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#COP21 : Décryptage d’un mensonge merdiatique

lesmediasmententDepuis la marche contre la COP21 dimanche 29 novembre, on voit sur les réseaux sociaux des commentaires condamnant la « violence » des manifestant.e.s. Évidemment, ces moutons ne réalisent pas qu’ils ont été l’objet d’une grosse manipulation étatico-médiatique.

Comme je l’avais dénoncé dans un ancien article, pendant l’état d’urgence, il est prévu le contrôle des médias par l’État. Évidemment il n’allait pas relayer la version des manifestant.e.s.

Parmi les nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, beaucoup de chose que je vais démonter ici point par point avec un document vidéo de trente minutes à l’appui.

  1. Des anarchistes ont détruit le mémorial aux victimes : Faux ! Ce sont les forces de l’ordre qui l’ont saccagé, on le voit dans la vidéo à 19min20. Les manifestant.e.s eux/elles, ont tenté de le protéger : manifestantsprotegeantlememorialflicdetruisantlememorial

2. Ce sont les manifestant.e.s qui ont provoqué les CRS : Faux ! Dans la vidéo on voit clairement que les flics ont harcelé avec des lacrymos et des grenades assourdissantes et ont violenté les manifestant.e.s sans que ceux-ci ne le les provoquent. On le voit très bien dans cette vidéo :

 

3. Il y avait des casseurs parmi les manifestant.e.s : Vrai ! Les voici après la manif, ils portent tous le brassard «POLICE» :

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Si vous n’avez toujours pas compris et croyez toujours que ce sont les manifestant.e.s qui ont provoqué tous ces heurts, regardez donc cette vidéo tournée tout au long de l’événement. Toutes les preuves sont là :

Donc avant de relayer de la propagande complètement fausse, renseignez vous !

LES MÉDIAS MENTENT !


COP 21 : Bravons l’état d’urgence, manifestons le 29 novembre

cop-21-bravons-letat-durgence

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour comprendre que l’état d’urgence décrété pour trois mois n’allait pas se limiter à protéger la population française contre de nouveaux attentats.

Ce week-end, une grande partie de la ville de Sens (Yonne) a été soumise à un couvre-feu, sans rapport clair avec les attentats. C’est la perquisition d’un appartement – dont les locataires n’auraient finalement pas été inquiétés – qui a justifié cette punition collective. Parmi les 1072 perquisitions nocturnes diligentées hors de tout cadre judiciaire par les préfets, moins d’une sur dix a abouti à une garde-à-vue. À Nice, c’est une fillette de six ans qui a été blessée lors d’une opération de police : les policiers intervenus en pleine nuit avaient enfoncé la mauvaise porte. Dimanche en Loire-Atlantique, c’est une caravane de 200 vélos accompagnée de 5 tracteurs qui a été bloquée par les forces de l’ordre : il s’agissait de dissuader les cyclistes de rejoindre Paris pour la COP21.

Pendant ce temps, le gouvernement reprend sans scrupules des mesures promues hier encore par l’extrême droite. Les journaux nous l’assurent : les sondages confirment l’adhésion massive des Français à cet état d’exception sans précèdent depuis cinquante ans.

C’est une victoire pour daesh que d’être parvenu, avec moins d’une dizaine d’hommes, à faire sombrer l’État dans ses pires réflexes réactionnaires. C’est une victoire pour daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière.

Le dimanche 29 novembre, une gigantesque manifestation était prévue dans les rues de Paris pour faire pression sur les gouvernants mondiaux, à qui personne ne faisait confiance pour trouver une solution au réchauffement climatique. Des centaines de milliers de personnes étaient attendues de toute l’Europe. Manuel Valls, certainement lucide sur le caractère dérisoire des accords qui sortiront de la COP21, craignait beaucoup cette manifestation; il a donc décidé de l’interdire. Le prétexte : la foule risquerait d’être la cible d’un attentat – M. Valls jouerait-il avec le feu en laissant les Français risquer leur vie en faisant leurs courses de Noël ?

Les moyens : ceux qui voudraient manifester encourent 6 mois de prison.

M. Valls va-t-il nous mettre en prison pour nous protéger des attentats ?

La proposition que nous faisons, nous savons que dans les circonstances actuelles nous aurons du mal à la faire entendre. Depuis dix jours, les écrans ressassent la gloire des “valeurs” françaises. Nous prenons cela au pied de la lettre.

