De Besançon à Grenoble en passant par Nantes et jusqu’à Fribourg : Solidarité !

Je reprends le clavier pour crier ma rage quant aux intimidations exercées à l’encontre des camarades d’Indymedia Grenoble, qui mettent à disposition de tou-te-s une plateforme de libre expression sur le web. Suite à l’incendie de la brigade de gendarmerie de Grenoble, jeudi 21 septembre, un communiqué de revendication a été publié sur la dite plateforme par un collectif d’anarchistes. Suite à cela, les services de l’État OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication) ont envoyé une injonction à l’équipe du site pour la sommer de retirer ce communiqué qualifié de « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ». Idem pour les camarades de Nantes. Lire la suite

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Appel à souscription

Dans l’affaire qui m’opposait à la Préfecture du Doubs, j’ai gagné mon procès les faits étant prescrits. Seulement, le travail de recherche, de rédaction… de mon avocat à un coût : 973€. Il n’aurait pas pu soulever la prescription pour le montant d’une aide juridictionnelle (env. 200€), c’est pourquoi j’avais choisi cette option. Je rappelle que dans cette affaire je risquais jusqu’à un an de prison et 30.000€ d’amendes + 1€ de dommage et intérêt. C’est donc un moindre mal.

Je lance donc un appel à souscription, une caisse sera disponible à la librairie l’Autodidacte, 5 place Marulaz, ouverte seulement le samedi de 15h à 19h durant la période estivale, ou si vous ne pouvez vous y rendre, vous pouvez déposer de l’argent ici : https://www.lepotcommun.fr/pot/2f0cq3i6

Je vous remercie d’avance.

Besançon : l’appel du 7 juin… Procès d’un résistant, parmi d’autres

 Je suis convoqué devant le tribunal correctionnel le 7 juin à 13h30 (TGI de Besançon – rue Mégevand) pour avoir, par des écrits, exprimé mon ressenti quant à l’expulsion de la famille Feraj cet automne. Dans mon billet, j’avais employé des termes qui me sont reprochés. Voici la déclaration que je compte faire devant la Cour.

Introduction

 Je voudrais tout d’abord vous assurer de ma sidération d’être convoqué ce jour devant le Tribunal. En effet, les faits qui me sont reprochés ne sont à mon sens, non délictueux. Il est vrai que je suis le rédacteur du journal en ligne  » Le Libertaire Bisontin  » où s’exprime des idées affirmées. Toutefois, pour des raisons que j’expliciterai ci-après, ce média n’est pas porteur de diffamations ni d’invectives, il s’agit d’exprimer des opinions, certes radicales, mais en phase avec une actualité qui paraît pour le moins étonnante. Mon plaidoyer va donc s’appuyer sur des faits, des témoignages et d’autres éléments de réflexion. Je demande à la Cour de porter attention aux arguments qui sont les miens.

 Suite à l’expulsion particulièrement honteuse de la famille Feraj l’automne dernier, je me suis senti le droit sinon le devoir de faire part au grand jour de ma consternation et de ma désapprobation. Alors que j’observais une grève de la faim depuis quatre jours en place publique, fatigué, stressé, sollicité en permanence, notamment par le milieu associatif local et international. J’ai fait alors apparaître une légitime colère.  Dans un billet un peu virulent je dénonçais les méthodes du secrétaire du préfet, mr Setbon, ce qui me vaut le désagrément d’être ici convoqué.

 Je tiens à rappeler que les pratiques sociétales de l’Albanie sont bien différentes du cadre légal de la France. Là-bas il existe une loi tacite  » la loi  du Kanun  » issue du droit coutumier médiéval, pas si éloignée de la vendetta corse ; ces rites permettent à un membre d’une famille qui se dit lésée la suppression physique des individus dotés d’un appareil reproducteur masculin de la famille adverse, enfants comme adultes ! Mettant ainsi en cause la survivance de toute une lignée.

