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Besançon : Des enfants en bas âge, des bébés et leurs parents dorment dehors !

Besançon : Des enfants en bas âge, des bébés et leurs parents dorment dehors !

L’occupation de l’amphi…

N’attendant (pour ma part) plus rien de l’autorité préfectorale, qui s’est illustrée l’année dernière par ses nombreux mensonges, sa (pitoyable) tentative d’intimidation à mon égard et l’un-e de mes camarades en nous ayant placé en garde-à-vue, pour quelques mots plus hauts les uns que les autres dans un article que j’avais rédigé et qui n’a pas plu à Mr Setbon, le secrétaire du préfet. Bref, ils ont prouvé leur malhonnêteté.

Nous voudrions que la mairie applique ce droit qu’elle a, de réquisitionner des logements vacants pour y loger dignement ces familles, mais son prétexte est que c’est à la préfecture de gérer l’hébergement des demandeu-rs-ses d’asile. Ils n’auraient que quelques coups de fils à passer et tout le monde serait content, mais ils ne font rien. Des gosses dorment dehors ! Des bébés ! Des personnes malades !

Et quand par miracle ils obtiennent quelque chose, c’est quelques nuits à l’hôtel, sur nos impôts bien sûr, tout ça pour ne pas toucher à la sacro-sainte propriété privée !

Voici comment vivent certain-e-s personnes à Besançon en 2017…

C’est pourquoi hier soir, n’ayant aucune solution pour la vingtaine de personnes à la rue, dont une quinzaine d’enfants de moins de 10 ans et 4 bébés, des militant-e-s du collectif Sol-Mi-Ré (solidarité migrant-e-s et réfugié-e-s) de Besançon ont décidés collectivement de s’installer dans une salle de la faculté des Lettres. Ils ont installé des matelas dans l’amphithéâtre « Petit ». A l’heure où j’écris cet article, ils/elles y sont toujours et une grande chaîne de solidarité est en train de se mettre en place, ce qu’il faut souligner car ça fait plaisir.

Vous pouvez passer apporter votre soutien, du réconfort, des jeux pour enfants, mais aussi : nourriture, produits d’hygiène pour bébés et femmes…

Montrons à ces personnes qui ont tant souffert, que dans notre belle ville il y a aussi de la place pour elles/eux. Montrons leur que la solidarité existe et se traduit en acte ici, sous diverses formes…

LA LUTTE CONTINUE !

Plus d’infos dès que possible.


#Besançon : Manifestation en solidarité des personnes migrantes – Samedi 18 février

affiche-manifestation-soutien-migrants


#Besançon : solidarité avec le squat Denfer

Depuis le 17 décembre, un lieu qui avait été laissé à l’abandon depuis plus de 7 ans a été mis à disposition de familles dans le besoin, françaises ou non. Il est tout de même principalement occupé par des demandeurs d’asile, que la préfecture a normalement l’obligation de loger. Mais au 115 (numéro d’urgence sociale) qui est appelé tous les jours, on leur répond que le dispositif est saturé. Nous avons appris par des sources internes, que des consignes ont été donnée au 115 par la préfecture, pour refuser les demandeurs d’asile.

C’est pourquoi elles/ils ont été accueilli-e dans ce logement de 150 m² situé 6 av. Denfert, afin qu’ils/elles puissent vivre décemment en attendant une vraie solution. Une vingtaine de personnes (enfants compris) ont déjà bénéficies du dispositif mis en place par le collectif de squatteu-ses-rs, certain-e-s ont enfin été relogés, d’autres restent encore sur le carreau.

Dans ce lieu, des cours de langues sont donnés, certain-e-s d’entre nous se sont même mis à apprendre l’albanais, les cultures se partagent… Tous les dimanche après-midi une « free-zone »(zone de gratuité) très fournie est ouverte, chacun-e peut venir prendre ce dont il/elle à besoin et donner ce dont elle/il a besoin en vêtements, chaussures…

Mais plus encore, ces personnes ont besoin de votre soutien, une procédure devant le tribunal ayant été enclenché par les propriétaires, qui se réveillent après 7 ans !

Rendez-vous mardi 14 février à 9h devant le tribunal – rue Mégevand

soutien-proces-squat-besancon


Marseille : Témoignages audio du CRA du Canet – 8 septembre 2012

Propos recueillis le soir du rassemblement devant le CRA du Canet à Marseille, le 8 septembre

audio1 :

Tu étais dans le centre pendant le rassemblement ?

Oui, dedans, on a commencé à crier, taper sur les portes, on a arraché les chaises, on a tout fait on a arraché les chaises, elles sont fixées par terre avec des boulons.
La commandante est descendu pour nous calmer, elle a dit : « ils se servent de vous dehors, vous êtes ici pour 45 jours maximum, ne vous suicidez pas… pour 45 jours vos familles ont besoin de vous », elle a commencé à nous calmer.

Qu’est-ce que vous en pensez que des gens viennent faire du bruit devant le centre ?

Ça nous fait du bien, on se sent bien, il y a des gens qui pensent à nous dehors, il y a des êtres humains qui pensent encore aux autres, ça fait plaisir, on était très contents.

audio1b :

Ça fait trois jours qu’on n’a pas mangé, parce qu’il y a un collègue qui a été frappé hier par la police.
Il a été frappé à coups de poing, à coups de pied, par terre. Le mec, il était à poil.
Y’a un policier qui lui a manqué de respect, il lui a dit : « je t’encule », après les policiers lui sont tombés dessus à coups de pieds, à coups de poings, à coups de matraque, les autres retenus ont jeté la nourriture, ils ont fait la bagarre, ont fait tombé la porte. Ça, c’était hier soir (le vendredi 7 septembre) à 18h. Depuis on refuse de manger, ça fait trois jours, c’est la grève de la faim. Il y a que deux mecs qui mangent, un malade du diabète et un vieux, mais nous tous on fait la grève de la faim, ni on mange, ni on boit. C’est que dans le bloc où il y a l’embrouille, aujourd’hui, tout le centre n’a pas mangé. On veut faire la grève de la faim jusqu’au bout. Y’a l’avocate de Achour qui est venu aujourd’hui, il a déclaré la grève de la faim au docteur, à l’avocate, devant la commandante.

audio2 :

Comment ça c’est passé pour vous là, pendant le rassemblement ?

Ils se sont calmés parce que vous êtes dehors, ils vont attendre que vous partiez, comme ça ils reviennent et ils nous frappent. Il y a un policier noir, il est costaud, il nous frappe, il nous pousse. Mon collègue il a une trace sur le ventre. Ils ont fait de la merde là. Tous les jours ils changent les équipes, toutes les équipes, elles nous frappent, elles nous insultent. On mange comme les chiens.
Tous les jours, là, ça fait trois jours, ils nous font la misère tous les jours. Tous les soirs ils font la merde.

Pour les blessures, il faut que tous les gens blessés aillent voir le médecin pour les faire constater.

On l’a fait aujourd’hui, quand on a demandé le docteur pour faire des certificats médicaux, ils ont dit non, ils ont peur. On fait la grève de la faim.
Hier, ils ont frappé pour de bon. La vie de ma mère, y’a pas de caméra.
C’est grave.
Ils ont frappé beaucoup de gens, moi et deux collègues, et l’autre, ils l’ont mis à poil et ils l’ont traîné jusqu’en bas (à l’isolement) en lui donnant des coups de pieds dans le visage.

Source: http://sanspapiersnifrontieres.noblogs.org/