S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police. La mobilisation à l’occasion de la COP21 est un enjeu primordial et nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester.

Dimanche 29 novembre, nous appelons à braver l’état d’urgence et à nous retrouver à 14h sur la place de la République.

Source : https://www.change.org/p/la-rue-bravons-l-etat-d-urgence-retrouvons-nous-le-29-novembre-place-de-la-republique

Une manifestation aura lieu à Besançon le dimanche 29 novembre à l’issue du Resto-Trottoir

RDV place Marulaz à 12h30 pour le repas


COP 21 : Un appel à casser ce monde

J’ai hésité à relayer cet appel, mais ayant bien pesé le pour et le contre, je me dis que nous n’avons plus d’autre choix que de casser ce monde qui nous brise jour après jour. Nous ne pouvons plus supporter de vivre dans un monde pareil, ou la violence, le chaos et le désespoir sont partout, dans les pays pauvres comme dans les pays riches. Partout ce n’est que haine, meurtre, pillage, guerre ! Ils nous affament, nous plongent dans la misère, saccagent notre planète… Pourquoi ? Pour se faire du fric ! Du fric ! Et encore du fric ! qu’ils enferment ensuite dans des coffres forts, avec leurs bijoux, leur or, leurs titres de propriétés ; qu’ils accumulent tel un trésor !!! Ca ne peut plus durer, nous devons vraiment casser ce monde !

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Le texte :

« Dirigeants du monde »,

vous avez bien joué votre partie. Vous avez gagné la guerre de classes, liquidé ce qui restait du monde ouvrier, mis au travail l’ensemble de la population, à peu de choses près, encaissé la crise et ses innombrables répliques, exterminé ce qui n’était pas soluble dans le matin blême de l’Occident … Vous avez tout réussi, sauf à garantir les conditions fondamentales de la vie humaine sur terre. Vous avez tout réussi, et loupé l’essentiel. Et maintenant, vous vous agitez, légèrement transpirants, essayant de vendre sans y croire vraiment, l’idée que la technologie nous sortira de la situation où elle nous a mis ; mais au fond, vous le savez bien : ce monde, votre trophée inerte, s’effondre, et vous-mêmes serez engloutis, comme tout le monde, dans l’égalité des derniers jours. Vous vous en rendez peut-être compte : vous n’êtes pas capables de résoudre ce problème. En matière d’ « environnement », le point de non retour, cela fait quarante ans qu’on l’a franchi. Vous avez déjà échoué. Il n’y a pas de solution qui vienne de vous, et vos simagrées nous lassent. Nous sentons bien qu’elles vous fatiguent aussi, mais ne vous inquiétez pas. Elles ne dureront plus.

Deux questions se posent alors à nous, en ces temps qui s’essoufflent :

1) Qu’est-ce qu’un sommet ?

Une poignée de dirigeants foncièrement incapables, des lobbyistes en tout genre, quelques experts, des chefs de cabinets et des attachés de presse se réunissent dans un aéroport d’affaires pour discuter des mesures à prendre pour éviter une probable fin du monde. Ils n’ont absolument rien à se dire que leurs technocrates ne savent déjà. Ils n’ont absolument rien à décider que leurs armadas de conseillers n’aient déjà négocié. Ils n’ont aucune solution à apporter, puisqu’ils sont eux-mêmes le visage du problème. Tout cela, au moins depuis Copenhague, fait consensus. Jusqu’à l’écologie la plus institutionnelle, personne n’attend de cette COP 21 autre chose qu’un pénible théâtre d’ombres. Pourtant, tout le monde s’affaire, du gouvernement Valls à la Coalition Climat, des ONG aux entreprises, des collectifs citoyens aux cabinets de conseils. Tout le monde s’affaire pour qu’ait lieu cet événement. Cette rédemption. Ce « sommet ». Sans doute qu’on y aura mis les moyens : parait-il que le climat serait cette année « cause nationale ».