 Quant à la référence à  » Iznogoud « , elle est tirée d’une bande-dessinée bien connue, non censurée et accessible à toutes/tous, y compris le public mineur qui trouve là sujet à rire et non à avilir.

 Certes, des mots tels que :  » pourriture  »  » portefaix  » peuvent paraître méprisants, ainsi que  » petit être répugnant « , mais l’état de fatigue et d’exaspération lié à mon engagement physique (grève de la faim) et moral ont fait de moi un porte-parole quelque peu turbulent.

 Pour d’autres termes incriminés tels que  » menteur professionnel « , les réseaux associatifs de soutien aux demandeurs d’asiles ont été avisés du retour du père et des enfants Feraj tandis que la mère était à l’hôpital J. Minjoz et que mr Setbon avait assuré qu’ils ne seraient pas expulsés vers le Kosovo avant la fin de cette situation, alors que les billets étaient prêts ! Imaginez donc la colère des militant-e-s et de moi-même lorsqu’ils ont pris conscience de s’être fait aussi perfidement abusés.

 Comment un représentant de L’État de droit pourrait ainsi berner ses propres administrés ?

 Quant au terme  » pervers narcissique  » , il est tout droit issu du vocabulaire de la psychanalyse, il ne semble pas que le Dr Freud, enseigné dans les lycées et les facultés, ait été poursuivi en justice dans ce pays.

 Par ailleurs, la  » convocation en Justice  » (cf: art. 390-1 du code de procédure pénale) qui fait que je me trouve devant vous aujourd’hui fait mention d’une citation totalement étrangère au journal en ligne  » Le Libertaire Bisontin  » ; en effet,  » empêcher les pourris comme lui de dormir  » n’a jamais paru sur ce site, ainsi qu’a pu le constater l’officier de Police Judiciaire, ces propos sont tirés du blog  » Infos Libertaire  » qui les a repris du journal local «  Séditions  » dont je ne suis pas l’auteur.

 Conclusion

 Ce que j’ai prononcé n’est autre que de l’auto-défense. On me convoque en effet pour avoir exprimé des pensées que je ne suis pas le seul à partager, loin de là ! Je rappellerai seulement un illustre Bisontin en son temps :  » celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison « . Or voici que ce sont à des enfants qu’on a entravé les chemins de la Liberté. Pour eux je suis engagé, avec eux je suis engagé.

 Voilà, c’est ce que je dirai lors de mon procès, mercredi 7 juin à 13h30. Je vous invite à venir assister à l’audience pour me soutenir. N’hésitez pas à reproduire ce texte, à le diffuser autour de vous.

Solidarités avec les solidaires !

LA LUTTE CONTINUE !

#Besançon : Une répression d’une violence inouïe contre les étudiant-e-s

Avant-propos

Les propos dans cet article n’engagent que moi et ne reflètent pas une position collective des gardé-e-s à vue. Plusieurs communiqués sortiront par la suite.

Je fais partie des dix-neuf personnes placées en garde à vue ce mardi 14 février aux alentours de 16h30, pour avoir envahi le conseil d’administration de l’université, qui devait mettre en place la sélection à l’entrée en Master. Cette sélection se fera sur dossier et selon des « capacités d’accueil » prédéfinies pour chaque master. L’AMEB, principal syndicat étudiant à la fac de Besançon, s’y oppose en rappelant son attachement à un enseignement supérieur public, de qualité et ouvert à toutes et tous.

En tant que blogueur et militant, j’ai été convié à participer à une action non-violente organisée par les étudiant-e-s. Je me suis rendu sur place et collectivement, nous avons envahi le conseil d’administration. Contrairement à ce qui a été dit, c’est un membre du personnel qui a enfermé les membres du CA, en fermant la porte à clef. Nous, au contraire, nous l’avons ouverte  (seule la serrure a été endommagée).

