Rassemblement en solidarité d’un camarade ce mercredi 13 décembre

Ce mercredi 13 décembre à 16h, un camarade de la CNT 25 passe en conseil de discipline à la fac. Ceci en rapport indirect avec les événements du 14 février. En effet, notre camarade a été visé par une plainte au CHSCT de l’Université, par une employée de ménage. Elle s’est depuis rétractée et nous avons appris par ailleurs que le doyen, monsieur Mariage avait presque tenu le stylo pour elle. Depuis, l’Université n’a pas eu de cesse de s’acharner sur le camarade, l’accusant de tous les maux. (affiches, tags, autocollants…) qui peuvent avoir été apposés par n’importe qui, mais les dirigeants de l’Université ont décidé que c’était lui ! Sans aucune preuve !

Moi, membre des 19 de la St-Valentin, affirme haut et fort mon soutien au camarade. J’appelle à un rassemblement lors de son « procès », demain, mercredi 13 décembre à 16h,  devant les locaux de la Présidence, place de la Révolution.

 

Venez nombreu.x.ses ! Faîtes tourner !

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Burkina Faso : Forte mobilisation des étudiant.e.s à l’occasion de la venue de Macron

Des pneus ont été enflammés par des étudiants à l’approche du convoi de la délégation française.

Un autre son de cloche quand à la visite d’Emmanuel Macron à l’université de Ouagadougou. Beaucoup d’étudiant.e.s se sont vu.e.s refuser l’accès au campus par un très important dispositif policier, ce qui a entraîné des heurts, certain.e.s d’entre elles/eux voulaient poser des questions légitimes au Président français et dénonçaient la mobilisation de tout le système éducatif pour sa visite. Lire la suite

Communiqué des 19 militant-e-s bisontin-e-s contre la « LOI MASTER »

Nous, militant.e.s bisontin.e.s engagé.e.s contre la libéralisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, arrêté.e.s et mis.e.s en garde à vue le 14/02/2017 suite au blocage du Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté, souhaitons clarifier le sens de notre action et exprimer nos volontés pour la suite.
 
De situations sociales et de cultures politiques diverses, nous avons cependant fait le constat commun que la mise en application de la « Loi Master » en vue de la rentrée prochaine ne bénéficiait d’aucune information ni concertation auprès des différent.e.s membres de la communauté universitaire. Cette Loi Master, qui renforce la sélection à l’entrée en M1 et promeut l’exclusion sociale des étudiant.e.s, change fondamentalement l’accès aux formations universitaires pour le plus grand nombre. En effet, la sélection existe déjà pour le 2ème cycle : elle a lieu en dernière année de licence lorsqu’il s’agit d’obtenir son diplôme. Face à cette contradiction, nous estimons qu’un large débat public doit avoir lieu dans toutes les composantes avant toute mise en œuvre éventuelle (rappelons qu’elle n’est pas obligatoire). Or, le président de l’UFC Jacques Bahi a préféré réunir le CA de l’UFC dans la précipitation et – une fois de plus – décider de tout sans prendre en compte l’avis des personnes concernées.
 
Aux vues des mobilisations de novembre et de décembre (contre l’austérité qui frappe nos facultés) durant lesquelles Jacques Bahi n’avait pas hésité à empêcher l’accès au Conseil d’Administration, nous avons estimé qu’il était nécessaire d’imposer notre présence. C’est parce que Jacques Bahi ne tient compte ni des volontés d’une partie du CA (les syndicats principalement) ni de celles des usager.e.s (nous étions plus de 500 en Assemblée Générale en novembre) que nous avons fait le choix de ce blocage. Ainsi, plus qu’une remise en cause de la mise en application de la Loi Master, notre blocage consistait également à dénoncer le déni de démocratie que permettent les institutions universitaires, et dont la présidence de Jacques Bahi n’est qu’une illustration parmi d’autres. Qu’il s’agisse de la mutualisation des filières et des laboratoires au sein de la Communauté d’Universités et d’Établissements Bourgogne-Franche-Comté, des restrictions budgétaires, des gels de postes, des non-titularisations ou de la mauvaise qualité de nos cadres d’études, c’est chaque fois le même refrain avec Bahi et son équipe : « C’est nécessaire, vous n’y comprenez rien, vous êtes manipulé.e.s ». Cela ne peut plus durer.
 
La police n’est pas censée pénétrer dans les universités, un arrêté d’intervention avait été déposé la veille par la présidence. De là à penser que Jacques Bahi avait prémédité notre arrestation, il y a de quoi se poser la question. Notre présence n’avait rien de délictueuse, il est donc parfaitement intolérable que nous ayons été arrêté.e.s et gardé.e.s à vue, et que le personnel de la Maison de l’Université ait eu à subir les lubies autoritaristes de la présidence. De plus, nous avons été violenté.e.s par les forces de l’ordre durant notre interpellation malgré la nature pacifique de notre action, plusieurs d’entre nous ayant été gravement blessé.e.s. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que quelques membres du CA nous accusent de séquestration alors que nous n’avons jamais empêché qui que ce soit de sortir, plusieurs administrateurs et administratrices pouvant en témoigner. Nous voulions parler directement avec Jacques Bahi mais n’étant pas présent dans la salle du Conseil, il n’a jamais daigné venir nous rencontrer. Nous avons demandé à la vice-présidente Macha Woronoff-Lemsi de lever la séance mais elle s’y est refusée, c’est donc elle qui a retenu le CA et certainement pas nous.
 