Que se passe-t-il donc pendant un sommet, si personne n’a rien à dire ? Que peuvent faire tous ces sinistres hommes publics lorsqu’ils se trouvent réunis ? Prendre de la coke, ou des selfies ? On en serait presque à leur souhaiter, eux qui peuvent encore se payer le luxe de tromper leur impuissance. Frivolités dans les hautes sphères : de quelle couleur sera la cravate de Manuel Valls ? On vous l’accorde : mesurer le ridicule de l’opération n’est pas si facile. On serait désemparé pour moins que ça. Evidemment, le tableau n’est pas encore complet. Il manque l’élément principal.

Inutile en effet de dire qu’entre nous et cette douteuse clique retranchée au Bourget, il y aura 10 000 flics français, une fraction conséquente de l’armée de l’air, des contingents de toutes les polices d’Europe et une solide cohorte de casques bleus. Entre nous et les acteurs de cette scandaleuse farce, l’élite du maintien de l’ordre à la française, le résultat de 1500 ans de construction d’un monopole de la violence légitime. Le fleuron de l’Etat, l’aboutissement armé de notre rationalité politique. Voilà ce qui entend se déployer pendant ces deux semaines d’hiver. Faut-il rire, faut-il trembler ? On ne sait plus très bien.

2) Qu’est-ce qu’un contre-sommet ?

Une fois n’est pas coutume, la réponse sera d’une extrême simplicité. Etant donné l’inanité du débat public et l’arrogance absolue d’un gouvernement qui téléguide sa propre contestation citoyenne, il n’y a rien d’autre à attendre de telles circonstances qu’une honnête flambée de violence. Qu’on ne se méprenne pas : il ne s’agit pas de se défouler in-puissamment, ou de compenser un manque d’idées par des actions bien attestées. Il s’agit de se venger. Ainsi, ce n’est pas seulement le bon sens qui se trouvera, cette fois, du côté des casseurs, des Black Blocks, des radicaux, qu’importe le nom qu’on veuille « leur » donner. C’est aussi le sens de l’honneur, et un certain amour-propre.

Car à l’heure où l’on vous parle sans cesse de ce à quoi ressemblera le monde en 2030, ou en 2050, il n’est pas inutile de s’attarder sur ce à quoi il ressemble déjà. De ce à quoi il ressemble depuis 200 ans, 200 ans d’industrialisation et de développement, de civilisation inquestionnable, de colonisation intérieure, d’impérialisme béat. Deux siècles durant lesquels nous avons tant bouleversé les grands équilibres écologiques qu’aujourd’hui, l’environnement change plus vite que la société. Nous vivons à un âge où la vie disparaît déjà mille fois plus vite qu’elle ne se renouvelle. Alors, si nous ne savons pas précisément dans quel état sera le monde en 2050, nous savons en revanche que l’état dans lequel on l’a déjà placé mérite amplement qu’on le venge.

La jeunesse, notamment a un droit illimité à une telle vengeance : amenée de force dans un monde qui s’écroule, elle n’a rien demandé, commis aucune faute, participé à aucun mensonge collectif. On attend d’elle qu’elle paye bien gentiment les fautes de ses aînés, qu’elle prenne sur ses épaules tant d’années d’arrogance et d’incurie ; on comprendra donc qu’elle souhaite faire payer aux représentants de l’ordre ancien cette situation proprement désespérée.

En coulisse, certains s’agitent, et parlent de « justice climatique ». Il s’agirait de partager équitablement les conséquences de la catastrophe. Mais si nous faisons l’effort, un instant, de donner un sens à ces mots tant galvaudés, la « justice climatique » n’est que la réparation impossible d’une injustice, injustice incalculable faite non seulement à notre espèce, mais à des milliers, des millions d’autres, faite à la Terre elle-même, aux innombrables formes de vie qui la parsèment. Attendue l’énormité de la faute, la peine sera capitale : la destitution immédiate de cette mafia du climat et le renvoi de ses porte-paroles aux oubliettes – aux côtés de l’armada de flics qui s’interpose entre eux et la réalité. Sentence qu’il s’agira de rendre, le 29 novembre, dans les rues de Paris.

La vengeance ne constitue pas une politique, diront certains. Et encore moins une « solution » aux grands déséquilibres écologiques. Mais cela vaut mille fois le cocon gestionnaire dans lequel la COP 21 entend nous emmailloter. Gardez vos illusions de maîtrise et vos « petits gestes qui sauvent ». Quitte à être les derniers hommes, nous garderons les yeux ouverts.