Dire qu’il s’agit d’une séquestration est faux, je vais le démontrer dans la seconde partie de l’article. Il n’y a pas eu de séquestration, mais de simples barricades (quelques chaises et une table) que nous avons montées dans le but de nous protéger des forces de l’ordre qui se montraient de plus en plus menaçantes. Nous avions d’ailleurs lancé plusieurs appels demandant à ce que monsieur Bahi vienne nous rencontrer, afin qu’il entende les revendications des étudiant-e-s.

De plus, dans une vidéo sur France 3, Mr Bahi parle de l’événement alors qu’il n’y était pas ! Nous restions justement car nous voulions absolument le rencontrer et en aucun cas pour séquestrer les membres du CA. Pourquoi ne pas carrément parler de prise d’otages ! C’est ahurissant. Ce sont les membres du CA qui ont tenu à rester, nous leur avons proposé plusieurs fois d’annuler le conseil, mais ils et elles ne voulaient pas. Mr Bahi était dans le bâtiment, mais il ne s’est pas présenté au CA, il est resté bien planqué. Il n’a pas voulu entendre les revendications étudiantes.

Ensuite, un représentant de la police est venu nous parler. Nous lui avons dit que nous voulions sortir dans le calme, en groupe et sans violence. Inacceptable selon lui, qui voulait nous interpeller individuellement. La négociation a très vite échoué. Nous sommes alors retourné-e-s dans la salle du CA et avons conseillé aux membres de se mettre à part car nous connaissons la brutalité policière. Certain-e-s ne nous ont pas pris au sérieux… et ont vite compris leur erreur !

Les troupes sont arrivées avec casques, boucliers, matraques et ont commencé à tout saccager, et ont même bousculé des membres du CA qui ont été très choqué-e-s par l’intervention. Nous nous étions regroupé-e-s dans un coin de la pièce en nous tenant bras dessus, bras dessous ; ils nous ont distribué des coups de matraques et tiré-e-s par les bras pour nous détacher les un-e-s des autres, pour nous plaquer au sol (jonché de verre brisé) et nous menotter individuellement. Ça criait de douleur de tous les côtés, même moi qui ai l’habitude d’actions de ce type, j’ai été très choqué par l’intervention policière. Une personne a fait une grosse crise d’angoisse, certain-e-s n’arrivaient plus à respirer après avoir subi des « clefs d’étranglements », c’était vraiment impressionnant. Un jeune de 19 ans a reçu un coup de matraque dans le nez, lui laissant une ecchymose au coin de l’œil que le médecin a pu constater. J’ai reçu un coup dans la main, sur l’os du métacarpe, en voulant protéger la tête d’un camarade :

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Luxation au coude d’un camarade.

Ils nous ont conduit-e-s en « panier à salade » les dix-neuf au commissariat où ils nous ont placé-e-s en garde-à-vue. C’était un cirque géant sur place, nous étions entassé-e-s jusqu’à sept dans des cellules immondes ; certain-e-s ont même dû dormir par terre, dans la crasse la plus infecte. Les quelques couvertures présentes puaient la pisse, étaient tachées de sang. J’ai été placé dans une cellule de dégrisement avec un camarade et un autre jeune qui ne faisait pas partie de notre groupe (je précise que nous n’étions pas ivres). La cellule puait encore plus fort la pisse d’ivrogne, nous avons dû croupir là, assis par terre.

Plusieurs étudiant-e-s ont été privé-e-s de leurs lunettes, ce qui est révoltant, l’un d’eux a eu des migraines et était complètement désorienté. De plus, ils les lui ont confisquées après la signature du dépôt de la « fouille » ; il ne savait pas s’il allait les récupérer, ce qui l’a d’autant plus stressé.

Plusieurs étudiantes ont été privées de leurs pilules contraceptives, ce qui est très grave. (un-e ami-e rédige un communiqué plus approfondi là-dessus que je relaierai sur ma page facebook)

Nous avons été plusieurs à avoir été privé-e-s de nos traitements respectifs. Le médecin n’avait pas ce qu’il fallait pour moi le soir, et le lendemain j’ai réclamé mon traitement médical en vain, les policiers ont refusé. Alors que le spécialiste que je vais voir insiste bien pour que je le prenne très régulièrement, car un sevrage brutal peut me conduire à une hospitalisation. J’ai eu des tremblements le lendemain, un des policiers m’a même demandé pourquoi je tremblais à ce point, je lui ai expliqué l’effet de sevrage et lui ai demandé de me donner mon traitement : en vain.

