son mandat à n’importe quel moment, si on estime qu’elle ne fait plus ce qu’on lui a demandé.

C’est un des gros défauts dans l’organisation électorale que nous contestons : donner tout le pouvoir à une personne pendant cinq ans, sur la base d’un programme qui ne nous convient déjà pas au départ, et que rien ne l’oblige à mettre en application par la suite.

Selon nos principes de base, toutes les décisions sont prises en assemblées générales, assemblées auxquelles tout le monde a le droit de participer, et a exactement les mêmes droits et les mêmes pouvoirs que toutes les autres. Certes, on choisit quelques personnes au début de chaque assemblée pour former un bureau chargé d’organiser les discussions, mais justement, avec un mandat impératif et révocable. Nous considérons que c’est sur ces bases-là qu’on peut parler de démocratie.

OK, mais comment on s’organise dans l’espace ? Si il n’y a plus d’État, il n’y a plus de pays ?

 Par le fédéralisme, sans pour autant reproduire le système suisse ou américain. Par exemple, on pourrait très bien construire une société dans laquelle différents groupes se réuniraient en assemblées générales. Les principaux axes de regroupement seraient les lieux de production et les lieux de vie (quartiers, villages), mais on peut très bien en imaginer d’autres. Chaque personne concernée par sa propre situation (en tant que travailleur.euse, habitant.e ou n’importe quel autre critère d’appartenance posant un problème social) pourrait alors s’exprimer et prendre part aux décisions qui impacteront ensuite ses conditions de vie. Entendu de cette façon, le travail serait radicalement différent de ce qu’il est aujourd’hui pour la majorité des gens, c’est à dire un monde où règnent la pénibilité, la peur, l’égoïsme, le harcèlement sexuel, et le manque d’utilité et donc de reconnaissance sociale.

Nous sommes tout à fait conscient.e.s qu’une fois que le capitalisme sera détruit, il faudra quand même bien produire de quoi vivre. Mais l’avantage du modèle d’organisation que nous défendons, c’est que tout le monde pourra participer aux décisions d’investir, ou pas, nos forces de travail dans telle ou telle ressource ou telle ou telle cause jugée utile et prioritaire.

Ces assemblées locales pourront se concerter dans des assemblées régionales, avec ces fameux.ses mandaté.e.s impératif.ve.s et révocables, qui pourront à leur tour mandater et se concerter dans des assemblées elles mêmes à plus grande échelle, c’est à dire nationales, continentales, voire mondiales… sans que le pouvoir sur les décisions ne passe dans les mains de quelques-un.e.s.

Super principe, mais ça ne risque pas de prendre beaucoup de temps ?

 Si, en effet ce système demande nettement plus de temps. Mais si on veut tou.te.s avoir notre part de pouvoir pour réellement peser dans l’organisation collective et avoir notre légitime « part du gâteau », il faut

s’investir beaucoup plus que de mettre un papier dans une boite tous les cinq ans. Par exemple, si le pouvoir était réparti équitablement, on ne dépenserait pas toutes ces forces à construire des produits de luxe pour les riches. Qui, à l’heure actuelle, peut s’acheter une Porsche? Qui se déplace fréquemment en avion au point de vouloir construire un nouvel aéroport comme celui de Notre Dame des Landes?

La haute bourgeoisie ou les « très très riches », en possédant la plus grande partie du capital, orientent la production dans les secteurs qui les intéressent et qui génèrent le plus de profits, même si cela passe par des guerres ou un recul de nos conditions de vie.

Dans une société libertaire, l’obsolescence programmée, qui consiste à prévoir un dysfonctionnement inévitable afin de créer une panne et contraindre les gens à racheter de nouveaux biens de consommation, n’existerait tout simplement pas. Nous produirions utile et efficace pour que personne ne manque de rien de fondamental. En sélectionnant ainsi nos priorités sociales et économiques, on pourrait dégager suffisamment de temps pour nous consacrer à une vraie citoyenneté. Cet élan citoyen devrait nécessairement s’accompagner d’une refonte de l’école, laquelle laisserait une place importante pour une réelle instruction civique des enfants et des adolescent.e.s, orientée vers l’apprentissage de la réflexion politique et de l’organisation collective.

Voici quelques principes de base théorisés, et surtout utilisés concrètement, par les anarchistes depuis maintenant plus d’un siècle. Nous ne sommes pas contre tout, nous n’allons pas manifester ou organiser des  actions juste pour le plaisir de caillasser quelques flics (même si ça peut largement se comprendre) ; nous avons un projet concret derrière tout ça, trop souvent occulté par les partis politiques, les médias et aussi par les groupes non libertaires avec qui nous sommes alliés sur certaines causes. C’est pourquoi nous prenons aujourd’hui la peine d’expliquer quelques-uns de ces principes qui définissent l’anarchie, trop souvent ignorés des gens lorsqu’on leur parle de ce mouvement politique.

Et si je veux essayer tout ça, ou si je veux en savoir plus, je fais comment ?

Différents groupes anarchistes publient et vendent des journaux, des livres, mettent des documents et des ressources à disposition, organisent des rencontres, des projections, des discussions ou simplement des permanences. Si tu es intéressé.e, tu peux t’adresser à la librairie L’ Autodidacte, située place Marulaz à Besançon, lors de ses permanences.

Vive la révolution, vive l’autogestion, vive l’anarchie !!!