Source : https://lundi.am/Vengeance-ou-nihilsime-Contre-la-COP21

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État d’urgence : Contrôle des médias

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Comme vous toutes/tous, je suis au courant que nous sommes en « état d’urgence », cela ne me rassurait pas trop ce terme, alors je suis allé voir dans la loi et ça fait froid dans le dos. D’ordinaire déjà, nous savons qu’environ 95 % des informations sur tout support existant (télé, journaux, radios…) proviennent de l’AFP (l’agence France presse), et que 100% de l’information de l’AFP provient du gouvernement. Mais le décret, non seulement renforce cela, mais l’étend :

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Capture d’écran du site LégiFrance

 

Donc, contrôle de la presse, des publications, des projections cinéma, des représentations de théâtre. Mais aussi des perquisitions à domicile possibles la nuit.

Continuons :

 

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 » peuvent être interdite les réunions de nature à provoquer ou entretenir le désordre »

Parfait ! On va bientôt pouvoir interdire le syndicalisme, le droit de militer, de s’opposer, de résister… Tout se met en place…

On ne le dira jamais assez : MÉFIEZ VOUS DES MÉDIAS CAR ILS MENTENT !

JAMAIS LA LIBERTÉ N’A ÉTÉ AUTANT MENACÉ !

Les références à la loi proviennent du site LégiFrance : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000695350


#Paris : un responsable syndical tabassé par la police

Le 23 juin, à l’appel de la Fédération du commerce et des services CGT, une manifestation était organisée devant le ministère de l’économie et des finances. Témoignage d’Arnaud, militant CGT en Indre-et-Loire, initialement publié sur La Rotative. [EXTRAITS]

« On a organisé une initiative devant Bercy contre la loi Macron et toutes les dispositions, toutes les saloperies qui tombent sur les salarié-es du commerce en ce moment – par exemple, le travail du dimanche à la Fnac [1]. Le rassemblement était paisible. Plus de 600 salarié-es étaient présent-es, donc on n’était pas sur l’emplacement initialement prévu avec la préfecture.

On a occupé les rues qui étaient devant le ministère, et ça a un peu bousculé. Les flics étaient très tendus. Un officier de police, qui avait une matraque télescopique fermée dans son poing, a frappé à plusieurs reprises le secrétaire général de la fédération du commerce, Amar Lagha, qui souffre de multiples contusions et va porter une minerve pendant une dizaine de jours.

[…] Les copains étaient assez remontés, et les flics ont donné d’autres coups, ont balancé des gaz… Des copines ont été molestées. Tout ce qu’on peut voir dans des manifestations « électriques ». Mais d’autres actions contre la loi Macron sont prévues dans les prochaines semaines. »

La fédération SUD Commerce et Services a publié un communiqué sur le sujet, sous le titre « Contre la politique de la matraque, solidarité et mobilisation » :

« Notre Fédération apprend avec stupéfaction les violences policières dont ont été victimes les centaines de manifestant-es réunis hier à l’appel de la Fédération CGT du Commerce devant le ministère de l’économie à Bercy et qui ont conduit à l’hospitalisation de son secrétaire général.

Elle condamne la politique de la matraque du gouvernement qui, après être passé en force à l’Assemblée via l’utilisation du 49-3, veut faire taire toute contestation à l’encontre du projet de loi Macron. »

[1A propos des dispositions de la loi Macron dans le commerce, lire notamment Commerce : « La loi Macron reprend les revendications des patrons sur le travail de nuit ».

Voir l’article original : ICI


Publications: Parution de Lucioles n°20 – décembre 2014

Lucioles n°20 - décembre 2014.

Lucioles n°20 – décembre 2014.

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Lucioles est un bulletin apériodique, on peut y lire des textes d’analyse et d’agitation autour de Paris (et sa région) et de son quotidien dans une perspective anarchiste. Lire la suite


Manifestation en hommage à Rémi Fraisse – Paris en DIRECT

Ces informations, provenant de Twitter sont actualisées en permanence…

Celles et ceux qui n’ont pas Twitter, pourront au moins suivre ce qui se passe.

Certains journaux bourgeois parlent de manifestation qui a dégénérée (le Parisien…). Je vous laisser juger de la violence sanguinaire dont sont victimes les flics :

…FIN DE LA MANIFESTATION

 

Paris-4

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