Plus tard dans la soirée nous avons été déplacés un camarade et moi, sans nous dire où nous allions. J’étais en t-shirt ! Ils nous ont emmenés à la brigade de gendarmerie de Tarragnoz. Sur place, c’est surréaliste : on entre dans ce qui semble une cuisine/salle à manger de grand-mère avec une grande table et derrière, des cellules… Ils ne doivent pas s’en servir souvent. J’ai crevé de froid toute la nuit malgré la couverture qu’ils m’ont fournie, qui gratte plus qu’elle ne réchauffe. D’autres ont été emmenés au Fort de justice, près du lycée Notre-Dame.

Le lendemain vers 12h30, ils nous ont sortis de nos grottes (encore qu’une grotte c’est joli) et nous ont remmenés au commissariat central de la Gare d’Eau. Retour à l’entassement, je retrouve mon pote qui m’explique qu’il a dû dormir par terre, dans la saleté, et qu’en plus on l’a réveillé vers 3h30 du matin pour interrogatoire. Bien qu’habitué à la garde à vue, j’avais le moral entamé, ayant eu très froid à Tarragnoz durant toute la nuit. J’essayais de le masquer tant bien que mal, mais ça se voyait trop. Le camarade présent avec moi m’a été d’un grand réconfort, je tiens à le remercier chaleureusement car quelques minutes après nous riions ensemble.

J’ai été interrogé aux alentours de 15h30 puis relâché vers 16h30. À ma grande surprise, des dizaines de personnes nous attendaient dehors, ce qui m’a particulièrement touché. Si certain-e-s de vous lisent ce billet, sachez que je vous remercie du fond du cœur d’avoir été là pour nous. Même si nous ne vous entendions pas de l’intérieur, nous étions au courant de votre présence et cela nous faisait du bien.

Les deux autres camarades ont été relâchés aujourd’hui. Très éprouvés, ils ne souhaitent pas s’exprimer pour le moment.

Une manifestation aura lieu demain, vendredi 17 février à 10h – RDV dans la cour de la fac des lettres (Mégevand) suivi d’un pique-nique organisé par une prof de psychologie à 12h (lieu à définir après la manif’)

 


 

Dans cette seconde partie je voudrais démonter certains mensonges qui ont été dits. J’ai fouillé un peu la presse et j’y ai trouvé de fausses allégations qu’il me semble important de dénoncer.

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Cet article de l’Express parle de « refus de sortir de la pièce », pourtant dans une vidéo postée sur Twitter par France 3, on entend bien une militante dire au mégaphone que nous voulons dialoguer de manière pacifique :

Des étudiants occupent la Présidence de l’université de Franche-Comté contre la sélection en master pic.twitter.com/hWivGDurPF

(cliquer sur le lien car je n’arrive pas à intégrer le tweet sur le blog)

Plusieurs vidéos qui vont sortir prochainement (il faut du temps pour les traiter) pourront attester des demandes répétées des étudiant-e-s pour sortir dans le calme, de manière pacifique.

Autre chose,  Mr Bahi, le président de l’université, parle de « séquestration » alors qu’il n’était pas encore arrivé au conseil. D’où les demandes par mégaphone de le rencontrer (à voir dans les vidéos diffusées prochainement). Il parle également de dégradations alors qu’il n’y a eu que la serrure de la porte qui a sauté. Les flics, eux, ont tout fracassé en entrant, envoyant valser tables et chaises, ils ont même renversé la fontaine d’eau. Plusieurs membres du CA sont venu-e-s nous soutenir devant le commissariat car ils/elles n’ont pas été choqué-e-s par notre intervention mais par celle de la police.