Dans ce contexte, voici nos volontés pour la suite de la mobilisation :

–    Retrait de toutes les plaintes déposées à notre encontre auprès des services de justice ;
–    Aucune sanction disciplinaire pour les étudiant.e.s concerné.e.s ;
–    Diffusion d’excuses publiques et d’un démenti au sujet de la séquestration sur toutes les listes-mails de l’UBFC ;
–    Organisation de débats publics sur la mise en application de la Loi Master par toutes les facultés de l’UBFC ;
–    Assemblées générales dans chaque composante avant chaque conseil d’administration et chaque conseil de gestion pour débattre collectivement des points mis à leurs ordres du jour ;
–    Manifestations contre tous les Conseils d’Administration à venir jusqu’à ce que Jacques Bahi soit révoqué de ses fonctions.
 
Espérant pouvoir compter sur quiconque est opposé à la libéralisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est sur la base de ces volontés que nous appelons à être soutenu.e.s. Pour un savoir libre, accessible et non-marchand.
 
Les 19 militant.es auteur.es du blocage du CA de l’UFC le 14/02/2017

#Besançon : Un étudiant en grève de la faim pour dénoncer les conditions d’études

MP, étudiant en sociologie est en grève de la faim depuis ce mercredi 8 février pour dénoncer les conditions d’études à la fac des lettres et des sciences humaines de Besançon. « on ne se plaint pas… On crie au scandale » peut on lire sur la page facebook crée pour l’événement.

16649529_257767587993010_8334527639011824440_nMP et le collectif autour de lui pointe du doigt la détérioration de l’université publique au fil des ans  » les facs de sciences humaines, jugées peu rentables et en désaccord avec les besoins du marché du travail sont encore plus touchées par cette détérioration du service public « , souligne le communiqué. Il dénonce également la grande vétusté des locaux :  » A la Fac de lettres de Besançon, les amphis sont délabrés, il n’y a pas de chauffage, les toilettes sont inutilisables, il manque des ordinateurs et des lieux de travail pour que tous les étudiant-es soient satisfait-es (…).

La suppression de filière et d’heures de cours, le gel des postes, le manque de moyen pour les études  » et la liste est encore bien longue « .

Les étudiant-e-s ont l’impression que personne ne les écoutent, que personne ne réagit, d’où l’exaspération qui a conduit MP à se mettre en grève de la faim. Il s’est rendu ce midi à la Maison de l’université avec des pancartes sur lesquels on pouvait lire  » Nous n’étudions plus, nous survivons, l’université est morte  » ; le personnel s’est montré très condescendant sur l’action de MP, beaucoup étaient indifférents. Il a également essayé de rencontrer Mr Mariage, doyen de la fac des lettres , en vain. Il a donc envoyé un mail à celui-ci ainsi qu’à Mr Bahi, président de l’université, pour les informer de sa grève de la faim ainsi que pour leur présenter ses revendications.

MP et son collectif exigent :

  • Un entretien avec le doyen, Mr Mariage, ainsi que les autres représentants de l’UFC et du rectorat de l’académie
  • Des moyens financiers à la hauteur des besoins des étudiant-e-s pour la qualité et la diversité de leurs formations = des moyens pour les locaux, un accroissement du nombre de poste d’ordinateurs et de salles de travail, une remise en fonctionnement de tous les sanitaires et du système de chauffage, une remise aux normes des locaux, notamment pour l’accueil des personnes à mobilités réduites et le recrutement de personnels de maintenance en CDI
  • Le financement à hauteur des besoins de toutes les heures de cours (62.000 heures en 2017)

Je tiens à affirmer mon plus grand soutien à l’action de MP, je regrette cependant que des étudiants soient réduits à ce genre d’action pour pouvoir interpeller le public. Bon courage à toi amigo.

La lutte continue !

#Besançon : Pas de chauffage dans un bâtiment de la fac – On prie les étudiants de « garder leurs manteaux » !

C’est connu depuis plusieurs années dans le milieu étudiant bisontin, le bâtiment Arsenal de la faculté des Lettres de Besançon, situé en face de l’ancien hôpital St-Jacques, est vétuste et non chauffé d’après plusieurs étudiant-e-s que j’ai interrogé.

Avant ça faisait rire et encore, mais aujourd’hui, avec le froid qui sévit, l’heure n’est plus du tout à la rigolade ; étudiant-e-s et professeurs sont révolté-e-s par ces conditions indignes. Ils en sont réduit à lancer une pétition à l’adresse du doyen, Mr Mariage et au président de l’UFC (Université de Franche-Comté) Jacques Bahi, pour réclamer une chose aussi basique que du chauffage !

 Alors certes ils construisent un nouvel amphithéatre et rénovent actuellement l’un des bâtiments, mais dire aux étudiant-e-s et aux professeurs qu’ils n’ont qu’à « mettre un blouson », c’est inadmissible. D’autant plus qu’ils/elles sont déjà en blouson, écharpe, bonnet… Rien n’y fait, la température avoisine les 3 degrés à l’intérieur. Comment se concentrer, prendre des notes, dans ces conditions ? Comment pour les professeurs être efficaces et disponibles pour leurs élèves quand la seule chose qui obsède tout le monde c’est « j’ai froid » ? Plusieurs cours ont été annulés récemment.

De plus, la canalisation d’un w-c, d’après une prof, aurait cédé il y a quelques années, provoquant un dégât des eaux au dessus d’un amphi. Rien n’est fait pour l’instant pour restaurer ou entretenir ces bâtiments en mauvais état.

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