En somme, beaucoup de mensonges, de non-dits (voulus ou non) et peu de place pour la vérité !

Beaucoup de violence, de dénis de droits, et peu de place laissée au débat…


Voici le communiqué inter-syndical du 15 février :

Communiqué de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires) du Doubs, suite à l’interpellation violente et la mise en garde à vue de 19 étudiant.e.s qui ont envahi pacifiquement le conseil d’administration de l’Université de Franche-Comté, pour s’opposer à la sélection en master :

Ce mardi 14 Février, le syndicat AMEB Solidaires Etudiant-e-s appelait à une occupation pacifique du Conseil d’Administration de l’Université pour surseoir à la décision d’appliquer la sélection en master.

Vers 14h30, un groupe d’une vingtaine d’étudiant-e-s s’est faufilé dans le bâtiment de la Maison de l’Université Rue Goudimel et a réussi à pénétrer dans la salle du conseil, auparavant verrouillée par l’un des DGS adjoints.

Il n’y a eu aucune violence, tout s’est déroulé dans le calme. Jusqu’à l’intervention de la police, l’atmosphère était bon enfant, les étudiant-e-s avaient confectionné des masques en papier à l’effigie du président de l’Université.

Au lieu de négocier et d’engager le dialogue, la présidence a choisi la force en faisant appel à l’intervention des forces de police. Les étudiant-e-s ont été violemment empoigné-e-s, frappé-e-s, écrasé-e-s, plaqué-e-s au sol puis menotté-e-s les mains dans le dos par une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute. Toutes les dégradations sont le fait des forces de l’ordre.

Il est évident que l’équipe de direction de l’Université perd ses nerfs, qu’elle ne sait pas gérer les moments de crise, qu’elle ne connaît pas le dialogue ni la concertation et s’assoit sur les règles démocratiques. La décision de convoquer un conseil de discipline est un abus d’autorité.

A l’heure actuelle, les 19 étudiant-e-s arrêté-e-s sont toujours en garde à vue. Militer pacifiquement pour une université publique, de qualité et ouverte à toutes et tous serait-il devenu un crime ?

Nous dénonçons ces agissements et condamnons la criminalisation de l’action syndicale et revendicative.

Nous exigeons la libération immédiate de tou-te-s les étudiant-e-s et exigeons l’arrêt des poursuites à leur encontre.

Besançon, le 15 février 2017

#Besançon : solidarité avec le squat Denfer

Depuis le 17 décembre, un lieu qui avait été laissé à l’abandon depuis plus de 7 ans a été mis à disposition de familles dans le besoin, françaises ou non. Il est tout de même principalement occupé par des demandeurs d’asile, que la préfecture a normalement l’obligation de loger. Mais au 115 (numéro d’urgence sociale) qui est appelé tous les jours, on leur répond que le dispositif est saturé. Nous avons appris par des sources internes, que des consignes ont été donnée au 115 par la préfecture, pour refuser les demandeurs d’asile.

C’est pourquoi elles/ils ont été accueilli-e dans ce logement de 150 m² situé 6 av. Denfert, afin qu’ils/elles puissent vivre décemment en attendant une vraie solution. Une vingtaine de personnes (enfants compris) ont déjà bénéficies du dispositif mis en place par le collectif de squatteu-ses-rs, certain-e-s ont enfin été relogés, d’autres restent encore sur le carreau.

Dans ce lieu, des cours de langues sont donnés, certain-e-s d’entre nous se sont même mis à apprendre l’albanais, les cultures se partagent… Tous les dimanche après-midi une « free-zone »(zone de gratuité) très fournie est ouverte, chacun-e peut venir prendre ce dont il/elle à besoin et donner ce dont elle/il a besoin en vêtements, chaussures…

Mais plus encore, ces personnes ont besoin de votre soutien, une procédure devant le tribunal ayant été enclenché par les propriétaires, qui se réveillent après 7 ans !

Rendez-vous mardi 14 février à 9h devant le tribunal – rue Mégevand

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